3 September 2010

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J’ai fait un mauvais rêve.

Imaginez vous chers lecteurs que ce matin je suis heureux. Heureux de retrouver la réalité.
Cette nuit, en effet, j’ai fait un très mauvais rêve.

Figurez vous que j’ai rêvé que nous avions élu un Président de la République super autoritaire. Un président élu démocratiquement qui avait réussi à se faire détester par près de la moitié de la population.

Dans mon mauvais rêve, la France s’était radicalisée. Les gens s’opposaient les uns aux autres. Les chômeurs étaient stigmatisés par les salariés. Les immigrés et les jeunes de banlieue étaient assimilés à des délinquants. Les fonctionnaires à des fainéants. Du coup, les partis extrémistes gagnaient du terrain et mon président, de droite, devenait de plus en plus de droite…

Dans mon rêve, mon Président de la République démocratiquement élu avait conclu un pacte avec l’ancien Président pour lui épargner tout souci judiciaire. Mon président avait tous les pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) mais aussi médiatiques grâce à sa bande de copains riches propriétaires d’entreprises médias audio visuelles ou presse.

Mon Président avait réussi l’exploit de se faire élire en dépit de l’accusation, (preuves à l’appui par un journal sérieux) de corruption pour avoir reçu plus de deux millions de francs d’avantages en nature (travaux) de la part d’un promoteur immobilier travaillant sur sa commune.

cecilia.jpgDans ce rêve, mon Président demandait à ses amis patrons dans les médias et l’édition de faire virer le rédacteur en chef d’un magazine qui avait osé publier une photo de sa femme et son amant. Il demandait à ces mêmes amis d’empêcher la publication d’un ouvrage jugé discourtois pour son épouse. Il menaçait la rédaction d’une télé publique de représailles après son élection. Il privait une journaliste de son accréditation car il était mécontent de la couverture de certains évènements le concernant.

pasqua.jpgDans mon rêve, la France était gérée comme Neuilly sur Seine et le Conseil général des Hauts de Seine. Les riches devenaient de plus en plus riches. Ils se concentraient dans des quartiers et des écoles spécifiques mais ils avaient de plus en plus peur et demandaient à être protégés par de nombreuses forces de police. Des affaires de corruption étaient parfois ébruitées mais elles ne sortaient jamais et ne donnaient jamais lieu à condamnation. Le clientélisme était devenu une pratique courante jugée de plus en plus normale.

pollution.jpgDans mon mauvais rêve, la France se fichait pas mal de l’environnement et du développement durable. Elle continuait de prendre du retard sur ses partenaires européens dans ce domaine. En revanche, elle construisait beaucoup de prisons qui étaient toujours saturées.

manif.jpgDans mon rêve, le fossé entre les riches et les pauvres devenait obscène. Les tensions sociales étaient exacerbées par le sentiment d’injustice et la désignation par une presse complaisante de boucs émissaires (les Rmistes, les chômeurs, les immigrés, les fonctionnaires). De fréquentes révoltes éclataient parfois. Elles étaient matées par les moyens croissants en matière de sécurité. La France était sous tension. La consommation d’antidépresseurs continuait de croître.

haine.jpgDans mon mauvais rêve, tout le monde (entreprises et particuliers) voulait payer moins d’impôts alors tout le monde avait moins de services publics. Les pauvres avaient moins de protection sociale. Les riches avaient recours à des assurances privées.. Les disparités territoriales grandissaient. L’attractivité économique de la France diminuait car ce qui attirait, avant, les entreprises étrangères s’étaient justement une certaine qualité de vie, une certaine cohésion sociale et des services sanitaires et sociaux de bon niveau. Les chercheurs, les artistes et tout ce que le monde compte de personnalités brillantes n’étaient plus attirés par une France sous tension, repliée sur elle-même…

globe.jpgDans mon rêve, le monde n’aimait plus la France. Elle avait totalement perdu son image de patrie accueillante des Droits de l’Homme. Elle avait trop stigmatisé les immigrés du Maghreb et d’Afrique noire, trop refusé de donner une chance à la Turquie, trop continué à privilégier la real politik pour faire du business… Ma France avait perdu toute crédibilité internationale.

Dans mon rêve, la France n’était plus appréciée pour son dynamisme culturel. Toutes les aides avaient été supprimées et les artistes étrangers avaient renoncé à subir les tracasseries et humiliations administratives pour venir dans notre pays.

colere.jpgDans mon rêve, le Président ne quittait plus sa tour d’ivoire. Très autoritaire au moment de son élection, il était devenu autocrate. Supportant très mal les critiques avant d’être Président, il était devenu parano !

Heureusement, je me suis réveillé en sursaut au moment où j’imaginais que mon Président, ce Président, avait été élu avec près de 55% des voix face à une femme qui, bien que moins brillante à l’oral que lui et assez autoritaire, avait fait toute sa campagne sur l’écoute des citoyens et la cohésion sociale.

Alors, je me suis assis sur mon lit. J’ai repris mes esprits et j’ai réalisé que ce n’était qu’un mauvais rêve. Que le pire n’était jamais sûr. Et que le second tour de l’élection présidentielle était pour demain.

Moi aussi, je sais pour qui je ne vais pas voter !!!

Laurent

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Au 1° tour, je vote « utile »! Je me fais plaisir!

A la veille de ce 1° tour, une question reste (et restera) en suspens pour beaucoup d’électeurs jusqu’à l’isoloir : faut il ou non voter « utile » ?

Attention à la version officielle !camenbert.jpg
Cette question est évidemment rendue légitime par le souvenir du 21 avril 2002 et l’élimination de la gauche au second tour de la présidentielle. Mais avant de proposer d’y répondre, analysons ce qui s’était réellement passé en 2002.

La raison officielle rabattue par tous les medias à l’époque et reprise par le PS aujourd’hui serait la dispersion des voix à gauche avec les 5% de Chevènement et les 2,3% de Taubira. L’examen des chiffres démontrent pourtant que ce n’est pas aussi simpliste.

LES CHIFFRES
Election 1° tour de 1995
Score de Jospin, candidat unique PS-PRG-Mouvement des Citoyens = 7,1 millions de voixchiffres.jpg

Election 1° tour de 2002
Score de Jospin, candidat PS = 4,6 millions de voix
Score de Taubira, candidate PRG = 0,6 millions de voix
Score de Chevènement, candidat MDC = 1,5 millions de voix
Total de la gauche PS+PRG+MDC = 6,7 millions de voix

Question
mage.jpgMais où étaient donc passés les 400 000 électeurs de Jospin en 1995 qui ne se sont reportés ni sur Taubira, ni sur Chevènement en 2002 ?

Réponse:    A la pèche !peche1.jpg
Si certains se sont certainement un peu dispersé sur l’extrême gauche et les Verts, la plupart n’est tout simplement pas aller voter au 1° tour. Le taux de participation a diminué de 5% entre les 1° tours de 1995 et 2005.

cqfd.jpgSi Jospin a été éliminé en 2002, c’est d’abord et avant tout parce que son électorat PS ne s’est pas déplacé. Rappel : il ne lui manquait que 190 000 voix pour se qualifier. Avant le 1° tour, les medias ne s’intéressaient qu’au second tour Chirac-Jospin annoncé dans tous les sondages.

Revenons à 2007!

Au 1° tour, je vote POUR!
On veut nous empêcher de voter POUR un (ou une) candidat(e) de notre choix au 1° tour.  On détourne l’esprit du système français à deux tours qui permet de mesurer le poids réel respectif de toutes les forces en présence au 1° tour.

Les électeurs PS iront voter cette fois-ci.
plaisir1.jpgAlors QUE TOUT LE MONDE AILLE VOTER d’une part,
et POUR LE OU LA CANDIDATE dont il se sent le plus proche d’autre part.
Et tout se passera bien.

Au 2° tour, CONTRE?
arbitre.jpgQuel-le- que soit l’élu –e-, il ou elle aura une vision juste et précise de la réalité politique française. Il sera alors temps que les alliances se fassent et l’on pourra alors voter CONTRE.

Laurent

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Sarkozy et les patrons media: vers un Berlusconi à la française?

Avant de, peut-être, confier un pouvoir quasi monarchique pendant au moins 5 ans à un homme, il faut s’intéresser à ses relations avec le quatrième pouvoir, celui des médias. Dans un pays caractérisé par la dépendance des pouvoirs législatif et judiciaire au pouvoir exécutif (et donc au Président), ce contre pouvoir constitue une condition de survie de notre démocratie.

En France, les principaux supports de presse-media audiovisuels sont détenus par des groupes industriels très dépendants des marchés publics et donc de leurs relations avec le pouvoir. Nicolas Sarkozy l’a bien compris et s’est constitué, au fil des ans, un réseau amical et intéressé avec les principaux patrons de groupes médias. La preuve par 5 grands patrons de presse parmi les meilleurs amis de Nicolas Sarkozy…

Un « frère » éternellement reconnaissant.
cavm5gtj.jpg C’est peu dire qu’Arnaud Lagardère assume son amitié avec Nicolas Sarkozy, son « frère » comme il l’a désigné lors d’un séminaire du groupe en 2005. Si la relation d’amitié remonte à loin, Arnaud Lagardère sera toujours reconnaissant à son ami, sitôt nommé ministre de l’Economie, de l’avoir aidé en 2004 à régler le difficile héritage de feu Jean-Luc Lagardère, rendu complexe par les démarches de la belle mère d’Arnaud. Depuis, l’homme d’affaires a affiché son soutien au candidat à la présidentielle en intervenant lors de l’un de ses meetings.

Un empire media

paris-match.jpgArnaud Lagardère contrôle des journaux et magazines (Paris Match, Elle, Journal du Dimanche, Télé7jours, France-Dimanche, Première, etc.), des radios (Europe n°1, Europe 2, RFM et d’autres radios musicales) et TV cablées-Internet (MCM, Canal J, la Chaine Météo ( ?), etc.).

Un des principaux annonceurs publicitaires
Le groupe Lagardère détient surtout une des principales régies commerciales publicitaires Radio, TV, Internet, dont tous les medias dépendent indirectement

caybkz69.jpgLa dépendance des marchés publics: Les autres activités du Groupe Lagardère (notamment dans l’aéronautique avec EADS) dépendent, plus ou moins, directement du gouvernement et des marchés publics d’Etat.

caejo9uf.jpgLe meilleur ami. Martin Bouygues et Nicolas Sarkozy se sont connus quand le candidat à l’élection présidentielle n’était que le jeune maire de Neuilly. Depuis, Nicolas Sarkozy considère le patron du géant du BTP et des médias comme son « meilleur ami ». Les conversations téléphoniques sont quasi quotidiennes. Martin Bouygues fut même avec Bernard Arnault le témoin de son mariage avec Cécilia. Il est également le parrain de son fils Louis.

Le contrôle de la 1° chaîne de TV française
Outre TF1 (31,6 % de part d’audience en 2006), Bouygues détient également LCI, Eurosport, TMC et d’autres chaînes câblées.
La dépendance des marchés publics: les autres activités du Groupe Bouygues (Télécom et BTP) dépendent, plus ou moins, directement du gouvernement et de marchés publics.

 

caelgcr1.jpg L’ami témoin de mariage. Au mariage de Nicolas et Cécilia Sarkozy en 1996, Bernard Arnault fut l’autre témoin du marié, avec Martin Bouygues. Là encore, les liens se sont noués à l’époque Neuilly. Nicolas Bazire, ancien du cabinet Balladur à Matignon, pilier du groupe Arnault et autre très proche de Nicolas Sarkozy assure la continuité des liens.
Parmi les activités du groupe de luxe LVMH dirigé par Arnault, on trouve également des medias comme La Tribune, Investir ou Radio Classique.

L’ultra libéral reconnaissant. cacqri16.jpg

Serge Dassault, déçu du chiraquisme, ne fait pas mystère de son soutien à Nicolas Sarkozy, plus enclin à ses yeux à conduire des réformes d’inspiration libérale et à « dire la vérité ». A savoir « que la France est en faillite (…), que les acquis sociaux, on ne peut plus les payer ». Le sénateur serait également reconnaissant à Nicolas Sarkozy pour des raisons plus personnelles. Il est client du cabinet d’avocats auquel est associé le ministre, qui aurait facilité la mise en œuvre de l’héritage de Marcel Dassault.
Dassault est propriétaire du groupe Socpresse dont le fleuron reste le premier quotidien français le Figaro.
La dépendance des marchés publics
: inutile de préciser combien les autres activités du groupe Dassault sont dépendantes des marchés publics d’Etat et de ces bonnes relations avec le pouvoir.

le copain de vélo.

pinault.jpgOn dit de François Pinault qu’il a vainement tenté de plaider la cause de Nicolas Sarkozy auprès de Jacques Chirac, après la « traîtrise » de 1995. Nicolas Sarkozy et François Pinault partagent une même passion pour le vélo. Patron historique du groupe PPR qu’il transmet peu à peu à son fils, François Pinault est propriétaire de quelques supports de presse dont le magazine Le Point.

Et beaucoup de copains journalistes!
La liste des autres dirigeants ou journalistes de presse et médias audiovisuels proche de Nicolas Sarkosy est encore longue (Edouard de Rothchild –nouvel actionnaire majoritaire de Libération-, Jean-Pierre Elkabach –Europe1-, Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte –TF1-, Franz Olivier Giesberg –le Point-, Michel Denisot –canal+-, etc.)

Sarkozy: un petit susceptible au bras long
Le Sarkozy candidat se révèle particulièrement caractériel, colérique et vindicatif vis-à-vis des médias. Quelques exemples récents :

Arnaud, vire moi ce mec!cecilia.jpg
Alain Genestar, directeur de Paris Match est viré pour avoir laissé paraître, en août 2005, une photo de Cécilia Sarkosy avec son compagnon de l’époque. Photo qui avait mis en rage Nicolas Sarkosy. Merci mon ami Arnaud Lagardère !

Touche pas à ma femme!
Selon le Canard Enchainé (16/11/05), Nicolas Sarkosy serait intervenu pour empêcher la publication d’un livre sur Cécilia Sarkosy en octobre 2005.

Saquez moi cette petite emmerdeuse!
Selon le syndicat de journalistes SAJ-UNSA, il serait également intervenu pour supprimer l’accréditation d’une jeune journaliste de l’AFP, Raphaëlle Picard. L’auteur avait commis un reportage sur des perquisitions menées par erreur, lors de la descente massive de police aux Mureaux, à 5h30 du matin le 4 octobre 2006.

Edouard, fais le ménage chez toi!
Le 7 mars 2007, Nicolas Sarkozy se serait plaint auprès de son ami, actionnaire principal du journal Libération, Édouard de Rothschild, d’un titre outrancier : « ISF de Sarkozy : Le soupçon. » et aurait qualifié Libération de « journal de gauche de merde » (info confirmée par son PDG Laurent Joffrin).

J’aurai votre peau quand je serai président!caqdwz4d.jpg
« Personne n’est là pour m’accueillir. Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder. » Selon le Canard Enchaîné (21/03/07), ces propos de Nicolas Sarkosy s’adressaient à la Direction de France Télévision après que le candidat ait dû attendre pour se faire maquiller avant de passer à l’émission France Europe Express de Christine Okrent.

Les médias publics bientôt mis au pas
France-Télévision et l’ensemble des médias publics restent les derniers medias audiovisuels importants non directement liés à Nicolas Sarkosy (leurs dirigeants ont été nommés par le clan Chirac). Nul doute que si Nicolas Sarkosy est élu président dans un mois, cette anomalie sera vite corrigée.

Même cause, mêmes effets: bientôt la dérive Berlusconi…dr_berlusconi_sarko.jpg
En France, on a beaucoup stigmatisé le système clanique mis en place par Silvio Berlusconi pour contrôler l’opinion grâce à un mélange de marketing politique, d’intérêts croisés avec la presse et l’édition, et la mainmise sur le paysage audiovisuel. Sous une forme à peine différente, l’élection de Nicolas Sarkosy pourrait nous conduire à la même situation.

…Un Berlusconi sans les ennuis judiciaires!
Silvio Berlusconi a exercé le pouvoir de 1994 à 2006 avec seulement une interruption de quelques années liée notamment à ses déboires judiciaires. En 2006, il perd de justesse en raison de la mauvaise image donnée par ses ennuis judicaires. Heureusement en France, la justice ne pourra jamais rien faire contre un Nicolas Sarkozy, Président de la République

Laurent

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L’Elysée plutôt que le tribunal: la méthode Chirac

Rassurez vous cet article ne traite pas du ralliement de Chirac au candidat de l’UMP (expédié en 2 mn chrono). Tout le monde s’en fout! Je vous propose plutôt de revenir sur les circonstances dans lesquelles Chirac est parvenu et resté à l’Elysée. Souvenez vous !

mairie1.jpgEtape 1. Un homme politique peu honnête. Avant 1995, Chirac accumule les casseroles et les malversations, notamment pendant son règne à la mairie de Paris et au RPR (emplois fictifs, frais de bouche, faux électeurs…). Il est entouré de collaborateurs impliqués dans ses magouilles qui pour certains vont trinquer (seulement un petit peu) Juppé, Tibéri…

silence.jpgEtape 2. Impunité et silence I. La fin de règne de Mitterrand se caractérise par la révélation des nombreux scandales et magouilles (écoutes téléphoniques, financements des partis politiques…) La presse française se fait, déjà, remarquer par sa mollesse stigmatisée par les journalistes du monde entier.

chirac.jpg

Etape 3. Un magouilleur président de la République Française I. Les extrémistes à 20% ! Les partis et les hommes politiques traditionnels sont de plus en plus critiqués. Le discours « tous pourris » touche de plus en plus de gens. Les partis extrémistes font 20% aux élections présidentielles de 1995 (15% Le Pen ; 5% Laguiller). Chirac est élu après avoir obtenu seulement 20% des voix au 1° tour.

justice.jpgEtape 4. La justice aux ordres ! Quelques affaires impliquant Chirac sortent péniblement les unes après les autres. Certains juges d’instruction, qui croient encore à l’indépendance de la justice, essaient de s’en emparer. Juges Courroye, Halphen… Le parquet (le Ministère) et quelques juges aux ordres étouffent, prescrivent ou classent, parfois spectaculairement (hélicoptère dans l’Himalaya) une à une tous les affaires touchant Chirac et le RPR.

tv.jpgEtape 5. Impunité et silence II. Devant de tels comportements, la presse française se fait encore remarquer par sa lâcheté et son manque de ténacité. A l’exception de quelques titres de presse écrite, les principaux medias audiovisuels se caractérisent par leur faible perspicacité et un sentiment de connivence avec les dirigeants. Le capital de nos principaux médias (radios, TV) et le comportement de nos journalistes constituent un inépuisable sujet de moquerie de la part de nos amis européens et américains. Le système médiatique français veille à la quiétude de ses élites et de son monarque (depuis l’ORTF rien ne semble avoir changé)

fn1.jpgEtape 6. Les extrémistes à 30%. Le rejet des partis traditionnels se poursuit. Les partis extrémistes font désormais 30% des voix au premier tour des présidentielles en 2002. 10% pour l’extrême gauche (Laguiller + Besancennot), 20% extrême droite (Mégret + Le Pen)

chirac.jpgEtape 7 : Le magouilleur président sauveur de la République Française II. La France se ridiculise aux yeux du monde en proposant au second tour de la présidentielle Chirac le magouilleur contre Le Pen le fasciste. Chirac le tricheur est élu par plus de 80% des votants avec la casquette de sauveur de la République.
CQFD Fin de la méthode Chirac.

cqfd.jpg

Mais tout cela est du passé, me direz vous. Les choses sont différentes aujourd’hui. En êtes vous vraiment sûr ? Je vous propose un petit quizz :

quizz.jpg

Question 1 : Quel candidat à la présidentielle de 2007 a pour proches collaborateurs des hommes politiques condamnés par la justice pour « prise illégale d’intérêt » ou « corruption » ? Quelques indices :

. Alain Carignon, actuel président du Comité UMP de l’Isère condamné à de la prison ferme en 1996 pour « prise illégale d’intérêts »
. Gérard Longuet, à la direction de l’UMP, plusieurs fois mis en examen pour diverses affaires (financement du Parti républicain, affaire COGEDIM, marchés publics d’Ile-de-France)

prison.jpg

. Alain Juppé, actuel maire UMP de Bordeaux, condamné par la justice pour « prise illégale d’intérêt ».
. Pierre Bédier, Président UMP du CG des Yvelynes, jusqu’à sa condamnation pour « recel d’abus de biens sociaux » et « corruption passive » en décembre 2006.
. Patrick Balkany, actuel maire UMP de Levallois, condamné (ainsi que sa femme) pour « prise illégale d’intérêt ».

Question 2 : Quel candidat est soupçonné (factures à l’appui) d’avoir profité de sa situation de maire de Neuilly sur Seine pour bénéficier de plus de 300 000 euros d’avantages matériels de la part d’un promoteur immobilier travaillant dans sa commune?

216861.jpg

Question 3 : Dans quel pays, les journalistes peuvent ils avoir sous la main un tel scandale et l’oublier au bout d’une semaine de peur de fâcher les actionnaires de leurs entreprises de médias (TV, radio, presse) par ailleurs importants fournisseurs de marché public ?

tour.jpgQuestion 4. Quel score pour les représentants des partis extrémistes aux élections 2007 ? Quelles autres formes prendront le raz le bol des français devant l’impunité et la connivence dont bénéficient leurs élites ?

Je laisse les lecteurs apporter leurs propres réponses.

Quelques autres questions encore pour terminer.

  1. Quand cesserons nous d’être la seule démocratie du monde à vénérer nos élites jusqu’à tolérer leurs dérapages et leurs malversations ?
  2. Quand cesseront la connivence et la consanguinité de notre système médiaco-journalistique avec les élites politiques et économiques ?
  3. Quand nos politiques cesseront ils de jouer avec le feu en laissant progresser les partis extrémistes ?

Le débat est ouvert !