3 September 2010

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (6 votes, average: 4,83 out of 5)
Loading ... Loading ...
2 400 views

Les joueurs du TFC sont-ils dopés ?

equipe-toulouse Habituel anonyme des obscures sessions du samedi après-midi, le Toulouse Football Club a pour une fois reçu les honneurs d’une diffusion de son match face au PSG le dimanche à une heure de grande audience. Il est probable que de nombreux amateurs de foot ont à cette occasion pu voir évoluer cette équipe pour la première fois. Et la démonstration fut à ce point éclatante qu’il serait aujourd’hui insensé de ne pas placer le TFC parmi les favoris pour le titre de champion de France.


seringue-dopageComment une équipe qui luttait il y a tout juste un an pour se maintenir parmi l’élite peut-elle à ce point avoir progressé et voler d’exploits en exploits pour parader parmi les meilleurs ? Comme pour chaque performance sportive inattendue, il paraît pertinent de soulever l’éventualité d’un coup de pouce pharmaceutique.


andre-pierre-gignac Entre le dynamisme de ses deux stars (Carasso, Gignac), et ce, malgré une évidente surcharge pondérale, l’activité insolente de joueurs qui semblaient il y a peu condamnés à la pénombre d’une carrière sans éclat (Capoue, Sissoko, M’Bengué, Congré), et une fin de match étonnante durant laquelle les joueurs de la Garonne courraient plus vite encore qu’à la première minute tandis que leurs adversaires semblaient lessivés, nous avons là les éléments d’un faisceau d’indices créant la suspicion.

Et si l’auteur de ces lignes convient du caractère calomnieux de ces propos, sachez qu’il s’en amuse et pense qu’il ne sera pas le seul. Et si tout n’était pas si rose à Toulouse ?

Matthieu

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (10 votes, average: 4,70 out of 5)
Loading ... Loading ...
1 918 views

Vive le salon de l’agriculture !

Une grande partie des parisiens – dont je fais partie – est en fait provinciale, voire rurale, arrivée à la capitale pour chercher du travail, ou dans les valises des parents. En gros, tous ceux nés après 44 sont concernés.

Nostalgie…

cochons-salon-agriculture Alors la campagne, on connaît un peu mais génération après génération, ça se perd. Beaucoup parmi les adultes que nous sommes ont connu l’odeur du fumier, de la bouse de vache, le lapin scalpé, la peau de la poule brûlée à la flamme… Mais nos enfants ? C’est une toute autre affaire…Alors quand s’annonce le salon international de l’agriculture, l’émotion nous saisit : nous allons pouvoir raccrocher les wagons de l’histoire collective, montrer à nos enfants les racines de leurs familles, la France des campagnes, des 19eme et 20eme siècles. (petite larme de nostalgie à l’œil…)

Rappel des chiffres

affiche-salon-agriculture Le salon de l’agriculture c’est énorme ,  « la plus grande ferme du monde » : plus de 600 000 visiteurs attendus, plus de 18 000 produits alimentaires, plus de 4 500 animaux vivants dont 120 races, 650 bovins, 550 ovins…vont joyeusement se retrouver Porte de Versailles pour exposer sous le thème du salon retenu cette année : le développement durable.

.

Sustainable development

pesticides Dans l’inconscient collectif, deux « visions » des agriculteurs/éleveurs s’opposent : ceux pour qui ce sont de gros déguelasses seulement intéressés par la productivité et qui, de fait, polluent allègrement nos terroirs et nappes phréatiques d’engrais et nourissent nos bêtes aux hormones et autres produits peu fréquentables…

Pour d’autres, c’est l’inverse : c’est grâce à la présence des agriculteurs dans les territoires ruraux que le paysage Français, que les terroirs demeurent riches et variés, que la biodiversité est protégée…

C’est aussi un secteur en perte de vitesse et d’attractivité :deux raisons : la mauvaise image, doù l’importance de ce salon pour la filière et la mauvaise santé économique. Sur ce dernier point, deux remarques : 1- le système est mal foutu (PAC, subventions…), on y comprend rien. Politique de gribouilles technocrates que eux-seuls comprennent, c’est probablement volontaire… 2- le secteur alimentaire est un enjeu stratégique mondial. Quand on voit la démographie mondiale et les questions sanitaires, on se dit que cette filière aurait besoin de quelques champions nationaux ou au moins, d’une meilleure structuration nationale et régionale non ?

Et les politiques là dedans ?

chirac-salon-agriculture Tous vantent l’agriculture, Chirac bien sûr et aujourd’hui Sarkozy pour qui l’alimentaire est aussi important que l’eau ou l’énergie. Même son de cloche à gauche, moins bruyant toutefois, car c’est moins leur électorat….

Et puis, à côté de ces aspects sérieux et politiques, on a le quotidien du salon de l’agriculture, ce qu’on aime tous : les bêtes, la bouffe, les spécialités locales, la bière, le vin, le saucisson, les fromages…

aubry-biere-salon-agriculture Tous nos représentants politiques nationaux et locaux se doivent d’y passer sécher deux trois verres et se taper trois quatre spécialités de leur circonscription d’élection.Ainsi Martine Aubry n’a pas hésité à lever allègrement le coude pour siffler quelques bières ! Eh oui, quelques années dans le Nord ça vous change ! Parfois, ils mettent du gras sur la cravate, ils piquent souvent une petite suée mais au final, en ressortent ragaillardis, les pommettes rouges et l’haleine chargée.

Bref, c’est vachement bien le salon de l’agriculture, un condensé de la France qu’on aime visiter en vacances ou en week-end. Même si le salon de l’agriculture ça reste avant tout un salon de dimension mondiale avec sa foule, son air climatisé, son côté usine, on réalise que quand même, avec tout ça, on a de la chance de vivre en France…

Au fait, les informations pratiques

Dates : du 21 février au 1er mars

Tarifs : 12€ par adulte (6€ pour les enfants)

Ouvert de 9h à 19h, nocturne le 2è février (jusqu’)à 23h)

Il y a un site internet qui dit tout très bien…

François

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (5 votes, average: 4,60 out of 5)
Loading ... Loading ...
556 views

Changement climatique : au boulot !

Lutter contre le changement climatique oui, mais comment ?

Faut-il faire la révolution, ou juste essayer d’adopter des comportements plus respectueux de l’environnement ? Il  y a quelques jours, nous avions eu ce débat sur ce blog. Entre les partisans de la décroissance et les tenants de la croissance verte, le débat s’était un peu enlisé, faute de données objectives pour dépasser les réflexions théoriques ou générales (voire idéologiques !).

Voici donc quelques données chiffrées pour concrétiser le problème.

La France a rejeté, en 2004, 563 millions de tonnes équivalent CO2 (hors émissions « naturelles », liées aux forêts ou aux végétaux). En signant les accords de Kyoto, elle s’est engagée à diviser par 4 le niveau d’émissions de CO2 de 1990 (qui correspond à peu de choses près à celui de 2004), afin de contribuer à limiter la hausse des températures à 1°C lors du siècle prochain.

Qui, en France, produit ce CO2 ? Les transports (26%), l’agriculture (21%), l’industrie (18%), le logement (13%), la transformation d’énergie (13%), le tertiaire (7%), plus quelques bricoles.

Voici quelques exemples de comportements individuels qui, sur une année, pourraient contribuer à baisser les émissions :

  • réduction, par l’ensemble des ménages français, de 10% de la distance parcourue dans l’année (économie : 8,8 millions de tonnes équivalent CO2… soit 1,6% des 563 millions)
  • baisse de 2°C de la température intérieure des logements en hiver (1,4% d’économie)
  • arrêt de l’usage de la climatisation dans les 11,2 millions de voitures équipées (0,2%)
  • amélioration de l’isolation de 3% du parc de logements anciens chauffé au gaz ou au fioul (0,4%)
  • achat d’une voiture neuve qui émet 120g de CO2 par km (si l’ensemble des véhicules vendus par an respectent cette limite) (0,2%)

On peut continuer la liste longtemps comme ça. Il apparaît évident que chaque comportement individuel peut contribuer à faire baisser la facture, et donc contribuer à l’effort collectif. On constate également que l’addition de ces efforts (certains conséquents, et coûteux, comme la rénovation de logements) est loin de permettre l’atteinte de l’objectif, c’est-à-dire la division par 4 de nos émissions.

C’est donc bien d’une réflexion urgente et approfondie sur le fonctionnement de notre société dont nous avons besoin. Car, pour relever le défi du changement climatique, il ne suffira pas de faire confiance au progrès technologique et de mettre les déchets dans la bonne poubelle. Il faudra agir de manière forte et ambitieuse sur tous les leviers à la fois : progrès technologique et comportements individuels certes, mais également modes de vie : réduction des gaspillages, organisation de l’espace pour limiter les déplacements individuels, nouvelle politique énergétique, réorientation de l’appareil économique…

La croissance verte, ce concept mou et fumeux, ne suffira donc pas ! Qu’on se le dise !

Frédéric

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (8 votes, average: 4,63 out of 5)
Loading ... Loading ...
979 views

Crise de l’immobilier : vers une « France de propriétaires » ?

Les chiffres sont là : en quelques mois, nous sommes passés d’une prévision de hausse moins forte des prix de l’immobilier, géographiquement localisée et centrée sur le neuf, à une « chute de la pierre » (Libération) généralisée et touchant toute la gamme des produits proposés à la vente.

Certains signes ne trompent pas. Alors que la province commençait à connaître certains événements annonciateurs depuis plusieurs mois, Paris et l’Île-de-France semblaient encore épargnées. Aujourd’hui, la vente de logements amorce une baisse sensible dans la région, accompagnée d’une légère diminution des prix (à l’exception notable de Paris, ce qui ne devrait pas durer puisqu’à l’occasion de la crise immobilière des années 90, les prix de la pierre avaient chuté de 40% dans la capitale…).

Aujourd’hui, le constat est sans appel : une demande atone, des stocks qui augmentent, des délais de mise en vente qui s’allongent, des agences immobilières qui ferment, des promoteurs qui bradent… Le nombre de mises en chantier diminue, on compte moins de dépôts de permis de construire et la croissance économique, largement tirée par le secteur du BTP, pourrait bien en pâtir si ces phénomènes venaient à s’accentuer.

Et pourtant, ne s’agit-il pas là d’une « aubaine » pour le gouvernement ? Après tout, le candidat Sarkozy avait fait du slogan « une France de propriétaires » l’une de ses principales promesses de campagne. Si la crise perdure, on devrait assister à une baisse généralisée des prix, l’accession à la propriéte devenant de fait beaucoup plus envisageable… La « main invisible » n’aurait pas fait mieux : l’auto-régulation par le Marché !

On peut toutefois avoir une vision moins optimiste des choses, en soulignant par exemple la combinaison de la crise financière mondiale et des ratés du pouvoir d’achat.
D’un côté, les conditions de crédit se durcissent, moyennant quoi les banques accordent moins de prêts, à des conditions plus exigentes, et donc à une clientèle pour l’essentiel triée sur le volet. Et la tendance n’est pas encourageante : l’indice EURIBOR – taux de l’argent pratiqué entre les banques de la zone Euro – augmente, tout comme l’OAT 10 ans – qui sert de référence pour les prêts à taux fixe.
Parallèlement, le pouvoir d’achat des Français est en berne (c’est malheureusement devenu un lieu commun : mieux vaut donc en rire qu’en pleurer…), si bien que pour une même mensualité de 1 000 Euros sur 25 ans, un ménage ne peut plus emprunter que 176 000 Euros alors que c’était 210 000 il y a 3 ans…

Concrètement, que nous propose le gouvernement face à cela ?

David