En cette période pré-électorale, les candidats font étalage de leurs programmes présidentiels, et des promesses d’un avenir plaisant et rassurant.
Analyser le détail des programmes aide à choisir son candidat, mais comment s’assurer que les promesses seront honorées ? Est-on certain que les candidats sont sincères ?
La teneur des débats laisse de temps en temps interrogatif.
L’écologie est donc devenue à la mode… Le film d’Al Gore a appris à nos parlementaires que, depuis la révolution industrielle, les activités humaines avaient un impact grandissant sur le climat. Mieux, les 5 propositions (plutôt banales) de Nicolas Hulot sur l’environnement ont carrément fait l’effet d’un pavé dans la fourmilière… Sarkozy, Royal, Fabius lui ont aussitôt proposé le poste de premier ministre. Et, depuis, chaque candidat se croit obligé de débiter, l’air pénétré, des évidences convenues sur l’urgence écologique.
Les pauvres existent ! Premier ministre il y a 20 ans, ministre de l’économie tendance « libéral » il y a 10 ans, le nouveau Fabius nous a abreuvés de tirades émues sur l’ouvrier-qui-doit-se-lever-tôt-le-matin. Dimanche dernier sur le plateau de Ripostes, Moati écoutait, l’air absent, Bayrou rabâcher la description cent fois entendue du modeste-employé-qui-a-du-mal-à-finir-le-mois. Soupir résigné du téléspectateur.
On ne va évidemment pas reprocher aux candidats de parler des sujets qui préoccupent les citoyens.
Mais à qui va-t-on faire croire que les questions écologiques n’existaient pas il y a dix ans, ou que la précarisation d’une partie de la population est un fait nouveau ?
On aimerait un peu de sincérité. Que Bayrou reconnaisse qu’il ne parlait pas hier d’écologie parce que le thème n’apparaissait pas dans les sondages. Que l’ex-candidat Fabius nous explique ses revirements idéologiques, et sa soudaine préoccupation pour les plus modestes. Qu’on arrête de décrédibiliser la politique en épousant de cette manière la vague médiatique, tout en pariant sur le manque de mémoire de l’électeur.
Fred



218 771 militants socialistes appelés à trancher entre trois candidats. A l’issue du premier tour, Ségolène Royal semble avoir directement gagné l’investiture socialiste avec une majorité absolue proche de 60% et représentera donc le PS aux élections présidentielles. Les thèmes de la démocratie participative, des jurys citoyens et de l’Europe par la preuve semblent donc avoir fait leurs… preuves !

C’est clair, ils n’aiment pas l’Europe. Ils ont tous appelé à voter « non » au referendum, et pas au nom d’une Europe plus sociale, mais parce qu’ils regrettent le XIXème siècle et ses Etat-nations puissants.
Ils ont pour points communs leur peu d’enthousiasme pour l’Europe. Leur vision de l’Europe est une projection de leur programme présidentiel… l’Europe est pour eux une « Grande France » qui ne vaut que parce qu’elle est utile.
Leur engagement européen est connu depuis longtemps… mais franchement on est pour l’instant déçu par la faiblesse des ambitions affichées. Alors, mal de crâne post-référendaire ou angoisse des frontières ?
Au cours du
Nous avons donc deux candidats avec des vues très opposées de l’Europe et une candidate, Ségolène Royal, qui brasse de l’air sur l’Europe, se limitant à des banalités (« l’Europe par la preuve », « « si les valeurs de l’Europe sont partagées alors le monde ira mieux »…) et persistant dans sa démarche de démocratie participative et s’en remettant systématiquement au « peuple« . Pour avoir une réponse, il faut donc se rendre sur désir d’avenir et faire en sorte d’influencer le « programme participatif » de la candidate du Poitou-Charentes.
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