Imaginez vous chers lecteurs que ce matin je suis heureux. Heureux de retrouver la réalité.
Cette nuit, en effet, j’ai fait un très mauvais rêve.
Figurez vous que j’ai rêvé que nous avions élu un Président de la République super autoritaire. Un président élu démocratiquement qui avait réussi à se faire détester par près de la moitié de la population.
Dans mon mauvais rêve, la France s’était radicalisée. Les gens s’opposaient les uns aux autres. Les chômeurs étaient stigmatisés par les salariés. Les immigrés et les jeunes de banlieue étaient assimilés à des délinquants. Les fonctionnaires à des fainéants. Du coup, les partis extrémistes gagnaient du terrain et mon président, de droite, devenait de plus en plus de droite…
Dans mon rêve, mon Président de la République démocratiquement élu avait conclu un pacte avec l’ancien Président pour lui épargner tout souci judiciaire. Mon président avait tous les pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) mais aussi médiatiques grâce à sa bande de copains riches propriétaires d’entreprises médias audio visuelles ou presse.
Mon Président avait réussi l’exploit de se faire élire en dépit de l’accusation, (preuves à l’appui par un journal sérieux) de corruption pour avoir reçu plus de deux millions de francs d’avantages en nature (travaux) de la part d’un promoteur immobilier travaillant sur sa commune.
Dans ce rêve, mon Président demandait à ses amis patrons dans les médias et l’édition de faire virer le rédacteur en chef d’un magazine qui avait osé publier une photo de sa femme et son amant. Il demandait à ces mêmes amis d’empêcher la publication d’un ouvrage jugé discourtois pour son épouse. Il menaçait la rédaction d’une télé publique de représailles après son élection. Il privait une journaliste de son accréditation car il était mécontent de la couverture de certains évènements le concernant.
Dans mon rêve, la France était gérée comme Neuilly sur Seine et le Conseil général des Hauts de Seine. Les riches devenaient de plus en plus riches. Ils se concentraient dans des quartiers et des écoles spécifiques mais ils avaient de plus en plus peur et demandaient à être protégés par de nombreuses forces de police. Des affaires de corruption étaient parfois ébruitées mais elles ne sortaient jamais et ne donnaient jamais lieu à condamnation. Le clientélisme était devenu une pratique courante jugée de plus en plus normale.
Dans mon mauvais rêve, la France se fichait pas mal de l’environnement et du développement durable. Elle continuait de prendre du retard sur ses partenaires européens dans ce domaine. En revanche, elle construisait beaucoup de prisons qui étaient toujours saturées.
Dans mon rêve, le fossé entre les riches et les pauvres devenait obscène. Les tensions sociales étaient exacerbées par le sentiment d’injustice et la désignation par une presse complaisante de boucs émissaires (les Rmistes, les chômeurs, les immigrés, les fonctionnaires). De fréquentes révoltes éclataient parfois. Elles étaient matées par les moyens croissants en matière de sécurité. La France était sous tension. La consommation d’antidépresseurs continuait de croître.
Dans mon mauvais rêve, tout le monde (entreprises et particuliers) voulait payer moins d’impôts alors tout le monde avait moins de services publics. Les pauvres avaient moins de protection sociale. Les riches avaient recours à des assurances privées.. Les disparités territoriales grandissaient. L’attractivité économique de la France diminuait car ce qui attirait, avant, les entreprises étrangères s’étaient justement une certaine qualité de vie, une certaine cohésion sociale et des services sanitaires et sociaux de bon niveau. Les chercheurs, les artistes et tout ce que le monde compte de personnalités brillantes n’étaient plus attirés par une France sous tension, repliée sur elle-même…
Dans mon rêve, le monde n’aimait plus la France. Elle avait totalement perdu son image de patrie accueillante des Droits de l’Homme. Elle avait trop stigmatisé les immigrés du Maghreb et d’Afrique noire, trop refusé de donner une chance à la Turquie, trop continué à privilégier la real politik pour faire du business… Ma France avait perdu toute crédibilité internationale.
Dans mon rêve, la France n’était plus appréciée pour son dynamisme culturel. Toutes les aides avaient été supprimées et les artistes étrangers avaient renoncé à subir les tracasseries et humiliations administratives pour venir dans notre pays.
Dans mon rêve, le Président ne quittait plus sa tour d’ivoire. Très autoritaire au moment de son élection, il était devenu autocrate. Supportant très mal les critiques avant d’être Président, il était devenu parano !
Heureusement, je me suis réveillé en sursaut au moment où j’imaginais que mon Président, ce Président, avait été élu avec près de 55% des voix face à une femme qui, bien que moins brillante à l’oral que lui et assez autoritaire, avait fait toute sa campagne sur l’écoute des citoyens et la cohésion sociale.
Alors, je me suis assis sur mon lit. J’ai repris mes esprits et j’ai réalisé que ce n’était qu’un mauvais rêve. Que le pire n’était jamais sûr. Et que le second tour de l’élection présidentielle était pour demain.
Moi aussi, je sais pour qui je ne vais pas voter !!!
Laurent

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Mais où étaient donc passés les 400 000 électeurs de Jospin en 1995 qui ne se sont reportés ni sur Taubira, ni sur Chevènement en 2002 ?
Si Jospin a été éliminé en 2002, c’est d’abord et avant tout parce que son électorat PS ne s’est pas déplacé. Rappel : il ne lui manquait que 190 000 voix pour se qualifier. Avant le 1° tour, les medias ne s’intéressaient qu’au second tour Chirac-Jospin annoncé dans tous les sondages.
Alors QUE TOUT LE MONDE AILLE VOTER d’une part,
Quel-le- que soit l’élu –e-, il ou elle aura une vision juste et précise de la réalité politique française. Il sera alors temps que les alliances se fassent et l’on pourra alors voter CONTRE.
C’est peu dire qu’Arnaud Lagardère assume son amitié avec Nicolas Sarkozy, son « frère » comme il l’a désigné lors d’un séminaire du groupe en 2005. Si la relation d’amitié remonte à loin, Arnaud Lagardère sera toujours reconnaissant à son ami, sitôt nommé ministre de l’Economie, de l’avoir aidé en 2004 à régler le difficile héritage de feu Jean-Luc Lagardère, rendu complexe par les démarches de la belle mère d’Arnaud. Depuis, l’homme d’affaires a affiché son soutien au candidat à la présidentielle en intervenant lors de l’un de ses meetings.
Arnaud Lagardère contrôle des journaux et magazines (Paris Match, Elle, Journal du Dimanche, Télé7jours, France-Dimanche, Première, etc.), des radios (Europe n°1, Europe 2, RFM et d’autres radios musicales) et TV cablées-Internet (MCM, Canal J, la Chaine Météo ( ?), etc.).
La dépendance des marchés publics: Les autres activités du Groupe Lagardère (notamment dans l’aéronautique avec EADS) dépendent, plus ou moins, directement du gouvernement et des marchés publics d’Etat.
Le meilleur ami. Martin Bouygues et Nicolas Sarkozy se sont connus quand le candidat à l’élection présidentielle n’était que le jeune maire de Neuilly. Depuis, Nicolas Sarkozy considère le patron du géant du BTP et des médias comme son « meilleur ami ». Les conversations téléphoniques sont quasi quotidiennes. Martin Bouygues fut même avec Bernard Arnault le témoin de son mariage avec Cécilia. Il est également le parrain de son fils Louis.
L’ami témoin de mariage. Au mariage de Nicolas et Cécilia Sarkozy en 1996, Bernard Arnault fut l’autre témoin du marié, avec Martin Bouygues. Là encore, les liens se sont noués à l’époque Neuilly. Nicolas Bazire, ancien du cabinet Balladur à Matignon, pilier du groupe Arnault et autre très proche de Nicolas Sarkozy assure la continuité des liens.
On dit de François Pinault qu’il a vainement tenté de plaider la cause de Nicolas Sarkozy auprès de Jacques Chirac, après la « traîtrise » de 1995. Nicolas Sarkozy et François Pinault partagent une même passion pour le vélo. Patron historique du groupe PPR qu’il transmet peu à peu à son fils, François Pinault est propriétaire de quelques supports de presse dont le magazine Le Point.


Etape 1. Un homme politique peu honnête. Avant 1995, Chirac accumule les casseroles et les malversations, notamment pendant son règne à la mairie de Paris et au RPR (emplois fictifs, frais de bouche, faux électeurs…). Il est entouré de collaborateurs impliqués dans ses magouilles qui pour certains vont trinquer (seulement un petit peu) Juppé, Tibéri…
Etape 2. Impunité et silence I. La fin de règne de Mitterrand se caractérise par la révélation des nombreux scandales et magouilles (écoutes téléphoniques, financements des partis politiques…) La presse française se fait, déjà, remarquer par sa mollesse stigmatisée par les journalistes du monde entier.
Etape 4. La justice aux ordres ! Quelques affaires impliquant Chirac sortent péniblement les unes après les autres. Certains juges d’instruction, qui croient encore à l’indépendance de la justice, essaient de s’en emparer. Juges Courroye, Halphen… Le parquet (le Ministère) et quelques juges aux ordres étouffent, prescrivent ou classent, parfois spectaculairement (hélicoptère dans l’Himalaya) une à une tous les affaires touchant Chirac et le RPR.
Etape 5. Impunité et silence II. Devant de tels comportements, la presse française se fait encore remarquer par sa lâcheté et son manque de ténacité. A l’exception de quelques titres de presse écrite, les principaux medias audiovisuels se caractérisent par leur faible perspicacité et un sentiment de connivence avec les dirigeants. Le capital de nos principaux médias (radios, TV) et le comportement de nos journalistes constituent un inépuisable sujet de moquerie de la part de nos amis européens et américains. Le système médiatique français veille à la quiétude de ses élites et de son monarque (depuis l’ORTF rien ne semble avoir changé)
Etape 6. Les extrémistes à 30%. Le rejet des partis traditionnels se poursuit. Les partis extrémistes font désormais 30% des voix au premier tour des présidentielles en 2002. 10% pour l’extrême gauche (Laguiller + Besancennot), 20% extrême droite (Mégret + Le Pen)



Question 4. Quel score pour les représentants des partis extrémistes aux élections 2007 ? Quelles autres formes prendront le raz le bol des français devant l’impunité et la connivence dont bénéficient leurs élites ?
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