3 September 2010

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Paris Saint-Germain cuvée 2010 : enfin la bonne année ?

Le légendaire club de la Capitale, vainqueur de la Coupe de France l’année dernière, entame une énième saison de championnat parmi l’élite où l’espoir le dispute à la crainte d’une déception trop souvent confirmée ces dernières années.

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Un recrutement estival plutôt bien néné

La belle affaire du PSG c’est évidemment l’arrivée du brésilien Néné en provenance de l’AS Monaco. A 28 ans, en pleine force de l’âge, le joueur est technique, a une belle patte gauche pour tirer les coups de pieds arrêtés et est véritablement capable d’éliminer ses adversaires pour transpercer le rideau défensif balle au pied. Un tel joueur pour seulement 5,5 M€, c’est une véritable une bonne affaire, même si on ne connaît pas son salaire…

L’autre recrue, c’est Matthieu Bodmer, pour 3,5 M€. Brillant à Lille, il cirait depuis 2007 le banc lyonnais, son jeu n’étant probablement pas assez bourrin pour Puel. Ses premiers matchs ont été mitigés, le joueur placé aux côtés de Makélélé en milieu défensif ayant tendance (en plus de on léger embonpoint constaté, comme chez Guily d’ailleurs) à manquer d’impact (dimanche au Parc mon voisin disait « il ne fait pas assez mal au contact ») et semble plus suivre le jeu que le créer. Mais bon, laissons-lui encore quelques matchs. Notez toutefois que, si le PSG jouait dans un autre système de jeu, Matthieu, co-rédacteur de ce blog, le verrait bien carrément en 10. Idée intéressante, à creuser…

Reste enfin à savoir s’il faut un défenseur axial supplémentaire, sachant que Sammy Traoré, à notre grande surprise, a finalement été conservé dans l’effectif. C’est une demande d’Antoine Kombouaré, nous avons plutôt tendance à penser qu’il faut faire confiance à Sammy.

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Des premiers matchs encourageants

Oui, en dépit du hold-up bordelais de la semaine dernière, le jeu du PSG donne des signes encourageants : le quatuor offensif (Néné, Hoarau, Erding, Sessegnon) a montré de belles choses, les milieux défensifs sont interchangeables et d’un niveau homogène (nous savons une petite préférence pour Chantôme, mix de technique et de physique assez rare en Ligue 1), et la défense, encore un peu fébrile, devrait espérons-le progresser et devenir petit à petit définitivement hermétique.
De ce fait, si l’équipe est capable d’être véritablement rigoureuse et collective, elle devrait réussir ce championnat c’est-à-dire, au moins, décrocher une place pour la Ligue des Champions.

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Mais pas d’ambiance au Parc…

C’est aujourd’hui le paradoxe du PSG : le Parc des Princes n’est peut-être pas le plus beau stade de Ligue 1 mais c’est celui-qui a la meilleure acoustique et qui, les soirs de matchs brulants, vous donne des frissons. Ou plutôt donnait… Car malheureusement, les supporteurs des kops de Boulogne et Auteuil ont été mélangés, impossible désormais de savoir où on va se retrouver dans le stade les soirs de match.
Nous n’allons surtout pas nier les problèmes de sécurité qu’il y a eu au Parc mais les mesures prises ont, à ce jour, des conséquences néfastes pour l’ambiance dans le stade. Au lieu d’avoir des kops puissants qui mettent l’ambiance, la pression sur les adversaires et qui mobilisent tout le public, on a désormais une espèce de brouhaha général, soporifique, médiocre et indigne d’une ville comme Paris. Il suffit que 1 000 supporters adversaires se déplacent, réunis eux, et ils feront plus de bruit que le Parc. Humiliant.

Bref, Robin Leproux a encore beaucoup de boulot pour ne pas transformer le Parc en… parc d’attractions pour touristes en goguette et cars de colos. Le PSG et son stade n’est pas une étape touristique à Paris mais une véritable enceinte de football qui doit vibrer au son de ses supporteurs, au premier rang desquels les kops de Boulogne et Auteuil, qui sont le cœur et les poumons du Parc des Princes.

A ceci près, la saison du PSG semble pas mal lancée, avec hier soir une qualification en coupe d’Europe. Affaire à suivre !

François

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Affaire Woerth ou affaire des Roms: L’Elysée a tranché

Le délire sécuritaire du gouvernement envers les Roms, les délinquants… l’évocation d’une déchéance de nationalité et j’en passe témoignent d’une absence de mesure consternante de la part de nos gouvernants et d’une déconnexion par rapport à la perception de tout un chacun elle très très inquiétante.

Heureusement, le Pape et l’épiscopat français (Mgr Vingt Trois, Mgr Dufour…) ont rappelé nos gouvernants quelques idées, principes et valeurs sur lesquels il était dangereux de « faire de la politique ».

Nous ne rentrerons évidemment pas dans ce débat qui ne sent pas très bon. Mais nous nous étonnerons sûrement de cet emballement sécuritaire qui prend efficacement et opportunément le relais dans les média au tourbillon dans lequel était Eric Woerth, ministre du budget, trésorier de l’UMP et trésorier de campagne de l’actuel Président Sarkozy.

N’assiste-t-on pas là à un énorme contre-feu ? D’un point de vue politique, une dérive droitière au pire ça se rattrape et au mieux, ça permet de racler des opinions favorables chez certains électeurs.

En revanche, le trésorier de campagne de l’actuel Président qui crache au bassinet de la justice de potentielles affaires financières pas très reluisantes, c’est le scandale assuré, voire la République qui tremble.

Mon opinion est faite : le soldat Woerth se devait d’être sauvé ; Hortefeux et Besson, en bons porte-flingues, se sont exécutés et jouent d’ailleurs leur rôle à la perfection !

Triste quinquennat qui s’embourbe de jour en jour. Après les espérances, la grosse désillusion…

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Les statistiques à l’épreuve de la société civile

Depuis 2005, le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) publie des « Repères statistiques sur les dimensions économique, sociale et environnementale de la société française », véritable compilation de chiffres officiels donnant le pouls du « patient France » et de sa place dans le monde.

Les chiffres 2009 parus, le Comptoir des politiciens a pensé intéressant de se rendre dans un café non loin de ses bureaux pour recueillir les réactions de représentants de la société civile. Michel Fromage et Roger Centurin, amis de 20 ans, ont accepté de commenter ensemble trois chiffres significatifs de l’année 2009.

Premier chiffre : le PIB de la Chine, exprimé en « Parité Pouvoir d’Achat » (taux de conversion monétaire permettant une comparaison objective entre les pays) est inférieur de moitié à celui de l’Union Européenne et des USA. Surprenant non ?

Michel Fromage : « Non, ça, j’m’en doutais, y’a qu’à voir comment y vivent et passent leur temps à jouer au flipper et au Rapido en fumant des clopes, comment voulez-vous qu’y bossent après ? ».Au moins y’a une justice, et puis on va peut être arrêter avec ce mythe du chinois bosseur, pas vrai Michel ? (rires dans la salle car le patron, Michel N’Guyen est… chinois !) ».

Roger Centurin : « c’est sûr que ça surprend avec toute ce qu’on nous bassine à la télé sur la Chine. Moi je veux surtout dire que c’est pas des vrais communistes les chinois, y pensent qu’au fric et à nous refourguer des merdes de contrefaçons. On pourra en reparler mais y font honte au communisme, c’est pas des vrais camarades. Et ici, à la section du quartier, y’en a pas un de chinois qui a la carte, trou de balle ! Et puis vous avez vu leurs campagnes, ça peut pas aller, ça va mal finir là-bas, y’a encore des coins y vivent comme au Moyen Age. Ca sent pas bon là-bas, ça va finir en guerre civile et dans pas longtemps, croyez-moi ! »

Deuxième chiffre : l’Union Européenne est la première puissance économique mondiale, devant les USA et la Chine. Flatteur non ?

Michel Fromage : « et encore, on se traine les pays de l’Est  ! Si on les avait pas, les ricains et les chinetoques y seraient dans les choux ! Et nous, on vivrait comme des princes alors que là, faut qu’on se serre quand même un peu la ceinture… Et en plus, on voulait nous refiler la Turquie ! Non mais..J’vais vous dire Monsieur, la Turquie c’est chouette mais c’est surtout bon pour nos footballeurs ratés genre Pascal Nouma,  le ptit Anelka, « skycoke »Govou… Pour l’Europe, c’est une autre affaire !

Roger Centurin : « Moi ce que je vois surtout c’est que les ricains on les nique. Y font peut-être quelques trucs bien  mais le vrai savoir faire il est ici, dans la vieille Europe comme y nous avaient traités pendant la guerre d’Irak. Tenez regardez, vous pensez que le verre blanc que j’ai dans la main, y pourraient en faire un aussi bon ? Bah non, le muscadet du 44, y’en a qu’un au monde quoiqu’ils fassent et ça, c’est du PIB en barre. Eh, eh, eh, du produit brut qui récure l’intérieur ! (éclats de rires de nos voisins au comptoir). »

Troisième chiffre : en termes d’émissions de CO2 en 2006, la France est à 0,6 tonnes/habitat, contre 10 pour l’Allemagne et… 19 pour les USA. Des remarques ?

Roger Centurin : « j’ai toujours dit qu’y fallait les garder à l’œil les allemands, y sont trop nets pour avoir le cul propre. Y disent partout qu’y faut pas de nucléaire et en même temps, y inondent le monde de grosses bagnoles, vous trouvez ça logique vous ? Alors y ont peut être plus de nucléaire mais y polluent et pas qu’un peu, et la moitié ça vient chez nous avec les nuages et le vent. Le chiffre y montre aussi que les américains au moins, ils assument : j’ai une grosse bagnole, je pollue… et je vous emmerde. Au moins c’est clair, faut respecter ça. Et pour les allemands, ben voilà, ils se la jouent écolos mais y polluent plus que nous. Et je vous signale que je suis venu ici à pied moi. Matin, midi et soir, je viens et je rentre chez moi à pied Monsieur, je pollue pas. »

Michel Fromage : « Les allemands, y ont beau nous dire qu’y sont organisés, responsables, disciplinés et tout leur baratin, au final y crachent plus de CO2 que nous. C’est grâce au nucléaire qu’on pollue pas nous, grâce au Général. Paix à son âme au grand, il nous a sorti du pétrin y’a cinquante ans contre vous savez qui (Michel fait alors un clin d’œil appuyé à Roger son « ami du parti ») et y nous aide encore aujourd’hui vous vous rendez compte ! Et les américains y polluent pas mal les sagouins, on devrait leur offrir un stage ici, qu’y voient comment on fait pour pas polluer : petite ballade matinale le matin, journal et un ptit blanc derrière la cravate chez Michel, boulot, à midi, plat du jour chez Michel, re-boulot et solide apéro le soir avec les copains avant de se rentrer chez maman. Avec un programme comme ça vous savez, c’est la belle vie et pas besoin de voiture pas vrai ? On pollue pas et on vit heureux ! »

Merci messieurs pour vos réactions…

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Hamburgers et doigts gras aux USA

La nourriture américaine, si souvent raillée ici en France, recèle pourtant quelques joyaux, dont l’emblématique hamburger, sur lequel nous souhaitons aujourd’hui vous apporter un petit éclairage tiré d’une expérience estivale.

Le hamburger, un concept unique !

Le hamburger recèle de très nombreux avantages : il est équilibré (pour rappel, voir l’enquête que nous avions menée sur ce sujet), pratique (se mange avec les mains, nous reviendrons d’ailleurs sur ce point fondamental et ambigu), économique, simple à faire et déclinable en autant de variétés que de consommateurs. Malheureusement, le hamburger est fier, avec un gros ego, et n’imagine pas se présenter seul devant le consommateur, il lui faut sa cour et la totalité des enseignes de restauration rapide proposent leurs produits phares (hamburger, tacos, poulet…) dans des menus accompagnés de frites, ronds d’oignons frits, sodas, sauces, glaces… Un cocktail explosif pour vos artères si vous décidez d’explorer la profondeur de gamme de ces restaurants. Et c’est souvent le cas car force est de constater qu’il est difficile de résister à nos bas instincts animaux, dont celui de se vautrer comme des pourceaux dans ce vaste univers de graillon sucré-salé parfaitement calibré, fruit d’années de réflexions pour satisfaire le client roi.

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Vigilance !

Il résulte malheureusement de ce concept alimentaire/culinaire, excellente au demeurant, qu’on termine le repas (mangé toujours trop vite) le plus souvent avec le bide lesté et ballonné, les mains grasses et luisantes et l’haleine pâteuse. Et ce n’est pas tout, prenez garde à d’autres effets « collatéraux »:

– d’abord, la mise en cause de votre sécurité routière. Si vous prenez la route après un tel repas, attention à la glissance de vos mains et nous vous conseillons fortement d’opter pour un volant moumoute (environ 10 dollars chez Wal Mart) qui sécurisera votre conduite ou vous permettra de vous essuyer sur le volant plutôt que sur le pantalon,

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- ensuite, après le repas, soyez prêts à vivre dans une ambiance de « graillon permanent » car l’odeur de cuisine-grill a imprégné de manière durable vos doigts dès que vous les approcherez de votre nez, vous serez saisi par l’odeur. A vrai dire, ce n’est pas fondamentalement désagréable mais à la longue, ça finit par accaparer votre esprit, vous focalisez dessus et pour les plus fragiles, ça peut aller jusqu’à filer la gerbe.

– aussi, votre digestion risque d’être perturbée du fait de la combinaison d’un excès  de graisses, de lipides et de sucres dans le même menu : hamburger (seul aliment fondamentalement sain mais à fort potentiel grailloneux à cause du patty, particulièrement marqué chez Burger King par exemple) + frites (grasses et salées)+ soda (extra sucré) + sauces (ketchup, mayonnaise…) + éventuellement glace. Tout cela va créer dans votre estomac une violente réaction qui se traduira généralement par une laborieuse et interminable digestion accompagnée d’une désagréable impression de trop plein,

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– autre problème de ce type d’alimentation, le risque de tâche sur les vêtements. Mais contrairement à d’autres plats où le risque (connu) existe principalement à table (spaghetti bolognaises, plats en sauce, soupe avec croutons…), avec le hamburger et ses accompagnements c’est plus subtil car le gras a imprégné vos doigts pour vous tâcher après le repas et pas pendant. La vigilance relâchée et un geste malencontreux (lissage de la cravate avant d’entrer en réunion, mains sur les hanches de la chemise, croisement de bras devant un collègue…) et c’est la médaille assurée plus la réputation de gros cochon à table,

- enfin, le hamburger dans son époque. Avec l’évolution de la technologie, force est de constater que les doigts (notamment l’index) ont progressivement pris le pas sur les autres parties du corps comme prolongement naturel du cerveau. Or avoir les doigts gras est désastreux pour l’usage de  smartphones et autres écrans tactiles. Pour peu qu’il y ait un rayon de soleil et l’on y voit plus rien sinon les trainées d’huile OGM laissées par l’index ! Pensez donc à consulter votre Iphone 4 avant de manger chez Ronald.

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Conclusion

Ce modeste billet est un condensé des différents symptômes et impressions constatés suite à la répétition de repas dans des fast foods sur plusieurs jours. Il n’y a évidemment pas de conclusion générique (du genre « manger US ne s’improvise pas ») mais de simples conseils fondés sur l’expérience et qui permettront d’apprécier un menu burger sereinement, à sa juste valeur. Car oui, le burger est et reste un concept magique, une merveilleuse recette, propice à toutes les innovations et audaces culinaires, au plus grand bénéfice de nous tous consommateurs.

François

PS : je profite de ce billet pour militer en faveur du concept de hamburger pré-découpé en quatre avec quatre pics, sur le modèles des sandwichs clubs ou des pizza.