Chevènement se couche
Personne n’a jamais vraiment cru au sérieux de la candidature de Jean-Pierre Chevènement à la présidentielle 2007 et on peut remercier le président du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) de nous confirmer dans nos soupçons : effectivement, sa candidature n’était qu’une posture politicienne. En effet à l’occasion de son congrès national, une résolution du Conseil National du MRC (quand même surpris) valide le soutien de Chevènement à Ségolène Royal, candidate officielle du Parti Socialiste.
Que reste-t-il du MRC
Le MRC a perdu ce 10 décembre la petite crédibilité dont il pouvait encore se targuer auprès du grand public. Ce parti confidentiel, qui ne reposait que sur la « surface médiatique » de son président, pouvait au moins s’appuyer sur deux atouts/qualités aujourd’hui rares en politique : les convictions fortes sur certains sujets précis et la capacité de son candidat à ternir ses promesses. Rappellons d’ailleurs une phrase du candidat Chevènement qui prend aujourd’hui tout son relief: « « sur des points essentiels – notamment l’europe – le projet du MRC diverge de celui du PS ».
Patatras, rien de tout cela. L’idée politique qui a écrasé toutes les autres c’est le réalisme : car maintenir la candidature c’était subir les foudres du grand frère socialiste, et mettre en péril même l’existence du MRC tant d’un point de vue financier (les 5% étaient objectivement inatteignables) que politique (combien de candidats aux législatives suvantes ?). Or on le sait bien, l’hommes politique fait avant tout un métier…
Opération de comm’ ?
Le ralliement -tristement risible – du Conseil National du MRC au travers d’une résolution d’un vide sidéral fait en effet suite à des négociations avec le Parti Socialiste. On en arrive même à se demander si, dans ce cas précis, la candidature de Chevènement n’est pas une vulgaire opération de communication commune PS-MRC pour donner un élan postérieur d’unité à gauche, après l’intronisation de Ségolène Royal.
Quoiqu’il en soit, vu le peu de considération qu’à Jean-Pierre Chevènement pour les électeurs, et les siens en particulier, on peut finalement se féliciter de ce retrait qui lui donne un nouveau rôle dans le barnum politique : le clown.
Et la gauche dans tout cela
Elle s’unifie nous dit on. Peut-être… Il reste que ce ralliement du MRC, qui fait suite à celui du PRG de Christiane Taubira donne une impression de malaise : soit tout était pipé dès le départ entre les deux partis soit les négociations entre les partisans de Ségolène Royal et Jean-Pierre Chevènement n’a consisté en fait qu’à un vulgaire troc d’investitures (que les intéressés du MRC démentaient vivement il y a moins de 3 semaines !) plus ou moins gagnables pour les législatives.
Pour pousser le bouchon un peu plus loin, on en arrive à penser que le MRC, finalement, est redevenu un courant du PS, avec simplement un affichage différent.
Quoiqu’il en soit, personne ne sort grandit de cette médiocre manœuvre politicienne et beaucoup d’électeurs ou ex-électeurs vont voir leur conviction confirmée que, décidément, la « classe politique » c’est magouille et compagnie. Sur ce coup là, ils n’auront pas vraiment tort.
Alors, concluons sur deux mots:
- « au revoir » M. Chevènement et finalement, merci de ne pas vous présenter à cette élection présidentielle.Vous nous économisez quelques heures de lecture de votre supposé programme et quelques gouttes de sueur de rédaction vraiment inutiles,
- « bienvenue » à la nouvelle gauche plurielle, si chère à Jean-Christophe Cambadélis, qui, doucement, est en train de se reconstituer. Ne manque plus que le Parti Communiste de Marie-George Buffet.
François



Après avoir fait un panorama alarmiste des conséquences néfastes de l’Europe – réduite à un ventre mou économique – sur la France,
On a parfois l’impression gênante, désagréable même, de revoir ces affiches de propagande, simplificatrices et parfois effrayantes. Mais bon…
C’est clair, ils n’aiment pas l’Europe. Ils ont tous appelé à voter « non » au referendum, et pas au nom d’une Europe plus sociale, mais parce qu’ils regrettent le XIXème siècle et ses Etat-nations puissants.
Ils ont pour points communs leur peu d’enthousiasme pour l’Europe. Leur vision de l’Europe est une projection de leur programme présidentiel… l’Europe est pour eux une « Grande France » qui ne vaut que parce qu’elle est utile.
Leur engagement européen est connu depuis longtemps… mais franchement on est pour l’instant déçu par la faiblesse des ambitions affichées. Alors, mal de crâne post-référendaire ou angoisse des frontières ?
Invité du
Le Président du MRC déplore que depuis les
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