3 September 2010

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Hamburgers et doigts gras aux USA

La nourriture américaine, si souvent raillée ici en France, recèle pourtant quelques joyaux, dont l’emblématique hamburger, sur lequel nous souhaitons aujourd’hui vous apporter un petit éclairage tiré d’une expérience estivale.

Le hamburger, un concept unique !

Le hamburger recèle de très nombreux avantages : il est équilibré (pour rappel, voir l’enquête que nous avions menée sur ce sujet), pratique (se mange avec les mains, nous reviendrons d’ailleurs sur ce point fondamental et ambigu), économique, simple à faire et déclinable en autant de variétés que de consommateurs. Malheureusement, le hamburger est fier, avec un gros ego, et n’imagine pas se présenter seul devant le consommateur, il lui faut sa cour et la totalité des enseignes de restauration rapide proposent leurs produits phares (hamburger, tacos, poulet…) dans des menus accompagnés de frites, ronds d’oignons frits, sodas, sauces, glaces… Un cocktail explosif pour vos artères si vous décidez d’explorer la profondeur de gamme de ces restaurants. Et c’est souvent le cas car force est de constater qu’il est difficile de résister à nos bas instincts animaux, dont celui de se vautrer comme des pourceaux dans ce vaste univers de graillon sucré-salé parfaitement calibré, fruit d’années de réflexions pour satisfaire le client roi.

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Vigilance !

Il résulte malheureusement de ce concept alimentaire/culinaire, excellente au demeurant, qu’on termine le repas (mangé toujours trop vite) le plus souvent avec le bide lesté et ballonné, les mains grasses et luisantes et l’haleine pâteuse. Et ce n’est pas tout, prenez garde à d’autres effets « collatéraux »:

– d’abord, la mise en cause de votre sécurité routière. Si vous prenez la route après un tel repas, attention à la glissance de vos mains et nous vous conseillons fortement d’opter pour un volant moumoute (environ 10 dollars chez Wal Mart) qui sécurisera votre conduite ou vous permettra de vous essuyer sur le volant plutôt que sur le pantalon,

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- ensuite, après le repas, soyez prêts à vivre dans une ambiance de « graillon permanent » car l’odeur de cuisine-grill a imprégné de manière durable vos doigts dès que vous les approcherez de votre nez, vous serez saisi par l’odeur. A vrai dire, ce n’est pas fondamentalement désagréable mais à la longue, ça finit par accaparer votre esprit, vous focalisez dessus et pour les plus fragiles, ça peut aller jusqu’à filer la gerbe.

– aussi, votre digestion risque d’être perturbée du fait de la combinaison d’un excès  de graisses, de lipides et de sucres dans le même menu : hamburger (seul aliment fondamentalement sain mais à fort potentiel grailloneux à cause du patty, particulièrement marqué chez Burger King par exemple) + frites (grasses et salées)+ soda (extra sucré) + sauces (ketchup, mayonnaise…) + éventuellement glace. Tout cela va créer dans votre estomac une violente réaction qui se traduira généralement par une laborieuse et interminable digestion accompagnée d’une désagréable impression de trop plein,

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– autre problème de ce type d’alimentation, le risque de tâche sur les vêtements. Mais contrairement à d’autres plats où le risque (connu) existe principalement à table (spaghetti bolognaises, plats en sauce, soupe avec croutons…), avec le hamburger et ses accompagnements c’est plus subtil car le gras a imprégné vos doigts pour vous tâcher après le repas et pas pendant. La vigilance relâchée et un geste malencontreux (lissage de la cravate avant d’entrer en réunion, mains sur les hanches de la chemise, croisement de bras devant un collègue…) et c’est la médaille assurée plus la réputation de gros cochon à table,

- enfin, le hamburger dans son époque. Avec l’évolution de la technologie, force est de constater que les doigts (notamment l’index) ont progressivement pris le pas sur les autres parties du corps comme prolongement naturel du cerveau. Or avoir les doigts gras est désastreux pour l’usage de  smartphones et autres écrans tactiles. Pour peu qu’il y ait un rayon de soleil et l’on y voit plus rien sinon les trainées d’huile OGM laissées par l’index ! Pensez donc à consulter votre Iphone 4 avant de manger chez Ronald.

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Conclusion

Ce modeste billet est un condensé des différents symptômes et impressions constatés suite à la répétition de repas dans des fast foods sur plusieurs jours. Il n’y a évidemment pas de conclusion générique (du genre « manger US ne s’improvise pas ») mais de simples conseils fondés sur l’expérience et qui permettront d’apprécier un menu burger sereinement, à sa juste valeur. Car oui, le burger est et reste un concept magique, une merveilleuse recette, propice à toutes les innovations et audaces culinaires, au plus grand bénéfice de nous tous consommateurs.

François

PS : je profite de ce billet pour militer en faveur du concept de hamburger pré-découpé en quatre avec quatre pics, sur le modèles des sandwichs clubs ou des pizza.

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Quelle société voulons nous demain ?

C’est la crise, certains en profitent pour serrer la vis ==> voir ici

D’autres s’interrogent sur le sens de la société. Quel est ma place dans la société ? Dans quelle société ai-je envie de vivre ? Ces interrogations sont aussi profondes que fondamentales, maintenant que la Coupe du Monde est passée, et que le seul événement en ligne de mire est la présidentielle de 2012… il est temps de dépoussiérer ses idées, d’aiguiser ses arguments et de se mettre en situation de débattre !

Pour vous aider à réfléchir, voici 4 modèles de sociétés idéales ; la vôtre devant normalement se situer quelque part entre l’une d’entre elles :

1- Fric, frime et fast food

Le fondement idéologique : c’est la crise, tout fout le camp, les politiciens s’en mettent plein les poches. Et moi alors ?
Les attributs de la réussite : les poches pleines de fric, la voiture de sport, le double cheese quand j’ai un creux
Les têtes d’affiche : Nicolas Anelka, Nicolas Sarkozy, Christian Clavier

2- Fauchon, foulard de soie et petit personnel domestique

Le fondement idéologique : il faut une élite pour tirer ce pays vers le haut, ramassons les leviers du pouvoir et distribuons quelques piécettes au petit personnel domestique. Le modèle féodal revisité.
Les attributs de la réussite : le domaine familial, les cheveux mi-longs, la chemise polo
Les têtes d’affiche : Liliane Bettencourt, Stéphane Bern, Jean Sarkozy

3- Vélo pliable, I-Phone recyclable et pousses de soja

Le fondement idéologique : la croissance verte fait souffler un vent positif dans mon ascension sociale, le bobo+ s’empare des leviers du pouvoir
Les attributs de la réussite : le vélo pliable à 1 000€, les baskets équitables et recyclables, les légumes bio d’Amérique du Sud
Les têtes d’affiche : Nicolas Hulot, Yann Arthus Bertrand

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4- Décroissance, légumes de saison et caca au fond du jardin

Le fondement idéologique : réussir c’est affirmer et épanouir son être individuel et collectif ; la possession de biens n’est que ruine de l’âme (et de la planète)
Les attributs de la réussite : les choux fleurs du jardin, les vêtements en fibre naturelle, le vieux vélo avec sa carriole
Les têtes d’affiche : José Bové, Jean-Guy Walemme

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D’un mode de transport alternatif qui permet le dép(l)assement de soi

Que le lecteur Parisien, seul utilisateur du Métro m’excuse,  il va s’agir ici d’une autre manière d’être en mouvement. Faire du stop, lever le pouce, attendre un lift. C’est de cela qu’il s’agit.
Accepter de s’en remettre à l’autre, de lui remettre sa confiance.  Pas facile d’accepter l’autre, dans son intimité la plus crue. Sa voiture. En effet, une voiture est le prolongement du Moi. L’Homme, Jacky de par nature, customize sa voiture pour affirmer son identité :

  • le beauf aura son sapin en vanille, pour calmer ses nerfs,
  • le riche paysan mettra de la moumoutte sur le volant, vison naturel chassé sur ses terres,
  • le bobo parisien utilisera son iphone comme GPS, pour se repérer en dehors du périphérique…

Faire du stop : un excellent moyen de rencontre de notre concitoyen. Le RMIste esseulé un peu bourré mais profondément généreux (faisant plus de 25 bornes pour nous déposer au meilleur endroit), le jeune militaire en perm’ de retour d’une mission dans la Forêt Vierge, la jeune trentenaire en mal d’enfants… On parle de politique, on découvre des milieux aux antipodes des siens, on vit la solidarité en action.

Et puis, il y a toujours le moment où on y croit plus, où on a froid, où personne ne passe… et c’est toujours là qu’arrive l’inattendable : Un cortège de Cadillac 1956 des States débarque sur la trois voies et s’arrête tout penaud prendre deux jeunes en sacs à dos… Du bonheur en boîte !

Je vous en prie… Au prochain pouce qu’on vous tend … arrêtez-vous

Marie

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2013, les futures têtes de gondole en Allemagne

Vous lecteurs, qui connaissez si bien les ruelles sombres de la politique française, ses têtes d’affiche et ses seconds rôles. Vous lecteurs, ne pouvez probablement pas citer un seul être politique outre-Rhin, hormis la chancelière Merkel.

Mais cette dernière connait un second mandat des plus difficiles et la récente gestion de la crise grecque a le bon goût du pain noir mangé de force. Ses hésitations, son manque de hauteur politique et son isolement en Europe aura d’abord irrité en Europe avant de finalement décevoir (le mot est faible) en Allemagne.

Alors si on vous parle de 2013 et des prochaines élections à l’heure du petit jaune de 11 heures, il sera socialement flatteur de digresser sur l’après Merkel. Mais panne sèche, on ne connait personne !

Voila un rapide revue d‘effectif de quatre des personnalités politiques les plus en vogue actuellement, autant de prétendants au poste suprême à Berlin.

Sigmar Gabriel, SPD (équivalent PS)

Ministre de l’écologie sortant dans un pays converti aux thèses environnementales dès les années 70, Gabriel vient de se faire élire par plus de 90% chef du parti socialiste allemand. Un score qui devrait faire des envieux ici en France…  Il est l’un des poids lourds d’une gauche qui reprend des couleurs. Son profil très vert (partisan d’une sortie du nucléaire civil, lancement d’un new deal écologique) et assez à gauche (origines syndicales) en fait une solide alternative au plus consensuel Steinmeier.

Franz-Walter Steinmeier, SPD

Physique de DSK, aura de DSK, l’architecte en chef de Schröder et ex-chef de la diplomatie allemande a l‘encombrant défaut de faire partie de la même génération politique qu’Angela Merkel, adversaire politique quasiment imbattable (jusqu’à présent du moins). Le Stein‘ a cependant déçu lors des précédentes élections avec son clientélisme feutré. Son point fort? Sa popularité structurelle, ancrée sur des thèmes considérés comme sérieux (économie, diplomatie, affaires sociales), et semble paré pour résister aux secousses de la vie politique. Un de ses faits d’arme est notamment une ambitieuse reforme des retraites des 2002 dans un pays confronté à une pyramide des âges en triangle inversé.

Ursula Von der Leyen, CDU (équivalent UMP)

Cette petite femme un peu sèche et hautaine cache une dimension sociale rare au sein du parti traditionnel de droite. Mère de 7 enfants, cette ancienne ministre de la famille bouscule certains archaïsmes de la société allemande en poussant pour une législation favorisant le travail des femmes. Elle est également le fer de lance de certains combats actuels type dérives d’internet. Actuellement en charge du travail et affaires sociales, elle n’hésite pas à se ranger du côté des droits des chômeurs et de leurs allocations. Von der Leyen se tisse peu à peu son positionnement politique : Femme, famille, fibre sociale tout en restant dans le sillage conservateur de Merkel. A suivre de près.

Karl-Theodor Zu Guttenberg, CSU (équivalent UMP, canal bavarois)

Zu Guttenberg ne pourra jamais vraiment dire qu’il n’est parti de rien. Baron et marié à une comtesse, son nom complet comporte jusqu’à 15 composantes (!). Mais la grande bourgeoisie de sa vie privée colle en fait assez peu à l’activisme de cet animal politique, aussi brillant en communication qu’en entretien de ses cheveux plaqués en arrière.

Propulsé ministre de l’économie à 37 ans début 2009 en pleine crise financière sans réelle expérience dans ce domaine, il met tout le monde d’accord en se montrant omniprésent dans le sauvetage d’Opel et dans sa gestion des relations avec les banques. Aujourd’hui ministre de la défense, il s’occupe notamment de la guerre en Afghanistan. Malgré quelques dérapages, il reste tout en haut des sondages et s’est imposé en tout juste un an comme un des très gros poissons de la politique allemande.

Antoine