Alain Mourguy est candidat à l’élection présidentielle. Il est pour l’heure président de l’UDG, l’Union Droite Gauche, « l’union du bon sens ». Le credo de l’UDG, c’est que le clivage droite / gauche n’est plus d’actualité, il faut donc un gouvernement d’union nationale. Par ailleurs, le bon sens doit revenir au pouvoir.
Le programme économique de Mourguy est pour tout dire assez curieux. Il préconise « d’adjoindre au capitalisme une pointe de libéralisme » et « d’adjoindre beaucoup plus de valeurs sociales » à ce système.
Il est assez difficile de trouver un fil conducteur à ce programme.
Mourguy se dit résolument contre les 35 heures (« erreur historique pour notre pays »), tout en indiquant que les gains de productivité nous permettront bientôt de ramener les emplois publics à « 28 ou 30 heures » par semaine.
Il propose de réduire les dépenses de l’Etat (lutte contre le gaspillage, suppression des Conseils Généraux, TVA à 25%), mais propose par ailleurs d’augmenter de 3 millions le nombre de fonctionnaires pour supprimer le chômage et mieux répondre aux besoins des secteurs sanitaire et social., éducatif, culturel.
Quelques lignes plus loin, on découvre qu’il faudrait en fait ramener la TVA à un niveau raisonnable.
Enfin on lit, au chapitre du tourisme, qu’il faudra se préoccuper de l’accueil touristique des Chinois (car la Chine sera la première destination touristique dans 10 ans).
Noyées dans un fatras de références au bon sens, aux gaspillages et à l’intérêt général confisqué, ces propositions semblent avoir été griffonnées sur un coin de table. Maintenant, Mourguy devrait relire le brouillon, corriger les contradictions et, surtout, donner un peu de cohérence à l’ensemble.
On retiendra cependant deux idées intéressantes :
- La suppression des Conseil Généraux, sujet qui n’a pas encore été abordé par les autres candidats. Elle interpelle sur la réforme du complexe système insitutionnel Français, qui revient très cher, est peu lisible et disperse l’action publique en de multiples niveaux parfois concurrents : commune, intercommunalité, département, région… La réduction drastique du nombre de communes apparaît incontournable (même si Mourguy préconise assez curieusement de renforcer leur pouvoir).
- La redéfinition de la notion de bénévolat. Mourguy dénonce le désengagement de l’Etat d’un certain nombre de ses fonctions régaliennes, au profit de bénévoles. La professionnalisation du secteur de l’économie sociale et solidaire est ici visée, il s’agit en effet d’un important gisement d’emplois. Mourguy aurait également pu citer le secteur de la santé (téléthon, sidaction…) ou de l’aide aux plus pauvres (Restaus du Cœur…), secteurs desquels l’Etat s’est honteusement désengagé.
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Fred

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