François Hollande est mal à l’aise sur l’économie. Crise de l’Europe, déficits publics, prochaine dégradation du triple A…Bien calé dans sa posture de critique de l’action de Sarkozy, Hollande n’ose visiblement pas passer à l’étape des propositions.

Au moins, la vision économique et la stratégie de Sarkozy est claire : réduire les dépenses et viser l’équilibre budgétaire. Point final. Rien pour soutenir la consommation des classes moyennes et populaires ni pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises, pas de politique industrielle, aucune idée pour protéger les emplois français dans la mondialisation. Rien, tous les beaux principes de 2007 se sont évaporés devant les exigences des marchés financiers.

Désolant et lamentable, mais au moins un programme économique qui tient en 1 ligne est facile à comprendre.

Concernant Hollande, la question n’est pas de savoir s’il faudra créer 300 000 emplois d’avenir, ou si le programme économique du PS doit déjà être jeté à la poubelle (par définition, une stratégie sur 5 ans n’est pas sensée être périmée au bout de quelques mois, mais passons).

Non, ce qui nous intéresse, c’est de savoir si Hollande est prêt à assumer un programme économique de rupture avec le néolibéralisme. Le détail des mesures et des arbitrages budgétaires pour l’instant on s’en fout, on voudrait juste savoir si Hollande prévoit de poursuivre dans la même veine que Sarkozy (avec un plus de justice sociale, bien entendu), ou s’il envisage d’engager les priorités économiques sur d’autres bases.

Entre la transition écologique des Verts, la démondialisation de Montebourg ou la révolution citoyenne de Mélenchon, les stratégies de rupture ne manquent pas à gauche. Et l’outillage technique est là, avec les réflexions et propositions des économistes de gauche tels que Piketty, Lordon, Todd ou Cohen.

Maintenant, il faudrait un peu d’audace pour prendre clairement position, au risque de décevoir les électeurs centristes (ben oui). Le courage de reprendre le pouvoir face aux marchés financiers et agences de notation, et de défendre une autre voie au sein d’une Europe qui ne sait plus trop où elle va.

Allez François, jette-toi à l’eau !

 
  • Pete B.

    François va appliquer son régime nutritionnel aux finances publiques, effet garanti !

  • Pervalien Du Val

    d’après mes informations, ce gros lard a déjà repris 4 kilos. Et vous voudriez laisser les commandes de l’avion à ce type si peu fiable ?

  • Mouloud Goussard

    ben voyons. ben voyons. honneement malgre mon clivier pourri je pense pouvouir exprimer queluques idees. ce hollande ne nous mene pas en blegique, ant qu e c’et pas l’espagne qui li’snipire !!!!!!!
    je croi plutot uq’en tant qu bon francoukllars, il preferee se taper la segolène, le ptit cul dela bourgoise, ça fai pa s de mal!!!!!
    bon après ça, comment e pas dire que c’es en se ménagean une porte de sortie qu’il aura plus de chances de gnagner 2012 moi je dispas !!! mais est ce la bone tactique, paq sur du tout !!! qui vivra verra
    après moi je dis qu’il vaut mieux affirmer la rupture plutot que subir la continuité, enfin je dis ça, je dis rien, moi.
    allez, cordialement je vous laisse

  • Francois Moyen

    L’article appuie là où ça fait mal, c’est un peu cruchon, on aimerait bien rester à ses illusions ! A mon très humble avis j’ai l’impression que le problème est pour l’instant insoluble parce que personne ne sait comment l’Europe, et en particulier l’Allemagne (élections incertaines à venir), va évoluer : rien ne pourra se faire en France tant que les choses ne se seront pas éclaircies sur le plan économique et institutionnel européen. Hollande n’a pour l’instant rien à dire simplement parce qu’il n’aura de toutes façons rien à dire lui tout seul. A quoi bon s’engager lorsque les grandes décisions se prendront à un autre niveau que le sien ? Tout ce qu’on peut espérer (y en a qui vont crier) c’est que lui et les autres vont enfin proposer un avenir politique (et pas seulement monétaire) à l’Europe.
    En un mot ne demandons pas à Hollande plus qu’il ne peut dire, c’est-à-dire à peu près rien pour l’instant. Dire à côté que Sarkozy lui au moins a une politique, c’est je crois se tromper : que fait-il de proprement « sarkozien » sinon obéir aveuglément, de façon justement « apolitique », aux diktats des agences de notation ?

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