Après l’interlude remarqué de Nicolas Hulot il y a quelques mois, plus personne ou presque ne parle de développement durable dans la campagne présidentielle. Les enjeux n’ont pourtant pas disparu : changement climatique, épuisement des énergies fossiles, gaspillage des ressources, pollutions, inégalités Nord – Sud…
L’association « Alliance pour la Planète » a passé au crible les programmes des candidats pour évaluer leur niveau de prise en compte de ces enjeux essentiels pour la planète.
Les résultats sont intéressants, ils font en tout cas apparaître des différences essentielles entre les candidats.
Sur les deux premières marches du podium, on retrouve sans surprise les deux partis « écolos » : les Verts et Cap 21, chacun avec une note de 16,5/20. Ainsi, les Verts proposent un vaste plan d’isolation des logements, un objectif de 50% d’énergies renouvelables en 2030, une priorité absolue aux transports collectifs en ville, une protection renforcée des espaces naturels, l’instauration d’une fiscalité écologique contraignante, une forte hausse de l’aide au développement… En bref, des mesures fortes pour un changement significatif de fonctionnement de notre société.
Le PS accroche la troisième marche du podium avec un honorable 13/20. Ségolène Royal se montre ambitieuse sur l’isolation des logements, le recyclage, la fiscalité écologique. En revanche, elle parle moins de protection des espaces et d’aide au développement ; et elle soutient à la fois les transports collectifs et le développement des autoroutes. Une nette inflexion du discours traditionnel du PS, mais encore des progrès à faire.
Pour des raisons différentes, l’UDF, l’UMP et le PCF récoltent des notations plus médiocres (9/20). Quelques mesures écologiques, mais on sent que la volonté n’est pas encore de réformer en profondeur la société pour répondre aux défis du développement durable. Les priorités sont ailleurs.
La LCR récolte 8/20 pour avoir proposé quelques mesures très générales sur « une nouvelle logique de développement » ; enfin le FN et FO un pitoyable 5/20 pour totalement ignorer le sujet.
Ces notations montrent bien que l’écologie n’est pas uniquement question de communication et d’affichage, mais aussi et surtout de choix politiques. Là-dessus, le clivage droite – gauche a encore incontestablement une signification.
Plus globalement, il convient cependant de s’interroger sur la réalité de ces différents engagements. Un programme politique est constitué de propositions, mais aussi de priorités. Et le fait que le thème du développement durable ait quasiment disparu des débats politiques est de mauvaise augure par rapport à la manière dont seront hiérarchisées les priorités du futur gouvernement.
Fred


(35 votes, average: 3,40 out of 5)




Chez Cap21 de Corinne Lepage,
Quel serait l’impact de ces mesures sur la fiscalité ?
Commençons par Antoine Waechter, le moins médiatisé des 3 candidats écolos.
Le cas de Corinne Lepage est plus difficile à cerner. Il est évident que Corinne Lepage ne limite pas son discours aux questions écologiques. Elle propose un discours offensif sur la fiscalité, la démocratie, la sécurité, la justice… mais pas l’Europe. Il faut bien avouer qu’entre
Les Verts de Dominique Voynet, enfin.
Commentaires récents