19 March 2010

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Résultats du premier tour: commentaires et réactions

Rappel

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 Un taux de participation entre 83,6 et 84,5% pour 44,5 millions d’électeurs.

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Nicolas Sarkozy: 31,11%

Ségolène Royal: 25,83%

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Tous les résultats officiels sont accessibles, déaprtement par département, sur le site du Ministère de l’Intérieur. 

Premiers commentaires

La participation est à un très haut niveau, ce qui minore l’hypothèse d’un déclin du débat démocratique en France et d’un désintérêt pour la chose publique.

Le haut score de Nicolas Sarkozy : il a réussi à fortement fédérer son camp et a siphoné l’électorat de Jean-Marie le Pen. Pour qui vont voter les 11% de français frontistes ?

Le bon résultat de Ségolène Royal qui a réussi sa stratégie du vote utile à gauche, au détriment de tous ses collègues communistes, verts…

Mais déjà hier soir, sur les plateaux de télévision, on a vu des divergences poindre au PS sur la suite à donner à la campagne : continuer à taper sur Sarkozy (Montebourg), s’en tenir au Pacte Présidentiel (Hollande et, dans une moindre mesure, Fabius), s’ouvrir à l’UDF (Kouchner). Bref, pas simple pour la candidate socialiste.

La surprise François Bayrou : probablement déçu de ne pas être au second tour, il a néanmoins réussi sa campagne, plus sur le mode stratégique que sur le mode projet d’ailleurs. Mais déjà deux questions :
 - où vont aller les électeurs de l’UDF ?
- le candidat centriste, qui n’a cessé de remettre en cause le PS et l’UMP, dispose-t-il d’un quelconque influence sur ses électeurs et peut-il décemment leur donner une consigne de vote ?

La débâcle des partis contestataires ou thématiques : à part Olivier Besancenot, tous sont à un étiage très faible, autour de 1-2%.

Mais aussi et surtout, ENFIN, les deux candidats finalistes vont rentrer dans le détail leurs programmes présidentiels respectifs et on attend avec impatience le débat face à face.

François

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Elections présidentielles 2007 : résultats du premier tour

A 20h pétantes,voici les premières estimations.

Candidats qualifiés pour le second tour

 sarkozyNicolas Sarkozy: 29,6 %

segoSégolène Royal: 25,1 %

Autres candidats

lepen Jean-Marie le Pen:  11,5 %

bayrouFrançois Bayrou: 18,7 %

 

voynet Dominique Voynet: 1,7 %

nihousFrédéric Nihous: 1,3 %

besancenotOlivier Besancenot: 4,3 %

buffetMarie-George Buffet: 1,8 %

laguillerArlette Laguiller: 1,6 %

boveJosé Bové: 1,4 %

devilliersPhilippe de Villiers: 2,7 %

schivardiGérard Schivardi: 0,3 %

Attention ! Les résultats ci-dessus sont des premières estimations qui seront corrigées au fur et à mesures du dépouillement des bulletins de vote (soure France 2).

Les seuls résultats officiels  (avec le détail départemental) seront annoncés par le Ministère de l’Intérieur.

Des commentaires à chaud ?

François

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De Villiers / Nihous : qui a copié sur l’autre ?

Voici deux candidats qui se ressemblent étrangement.

La philosophie générale, d’abord : De Villiers et Nihous sont les défenseurs des communescampagnes_p.jpg rurales, qui représentent une culture, une qualité de vie, et une identité bien françaises. Ils s’élèvent contre tout ce qui peut les menacer ou les faire évoluer : la banlieue,  l’immigration, l’Europe, la délinquance, les modes de vie « urbains », le recul des services publics…

Passons en revue quelques thèmes, pour illustrer que nos deux candidats sortent du même moule : ruralité, valeurs traditionnelles et bon sens en action.

L’environnement
Les deux candidats se retrouvent dans une approche teintée de gros bon sens, mais qui occulte complètement les enjeux planétaires (réchauffement climatique, épuisement des énergies fossiles, inégalités Nord Sud). De Villiers n’aborde les questions environnementales que dans un chapitre intitulé « défense de la ruralité », et insiste surtout sur l’enjeu pour l’agriculture de dénihous.jpgvelopper les énergies vertes. Nihous s’élève vigoureusement contre l’écologie « sectaire, dogmatique et idéologique », et préconise une écologie incitative associant les « vrais » acteurs du terrain. En gros, une écologie qui fait la part belle aux intérêts des chasseurs et des pêcheurs. A noter sa proposition de « limiter vigoureusement les délires protectionnistes et écologistes de l’Europe ».

L’Europe
Les deux candidats se retrouvent sur l’essentiel. Refus d’une intégration européenne renforcée, refus de toute Constitution, refus de l’élargissement, défense du principe « un Etat = une voix »… et surtout refus de la Turquie. Les deux candidats sont catégoriques sur le sujet, sans préciser la raison de leur rejet (probablement se font-ils tout simplement l’écho de l’opinion de leurs électeurs). Au-delà du cas de la Turquie, De Villiers veut une Europe gouvernée par des principes « simples et de bon sens » (encore !), c’est-à-dire « dirigée par les peuples et non par les 25 commissaires ». Nihous propose toute une série de mesures visant à réduire les pouvoirs de l’Europe.

L’économie

La priorité des deux candidats est de mettre en place les conditions d’un développement économique qui bénéficie à l’espace rural : maintien des services dans les communes rurales, soutien à l’agriculture, soutien aux PME et TPE, appui aux zones rurales en difficulté. On retrocampagne2007.jpguve également de fortes convergences dans leur volonté de « libérer » le travail en réduisant les charges et en mettant en place une fiscalité attractive. Nihous insiste surtout sur les modalités techniques qui favoriseront l’activité économique (aides aux TPE, promotion des enseignements courts, mise en place de zones à fiscalité allégée…), tandis que De Villiers propose quelques formules-chocs (« libérer le travail, c’est briser les chaînes d’une réglementation asphyxiante »), et annonce des mesures protectionnistes en faveur des entreprises françaises.

Finalement, on pourrait presque fusionner le programme de CPNT dans celui de De Villiers.

Mais est-ce si étonnant que ça ? Deux candidats qui chassent sur les mêmes terres défendent les mêmes intérêts catégoriels, et proposent en conséquence la même vision politique de la France.
Probablement efficace pour récupérer les 500 signatures des maires ruraux. Mais peut-être un peu court pour rassembler plus largement ?

Fred

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Europe : les ruines du referendum

Qu’il s’agisse de fiscalité, de défense, d’immigration, de protection sociale, de programmes industriels, de politique étrangère ou encore d’environnement, l’avenir de la France est étroitement imbriqué dans l’Europe.

Pourtant, qui a entendu parler d’Europe dans la campagne présidentielle ?

Deux chiffres interpellent :
1. Les candidats qui ont voté « oui » au referendum sur la constitution européenne représentent 75% des voix dans les sondages actuels
2. Selon un sondage BVA, seul 1% des sondés a cité l’Europe comme un thème important de la campagne

sgeaue90260207193057.jpgMalgré leur poids électoral actuel, les candidats du « oui » au referendum de 2005 parlent d’Europe du bout des lèvres, avec une extrême prudence, de peur de froisser leur base électorale. Nicolas Sarkozy promet un « mini-traité », Ségolène Royal et François Bayrou annoncent un referendum pour 2009… Aucun d’eux n’a esquissé de vision pour l’Europe : pas un mot ou presque sur l’ambition européenne, ses objectifs à 15 ans, ses frontières.

sgeozq73241106172734photo00.jpgLes candidats du « non » n’ont pas, et c’est le moins que l’on puisse dire, capitalisé sur leur succès de 2005. A la gauche de la gauche, on dénonce le libéralisme européen, à la droite de la droite on réclame une Europe des nations qui seule permettrait à la France de redevenir ce qu’elle fut. Bref, on entend encore les éternels discours de protestation sans proposition concrète, sans véritable idée nouvelle ni aucun désir d’Europe. Sans parler de « plan B », fumisterie depuis longtemps rangée dans le placard.

Bref, en plus d’avoir figé le processus de construction européenne et isolé la France (les pays européens se sont réunis le mois dernier, sans la France, pour évoquer l’avenir de l’Europe), le rejet du referendum n’a même pas permis de faire émerger le moindre débat dans la campagne. Les partis du « non » n’ont traduit leur victoire de 2005 ni en terme de rapport de force politique ni en terme de propositions constructives, et les partis du « oui » n’osent plus aborder le sujet, de peur de se couper davantage de leurs électeurs.
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C’est un signe fort que la démagogie est bien le maître mot de cette campagne électorale. L’Europe, enjeu majeur et lieu de choix politiques fondamentaux, est probablement trop éloignée des préoccupations des « vrais gens » qui s’expriment chaque lundi soir sur TF1.

Fred