3 September 2010

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Capitalisme or not capitalisme: Besancenot hésite

besancenot.jpg Le volet économique d’une campagne électorale, c’est important, surtout quand on n’est fondamentalement pas d’accord avec le système dominant. A la gauche de la gauche, bien qu’ils n’aient pu s’entendre, on est d’accord sur au moins une chose : le capitalisme n’a rien de bon (ou si peu). Après Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière), poursuivons notre revue d’effectif avec Olivier Besancenot (Ligue Communiste Révolutionnaire).

Pluie de critiques

livre-lcr.jpg A la LCR, il existe une bible, le manifeste : document en perpétuels travaux, il n’en est pas moins explicite. Intitulé « changer radicalement de logique », il se veut une alternative socialiste au capitalisme libéral.

En effet, dans la mondialisation libérale, les marchés dictent leur volonté, décident au nom du profit et de la rentabilité et les besoins humains sont niés. Le capitalisme y est présenté comme « exploiteur » et le salarié comme « asservi ».

A y regarder de plus près pourtant, malgré les violentes critiques et l’emploi répété du terme « alternative », rien n’est proposé pour renverser le système capitaliste : le manifeste ne fait qu’énumérer des exigences, toutes « capitalo-compatibles », et c’est plutôt sur le champ de la démocratie, réinventée grâce à ue révolution, que des propositions sont formulées.

manif-lcr.jpg Et cette ambiguïté, eh bien on la retrouve dans le programme présidentiel d’Olivier Besancenot qui, en parlant de démocratie bafouée aux mains de capitalistes, mélange volontairement système politique (démocratie), institutions (Ve république) et modèle économique (capitalisme) pour se prévaloir du premier (qui ne le ferait pas ?) en tapant toujours plus fort sur les deux autres (à peu de frais).

Problème : quand le candidat Besancenot appelle à une Constituante pour remettre en cause l’ordre économique, social et politique existant et redéfinir une nouvelle architecture, pourquoi pas mais il ne poursuit pas dans la proposition : quelles institutions, quel système économique et avec quelle viabilité ?
 

Aussi, ses propositions économiques ne sont que des modifications d’un capitalisme qu’il conserve en fait : taxer les richesses, prendre sur les profits pour améliorer les salaires, annuler la dette… mais rien contre l’organisation même du système.

Le système est pourri mais l’argent n’a pas d’odeur…

rouge.jpg Dans le paragraphe « Où prendre l’argent pour toutes ces mesures ». Olivier Besancenot nous montre d’ailleurs qu’il s’accommode très facilement de la capacité du capitalisme à créer des richesses. Même sur le dos des salariés exploités ?

 N’écrit-il pas lui-même que « la vraie question n’est pas de savoir si l’argent existe pour satisfaire les besoins sociaux, c’est le cas à l’évidence ».

Oui, l’argent existe car il traduit une création de richesse, qui s’inscrit elle-même dans un cadre capitaliste. Or, à remettre en cause les fondements capitalistes et son mode de fonctionnement (« du pouvoir patronal, de la propriété privée, des moyens de production »), qui peut garantir que cette richesse existera encore ?

Le saut dans le vide… et en courant !

Olivier Besancenot n’assume pas jusqu’au bout ses idées et propositions : il tire à vue (allant jusqu’au  »défouloir anti-droite« ) sur notre système politique et économique mais ne va pas jusqu’à le renverser, quand bien même il serait intrinsèquement inégalitaire ou antidémocratique comme il se plaît à le dire, trop malin qu’il est pour ne pas réaliser qu’il n’a pas d’alternative crédible à proposer.
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saut-vide.jpg La bascule dans l’inconnu est d’ailleurs résumée dans cette fin de discours : « Notre mobilisation et notre détermination peuvent imposer des mesures d’urgence qui changent notre vie et nous débarrassent de la dictature capitaliste ».

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Après moi le déluge…

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François

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Handicap: Dominique Strauss-Kahn dénonce l’inégalité

Initiative à saluer des deux mains: le dernier message de Dominique Strauss-Kahn sur la question du handicap et des inégalités qu’il génère.

Il reconnaît le bien fondé de la loi de 2005 et insiste sur la lenteur et le manque de moyens pour sa mise en œuvre. Il a raison de dénoncer un défaut français récurrent : la lenteur, voire parfois l’absence, d’application des textes.

Selon DSK, le handicap est aussi une inégalité dans le travail et il faut favoriser l’emploi des personnes handicapées.
Dominique Strauss Kahn parle de volonté politique et il a raison !
Comme disait l’illustre Victor Hugo : « Pouvoir n’est que la deuxième force, vouloir est la première ».
françois

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Délocalisations : Royal, Strauss Kahn et Fabius au combat contre les entreprises

dsk-sego-fabius-psNous avons pris connaissance coup sur coup de propositions similaires des candidats du PS pour lutter contre les entreprises qui pratiquent la délocalisation.

Pour Ségolène ROYAL il faut exiger une restitution des aides accordées par la collectivité et « taxer » les entreprises (cf déclarations à l’usine Aubade).
Pour DSK, il faut que les entreprises continuent à payer pendant trois ans la taxe professionnelle et il faut créer un « fonds d’industrialisation » financé par les entreprises (les plus vertueuses paieraient-elles le plus puisque restant en France ?).

A noter que Laurent Fabius reprend la mesure de DSK sur la taxe professionnelle au nom d’un principe de délocalisateur-payeur.

Alors, que penser de ces propositions ?

Les questions – problèmes ? – des charges sociales sur les salaires, des aides (exonérations fiscales, subventions…) accordées par les collectivités locales pour l’implantation d’entreprises ne sont pas évoquées.

Plus inquiétant, pour ne pas dire affligeant, pas un mot sur l’Europe qui est pourtant au coeur du problème avec la question de l’harmonisation fiscale et sociale !

Enfin, il est triste de constater que nos candidats cèdent à la facilité de trouver encore et toujours des boucs émissaires, aujourd’hui les entreprises.

Comment ne pas être déçu par ce manque d’audace et d’inventivité des candidats du PS. Il y a quand même dans le lot, excusez du peu, deux anciens ministres des finances, dont l’un a été premier ministre, et une présidente de région en exercice !

François

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Energie: Ségolène Royal veut baisser la TVA en Europe

Segolene RoyalSégolène Royal a présenté le 11 octobre dernier ses propositions pour l’Europe. Parmi les mesures « concrètes » elle propose une TVA à taux réduit pour les économies d’énergie et les énergies renouvelables.

Au delà de l’audace d’une telle proposition qui, à l’exception de certains extrêmes, serait à peu près acceptée par tout le monde (de l’Europe, du développement durable, ne manque que l’emploi !), trois choses: – Cette TVA s’appliquerait-t-elle sur les biens, sur les services, sur les deux ? – l’Allemagne, un poids lourd européen, ne s’oriente pas du tout vers la voie de l’harmonisation fiscale et encore moins vers la baisse de TVA ? – Enfin, le livre vert européen sur l’énergie (point 2.4) renvoie les questions de fiscalité à la compétence des états membres… Alors, la proposition de Ségolène Royal est-elle réaliste ou n’est-ce que de la poudre aux yeux ? François