Les militants ont voté !
218 771 militants socialistes appelés à trancher entre trois candidats. A l’issue du premier tour, Ségolène Royal semble avoir directement gagné l’investiture socialiste avec une majorité absolue proche de 60% et représentera donc le PS aux élections présidentielles. Les thèmes de la démocratie participative, des jurys citoyens et de l’Europe par la preuve semblent donc avoir fait leurs… preuves !
Derière, DSK et Fabius sont loin, très loin, avec des scores finalement proches de respectivement 20 et 18%.


Quels enseignements ?
Les militants PS ressemblent aux sympathisants puisque les résultats correspondent à aux estimations des sondages qui avaient pronostiqué depuis longtemps une victoire de la candidate socialiste dès le premier tour.
Aussi, Ségolène Royal a pris pas mal de libertés avec le projet socialiste, qu’elle va devoir maintenant gérer avec le parti…
Mais l’enseignement principal c’est que le débat s’est globalement cristallisé sur des points très spécifiques (encadrement des jeunes délinquants, jury populaires, 35 heures des profs…).
Pour quoi vote alors un militant socialiste ? La personnalité, la stature présidentiable, le potentiel pour battre la droite, la capacité à réunir la gauche ?
Ségolène Royal aura-t-elle la légitimité suffisante pour adapter le projet socialiste à ses idées, à son programme ?
Le mystère de ce scrutin et de ses conséquences reste donc entier.
François


C’est clair, ils n’aiment pas l’Europe. Ils ont tous appelé à voter « non » au referendum, et pas au nom d’une Europe plus sociale, mais parce qu’ils regrettent le XIXème siècle et ses Etat-nations puissants.
Ils ont pour points communs leur peu d’enthousiasme pour l’Europe. Leur vision de l’Europe est une projection de leur programme présidentiel… l’Europe est pour eux une « Grande France » qui ne vaut que parce qu’elle est utile.
Leur engagement européen est connu depuis longtemps… mais franchement on est pour l’instant déçu par la faiblesse des ambitions affichées. Alors, mal de crâne post-référendaire ou angoisse des frontières ?
Au cours du
Nous avons donc deux candidats avec des vues très opposées de l’Europe et une candidate, Ségolène Royal, qui brasse de l’air sur l’Europe, se limitant à des banalités (« l’Europe par la preuve », « « si les valeurs de l’Europe sont partagées alors le monde ira mieux »…) et persistant dans sa démarche de démocratie participative et s’en remettant systématiquement au « peuple« . Pour avoir une réponse, il faut donc se rendre sur désir d’avenir et faire en sorte d’influencer le « programme participatif » de la candidate du Poitou-Charentes.
Le 7 novembre sur La Chaîne Parlementaire, le dernier
Interrogé le premier,
Enfin pour
Commentaires récents