14 March 2010

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Scandales et révélations

L’Europe est ébranlée par des scandales et révélations politiques, éclaboussant des hommes et femmes politiques de tous bords. La presse, parfois complice, souvent impliquée implicitement, se tait et est complaisante. Le comptoir des politiciens préfère révéler ces scandales sur Internet, au nom de la liberté de la presse, au nom d’une certaine éthique.

En Slovénie, un médecin encule ses chiens, à l’aide d’un godemiché. Il invitait des hommes politiques slovènes à le mater dans ses ébats. Scandale.

En Allemagne, le frère du Pape, Benoit XVI, est impliqué dans un nouveau scandale pédophile. Il aurait caressé des blondinets, et plus, si affinités.

En France, oui en France, le Président de la République partagerait sa douche avec une ministre championne de karaté, tandis que sa femme, Carla Bruni,  roucoulerait avec un chanteur récemment récompensé aux Victoires de la Musique. Scandale ou évolution des mœurs ? Le scandale résiderait plutôt dans le silence coupable de la presse nationale, toujours prompte à déclencher des polémiques faussement subversives, mais étrangement rampante quand il s’agit de jeter le pavé dans la vase.

En France encore, malheureusement, nos deux 10 légendaires du football auraient des comportements qu’il y a peu de temps encore, on aurait qualifié de « déviants »: le premier est connu comme le loup blanc à Saint-Etienne pour fréquenter des établissements spécialisés pour hommes; le second ne compte plus ses conquêtes féminines, et les accumule, parfois de manière simultanée: chanteuses du show business, présentatrices d’une chaine cablée…

Heureusement, dans la France du XXIème siècle… tous comportements sexuels entre adultes consentants n’a pas à être sujet de scandale mais juste source de plaisir qui ne regarde que ces participants. Arrêtons de trier pour le lecteur et de supposer qu’il n’est pas en mesure de faire la différence entre le fait divers et l’article de fond… ce choix journalistique ne sert qu’à alimenter la pensée paranoïaque qui consiste à s’appuyer sur cet exemple de censure pour soutenir que « si on nous cache ça, on nous cache forcément d’autre chose ! »…

« Soyons désinvoltes, n’ayons peur de rien »… scandait notre cher et tendre, pur, révolté, qui fit comme le premier des quidams la une des tabloids… nul n’est à l’abri… méfions nous… et restons indulgents face à la déviance du genre humain qui nous pend tous au nez. A bon entendeur et gardons la devise : « n’ayons peur de rien »!

Auteurs multiples: Lau, Cloutsss, Fred, Francois et Pierre

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Surimi forever

En ces temps d’agriculture durable, de nutrition raisonnée et de régimes en tout sens, il est un aliment qui a véritablement été massacré par le nutritionnellement correct. Cet aliment, c’est évidemment le surimi.

Considéré comme le symbole de l’alimentation postmoderne prédigérée et reconstituée, il est perçu par beaucoup comme une ignoble compilation de déchets de poissons. Désormais, il est mal vu de consommer du surimi, qui serait une nourriture moins respectable que la tomate dégueulasse d’Espagne, ou que la chair blême du porc breton maltraité en batterie. Le consommateur de surimi est observé, parfois dévisagé, souvent jugé.

A notre époque, où le bon sens remplace le raisonnement, il paraît bien naturel de ricaner devant ces bâtonnets de crabe enfilés dans leur gaine en plastique transparent. Obsédé par le « visuellement correct » et le qu’en dira-t-on, le bobo trouve plus cool de consommer « terroir » et de s’afficher en terrasse avec une bouteille de rouge. Evidemment.

Deux doigts coupe-faim

Et pourtant, quoi de meilleur qu’une salade composée d’avocat, de pamplemousse et de bâtonnets de surimi ? La spontanéité des crudités et la fraîcheur de l’océan réunies par la subtilité gourmande de la mayonnaise.

Qui, honnêtement, peut résister au choc gustatif du bâtonnet trempé dans le pot de mayonnaise, et dévoré à l’apéro ? Ou alors en pleine nuit ? Mordre à pleines dents dans l’océan sans bouger de chez soi, quoi de plus moderne et de plus environnementalement responsable ?

Des chiffres ? Oui, sans problème, le surimi n’a rien à cacher.
Prenez par exemple la boîte de 12 bâtonnets. Qu’y trouve-t-on ? Que du bon : 39% (oui, 39%) de chair de poisson, de l’eau, de l’amidon de blé, du blanc d’œuf en poudre. Quelques exhausteurs de goût (rien de bien méchant), un peu de paprika pour la couleur. Rien de plus sain, donc.

Faisons un peu de prospective

Dans 10 ans, le surimi ne subira plus l’infamie actuelle, parce qu’il sera parfaitement en phase avec les aspirations essentielles des consommateurs. Epris de liberté, mais aussi de territorialité, à la recherche de l’aliment qui nourrit mais aussi qui guérit, le consommateur de demain fera sans aucun doute du surimi le best seller des années 2020.

Dans 20 ans (à partir de 2030, donc), le consommateur n’aura plus le choix. Les stocks de poisson des océans étant totalement épuisés, il faudra boucler la boucle et mieux valoriser nos déchets. La poubelle ne sera plus la destination finale pour nos restes alimentaires, mais l’une des étapes entre le repas d’hier et celui de demain. A n’en pas douter, le surimi sera alors l’aliment roi. Enfin, serions-nous tentés de dire.

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Real – OL: un régal !

Quand il s’agit d’une compétition européenne, tout supporteur de football qui se respecte se doit de faire passer son club derrière l’intérêt national. et ce, même si c’est pour regarder un habitué des éliminations prématurées en C1, l‘Olympique Lyonnais.

Hier soir, on a donc tous supporté l’Olympique Lyonnais contre le Real Madrid, canette de Kro à la main et bol de cacahuètes sur les genoux, tout ça pour finalement se sentir 90 minutes plus tard contents- quel paradoxe ! -  pour Jean-Michel Aulas, le serial loser de C1 et insupportable personnage médiatique de la Ligue 1.

La seconde mi-temps, bien meilleure pour les lyonnais que la première d’après Bixente Lizarazu, le commentateur à la mèche rebelle, nous avons eu droit à 45′ de vrai beau football, enlevé, rythmé, entre deux équipes qui ont accepté le jeu, essence même de tout sport.

Nous avons vu un Olympique Lyonnais qui a su, quand il le fallait, jouer vite et être technique; l’amateur de ligue 1 a apprécié !  Il faut féliciter Aulas et son éminence grise Lacombe pour avoir acheté Lisandro, un sacré joueur celui-là ! On a aussi aimé retrouver « Le Policier » intransigeant et véritable pierre angulaire de la défense lyonnaise. Félicitons enfin le petit  Pjanic, un bon gars, avec une bonne mentalité et qui, on l’a découvert hier soir, a une bonne petite frappe. Et quel but !  Enfin, l’OL dispose avec Skycoke Govou et Cesar Delgado d’ailiers largement au niveau de la C1 s’ils arrivent à conserver ce niveau.

Le maillon faible reste le petit Cissokho, qui a quand même été limite parfois, techniquement faible et parfois balanceur. Mais bon, il est jeune … même si Gonalons a, lui, été véritablement impressionnant. Le milieu défensif à la française (MDC) a encore de l’avenir !

Ce matin, chose rare, on se réveille d’une soirée Ligue des Champions avec le sourire. Peut-être, cette année sera-t-elle  la bonne pour Lyon…

François

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Comment quitter son entreprise sans indemnités

Jean-Louis prend quelques notes, puis s’arrête. Il relève la tête, parcourant du regard les visages disposés autour de la table. Ce panorama le déprime. Corliss, chef de la division achats, Fuller, le comptable, Fenouillard, la présidente du directoire, et puis, bien sûr, Martinot, le président directeur général. Sacrée brochette, quand même.

Dans moins de 10 minutes, ça va être son tour. Il feuillette nerveusement son support de présentation… pas trop sûr de lui, il n’a pas suffisamment préparé son intervention… et puis il n’est pas dans son assiette… hier soir, un repas lourd chez des amis, trop arrosé… il se sent ballonné ce matin, presque un peu patraque. Il lâche un pet discret.

Fischer, responsable du service des commandes, est au micro. Son double menton tremblote un peu, il agite frénétiquement ses mains porcines. Plus que 3 minutes.
Jean Louis n’écoute pas Fischer, il relit ses notes. Son ventre gargouille. Se demande s’il devra se lever pour parler – plus de prestance oui, mais comment lire ses notes, le micro à la main ? Non, il vaut mieux rester assis.

Bon, ça va être son tour. Fischer termine son intervention dans l’apathie générale. Jean Louis va lâcher un petit dernier, discret… sauf que ça gargouille vraiment… il y a un risque, c’est certain… mais il aime cette prise de risque, ce sentiment de marcher sur la corde raide… il jette un coup d’œil circulaire… allez tiens ça va être à moi de parler le président me regarde tout le monde me regarde et – PLOP – catastrophe.

Jean Louis a chié dans son froc. La couche est pleine.

En une fraction de seconde, une succession d’impressions traverse sa conscience. D’abord, la stupéfaction. Jamais au grand jamais ça ne lui est arrivé, qu’est ce qui vient de se passer ? Puis, un profond sentiment de souillure, de déchéance, de honte. Rapidement remplacé par l’impression d’être en train de sauter du haut de la falaise, sans possibilité de retour. Tout est foutu, comment se sortir de cette situation impossible ? Et puis, inexplicablement, un sentiment d’euphorie, comme une libération.

Jean Louis regarde les visages fixés sur lui.

Du coin de l’œil, il aperçoit sa voisine qui commence à froncer les sourcils et plisser le nez.

Comme un signal.

D’un bond, Jean Louis se lève de sa chaise, arrache son pantalon et son caleçon pleins de merde, puis, cul nu il entame une danse grotesque sur la table, agitant comme un lasso son froc puant, et beuglant :

AU RE-VOIR, PRESIDENT

AU RE-VOIR, PRESIDENT

AU RE-VOIR, PRESIDENT