18 March 2010

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Au coeur de la plus grande ferme de France

Le vendredi 05 mars dernier, le comptoir des politiciens s’est baladé dans les allées du Salon International de l’Agriculture. Profitant  de cette soirée nocturne, nous avons interviewé des français, au hasard, pour prendre le pouls de cette société française. Est-elle fière de ses racines paysannes ? A l’aube de la conversion écologique de l’économie française,  voici un bref aperçu de cette société française, qui doute, en manque de repère, à la recherche de son identité.

Nous commençons notre exploration aux culs des vaches. Les bobos parisiens s’y sont donnés rendez-vous en masse ; l’Iphone vissé à l’oreille, à la recherche de Nature « Ho, t’as vu cette vache, et va faire caca !« . Les enfants boivent les paroles du lobby du lait « Consommer 3 produits laitiers par jour« , les parents se gavent de produits locaux, en discutant circuits-courts avec des paysans, aux nez rouges, droits dans leurs bottes.

Au stand des Antilles, nous croisons une consultante en développement durable, un autocollant Europe Écologie collé sur son Iphone.
Êtes-vous une habituée du salon ?
C’est la 7ème  fois que je viens au Salon. Les paysans corses me reconnaissent, ce sont mes amis. Je leur refourgue des Velibs volés contre de la charcuterie corse.
Pourquoi êtes-vous sur ce stand ?
Les DOM-TOM, c’est chaud. Le Rhum arrangé avec ces petits samoussas, un voyage direct vers la Réunion pour 6 euros.
Rêvez vous de vivre aux Antilles ?
Non ! Je n’aime les iles qu’au salon. Les iles, ça m’emmerde, il fait chaud, c’est plein de moustiques. Et puis c’est oppressant : y’a trop de monde  et les gens sont paranos.

Choqués par ces propos, une passante s’approche:  « Venez dans le Nord, quittez ces îles et venez déguster un peu de Maroilles… » Elle me tire par le bras. Je résiste et lui demande: “restez avec nous au soleil !” Le débat glisse sur la politique : « les îles doivent rester indépendantes » me beugle dans les oreilles un auvergnat éméché.

Devant ce même stand, nous apercevons 3 jeunes demoiselles.  La bouche en cœur, attaquant à pleines dents leurs sandwichs au foie gras,  un verre de Cahors à la main. Bizarre ! Attirés par cette situation pas banale, nous interviewons ces 3 pharmaciennes.
Pourquoi manger « Sud-Ouest«  sur le site de la Réunion ?
Nous sommes venues au salon pour goûter au terroir. Pour faire honneur à nos racines paysannes. Pour nous, les produits de terroir se mangent avec du pain. Cahors, c’est le symbole de la campagne française.  Les DOM-TOM ce n’est pas la France, ce n’est pas la métropole.

Savez-vous d’où vient le foie gras que vous manger ?
Non, et peu importe. Le foie gras, c’est forcément bon. Qu’il vienne de République tchèque ou du Gers. Y’a pas qu’en France que l’on fait de la bonne bouffe. Pour moi, ce n’est pas un critère de manger local ou français. Le foie doit être gras. Et puis c’est tout.

Nous mettons le cap vers le stand de Gaillac. Une femme enceinte déambule, au bras de son mari.
Pas trop dur d’être ici et ne pas pouvoir déguster les vins de nos terroirs ?
C’est difficile pour moi de venir au salon. Je ne peux pas boire. C’est la femme qui fait tous les efforts, ce n’est pas normal. L’Homme boit deux fois plus lorsque sa femme est enceinte.

« C’est une question d’équilibre » répond son mari, l’œil vitreux, le sourire aux lèvres, le rire gras.
La femme : « L’Homme n’assume pas son statut. C’est tout« .
« Mais je suis là pour décompresser » s’époumone son mari.

En conclusion, « Terroir, Identité et Ecologie » prennent tous leurs sens.3 mots, 3 enjeux cernés au sein de la plus grande ferme de France.

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Scandales et révélations

L’Europe est ébranlée par des scandales et révélations politiques, éclaboussant des hommes et femmes politiques de tous bords. La presse, parfois complice, souvent impliquée implicitement, se tait et est complaisante. Le comptoir des politiciens préfère révéler ces scandales sur Internet, au nom de la liberté de la presse, au nom d’une certaine éthique.

En Slovénie, un médecin encule ses chiens, à l’aide d’un godemiché. Il invitait des hommes politiques slovènes à le mater dans ses ébats. Scandale.

En Allemagne, le frère du Pape, Benoit XVI, est impliqué dans un nouveau scandale pédophile. Il aurait caressé des blondinets, et plus, si affinités.

En France, oui en France, le Président de la République partagerait sa douche avec une ministre championne de karaté, tandis que sa femme, Carla Bruni,  roucoulerait avec un chanteur récemment récompensé aux Victoires de la Musique. Scandale ou évolution des mœurs ? Le scandale résiderait plutôt dans le silence coupable de la presse nationale, toujours prompte à déclencher des polémiques faussement subversives, mais étrangement rampante quand il s’agit de jeter le pavé dans la vase.

En France encore, malheureusement, nos deux 10 légendaires du football auraient des comportements qu’il y a peu de temps encore, on aurait qualifié de « déviants »: le premier est connu comme le loup blanc à Saint-Etienne pour fréquenter des établissements spécialisés pour hommes; le second ne compte plus ses conquêtes féminines, et les accumule, parfois de manière simultanée: chanteuses du show business, présentatrices d’une chaine cablée…

Heureusement, dans la France du XXIème siècle… tous comportements sexuels entre adultes consentants n’a pas à être sujet de scandale mais juste source de plaisir qui ne regarde que ces participants. Arrêtons de trier pour le lecteur et de supposer qu’il n’est pas en mesure de faire la différence entre le fait divers et l’article de fond… ce choix journalistique ne sert qu’à alimenter la pensée paranoïaque qui consiste à s’appuyer sur cet exemple de censure pour soutenir que « si on nous cache ça, on nous cache forcément d’autre chose ! »…

« Soyons désinvoltes, n’ayons peur de rien »… scandait notre cher et tendre, pur, révolté, qui fit comme le premier des quidams la une des tabloids… nul n’est à l’abri… méfions nous… et restons indulgents face à la déviance du genre humain qui nous pend tous au nez. A bon entendeur et gardons la devise : « n’ayons peur de rien »!

Auteurs multiples: Lau, Cloutsss, Fred, Francois et Pierre

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Comment quitter son entreprise sans indemnités

Jean-Louis prend quelques notes, puis s’arrête. Il relève la tête, parcourant du regard les visages disposés autour de la table. Ce panorama le déprime. Corliss, chef de la division achats, Fuller, le comptable, Fenouillard, la présidente du directoire, et puis, bien sûr, Martinot, le président directeur général. Sacrée brochette, quand même.

Dans moins de 10 minutes, ça va être son tour. Il feuillette nerveusement son support de présentation… pas trop sûr de lui, il n’a pas suffisamment préparé son intervention… et puis il n’est pas dans son assiette… hier soir, un repas lourd chez des amis, trop arrosé… il se sent ballonné ce matin, presque un peu patraque. Il lâche un pet discret.

Fischer, responsable du service des commandes, est au micro. Son double menton tremblote un peu, il agite frénétiquement ses mains porcines. Plus que 3 minutes.
Jean Louis n’écoute pas Fischer, il relit ses notes. Son ventre gargouille. Se demande s’il devra se lever pour parler – plus de prestance oui, mais comment lire ses notes, le micro à la main ? Non, il vaut mieux rester assis.

Bon, ça va être son tour. Fischer termine son intervention dans l’apathie générale. Jean Louis va lâcher un petit dernier, discret… sauf que ça gargouille vraiment… il y a un risque, c’est certain… mais il aime cette prise de risque, ce sentiment de marcher sur la corde raide… il jette un coup d’œil circulaire… allez tiens ça va être à moi de parler le président me regarde tout le monde me regarde et – PLOP – catastrophe.

Jean Louis a chié dans son froc. La couche est pleine.

En une fraction de seconde, une succession d’impressions traverse sa conscience. D’abord, la stupéfaction. Jamais au grand jamais ça ne lui est arrivé, qu’est ce qui vient de se passer ? Puis, un profond sentiment de souillure, de déchéance, de honte. Rapidement remplacé par l’impression d’être en train de sauter du haut de la falaise, sans possibilité de retour. Tout est foutu, comment se sortir de cette situation impossible ? Et puis, inexplicablement, un sentiment d’euphorie, comme une libération.

Jean Louis regarde les visages fixés sur lui.

Du coin de l’œil, il aperçoit sa voisine qui commence à froncer les sourcils et plisser le nez.

Comme un signal.

D’un bond, Jean Louis se lève de sa chaise, arrache son pantalon et son caleçon pleins de merde, puis, cul nu il entame une danse grotesque sur la table, agitant comme un lasso son froc puant, et beuglant :

AU RE-VOIR, PRESIDENT

AU RE-VOIR, PRESIDENT

AU RE-VOIR, PRESIDENT

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Comment choisir sa cuisine équipée ?

paris_hilton_nous_fait_la_cuisineToute ménagère de moins de 50 ans livre un jour le combat de sa vie : acheter une cuisine équipée. Le comptoir a enquêté sur ce phénomène de société, à l’heure où les cuisinières de tous bords pensent durable, achètent éthique et se transforment en petit soldat de la consommation verte.
Partons à la rencontre de Marie Madiée, fonctionnaire de la Ville de Paris, vivant dans un studio sur Paris.

Marie Madiée, vous venez d’acheter une cuisine. Alors, heureuse ?
Un vrai soulagement. Il ne fallait pas que je me loupe : la cuisine est un espace de vie où j’aime me faire plaisir et faire plaisir  à mes amis. Mais attention : de l’agencement au choix de l’électroménager, refaire sa cuisine peut vite devenir un vrai casse-tête.

Face à ce parcours de combattant, quelles ont été vos principales interrogations ?
J’ai commencé ma réflexion par le commencement. Acheter ma cuisine en kit ou livrée et montée ? Aller chez un cuisiniste ou un grand magasin type Conforama ou  Castorama ? Et quel modèle choisir sans me ruiner ?

Mais, pourquoi s’être lancée dans ce chantier ?

Je souhaite préciser que cet achat n’est pas un achat compulsif. On n’achète pas une cuisine comme on achète un soutien-gorge ou un nouveau sac à main. Depuis mes 30 ans, mes besoins et mes habitudes culinaires ont évolué. Je prends plaisir à cuisiner. J’avais une cuisine en formica, datant des années 1970, installée par le précédent propriétaire. Le contreplaqué, gorgé d’eau par une fuite de la salle de bain du voisin du dessus était pourri. Le four ne fonctionnait plus ; je ne pouvais assouvir mes besoins en tartiflette.

Avez-vous bénéficié de subventions ?
Cette dépense est une dépense logique, utile et solidaire. et s’inscrit philosophiquement dans le plan de relance du gouvernement. A mon niveau, je voulais relancer le petit artisanat local. Mais je tiens à préciser que je n’ai pas reçu un seul euro d’argent public pour refaire ma cuisine.

A l’heure du tout-durable, comment avez-vous appréhendé ces enjeux?
Ecoutez, le Développement durable, cela me gonfle. Vous savez, mes plaques électriques étaient énergiveores. A chaque fois que je cuisinais, je me disais que c’était pas normal de consommer autant. Par contre, c’est vrai que cela avait un coté pratique: l’hiver, je m’en servais de chauffage d’appoint. J’ai désormais opté pour des plaques à induction, vitro-céramiques.

Quel fut votre budget ?
Impossible, dans l’absolu, de chiffrer le coût d’une cuisine. Tout dépend de la superficie de la pièce, du choix des matériaux plus ou moins nobles, du niveau de sophistication du mobilier…Mon budget  était de 2000 euros maximum, tout-compris. Mon principal critère était le ratio Cout / esthétique. J’ai finalement opté pour Ikéa.

Un dernier mot ?
Choisir sa cuisine et l’installer n’est pas aussi facile qu’il y paraît. Je vous conseille de vous tourner vers un professionnel. J’en connais un bon. Michel N’Guyen, petit artisan sur Pantin (adhèrent à la Capeb).  Il est concepteur-décorateur et m’a donné ses conseils avisés pour envisager  cet achat et réussir mon projet en toute sérénité.