Une enquête de la série « grands reportages ».

Le citadin bénéficie généralement d’un cadre de vie préservé des turpitudes de la nature sauvage. Ce cadre de vie n’est certes pas toujours agréable (puanteurs des voitures, hostilité des parkings, tristesse des immeubles gris), néanmoins il permet de mettre à distance l’Homme des grands prédateurs (loups, lions, requins…).

Il existe cependant une faille : la ville est colonisée, infestée par une quantité effarante de parasites qui prolifèrent sur notre dos. Pire, certains de ces parasites adoptent des stratégies pour sciemment nous pourrir la vie ; c’est-à-dire que leur raison d’être est de nous emmerder.

Nous y reviendrons.

PIGEONS. La tête de gondole de la vermine urbaine. Ces affreux volatiles, sales, puants et mal élevés chient n’importe où, et dispersent des germes malfaisants lors de leur envol. Leur spéciale : décoller à proximité d’un piéton, si possible en le frôlant. Effet garanti : en plus de l’humiliation subie par le piéton, celui-ci collecte une épaisse couche de germes et de microbes.

ACARIENS. Les acariens constituent une horrible vermine qui prolifère à une vitesse effrayante. Nous l’avions révélé lors d’une précédente enquête : 10% du poids de votre oreiller est constitué de cadavres et de larves d’acariens. Pensez à régulièrement secouer votre oreiller par la fenêtre, afin de disperser dans la rue lesdits acariens.

MOUCHES. La mouche est l’insecte le plus inutile qui soit, et le plus insupportable. Vrombir bruyamment dans une pièce, tourner autour de l’assiette, voilà qui ne sert à rien et aiguise la mauvaise humeur. Dotée d’yeux multi-facettes et d’une réactivité exceptionnelle, la mouche est très difficile abattre avec un journal. Un être supérieur donc, au service hélas d’un comportement mesquin et insignifiant.

MOUSTIQUES, MOUCHERONS. Ils pullulent par temps chaud et humide. Plus faciles à abattre que les mouches, mais laissent des traces gênantes sur les murs.

CAFARD. Roi du sous sol, du métro et des coins sombres et humides, le cafard jouit d’une image relativement négative, cependant il sait rester discret. Mais ne nous faisons pas d’illusions : ces cloportes pullulent dans nos cloisons, nos caves et nos greniers. Rien à faire pour les éliminer… mais c’est plutôt une bonne chose : d’après une enquête récemment parue sur yahoo.fr, on pourrait bientôt faire des antibiotiques à partir des cafards. Une bonne nouvelle, donc.

AUTRES RAMPANTS. Très variés, très nombreux, et certainement aussi répugnants que les précédents, ils sont heureusement plus discrets.

 
  • Gnabouyou

    effectivement, ça fait froid dans le dos

  • M’Bow

    tres bon article, a ne pas oublier le leader charismatique de cette liste: le rat et son alternative la souris. Ce n’est pas la mauvaise humeur qu’il genere, mais bien le debut d’une guerre totale (pieges a rat, morbier fondant pour l’attirer…)

  • Mike D

    Si toutes ces vermines s’unissent pour nous anéantir, je ne donne pas cher de notre peau.

    Il faut donc continuer à diviser pour mieux régner => accueillir à bras ouverts mouches et cafards, inoffensifs et probablement domestiquables !

  • Frédéric

    Ces deux dernières contributions sont très intéressantes
    (d’ailleurs, elles me font penser à un excellent article que j’ai écrit il y a 1 an sur la future domination du monde par les rats et cafards)
    M`Bow : belle contribution, mais attention à ne pas laisser entendre que mon « grand reportage » passe à côté de l’essentiel en oubliant de traiter des rats
    Mike D : belle piste de réflexion, qui soulève la question de l’INTELLIGENCE COLLECTIVE de la vermine

  • Prof de Philo

    Pour ma part, j’ai une technique tout à fait intelligente pour me préserver des insectes:
    d’abord j’attrape le cafard avec une boîte d’allumettes et en la secouant vivement, je l’assomme.
    Ensuite je l’épingle précisément au milieu.
    enfin, je l’épingle sur mon mur.

    L’effet est immédiat car l’insecte transpercé mais vivant se débat de très longues heures jusqu’à la mort, et les autres insectes comprennent vite: zone dangereuse, mortelle…

    De ce fait, je suis plutôt tranquille chez moi.

  • Frédéric

    @ prof de philo
    Est ce que vous affichez au mur un exemplaire de chaque vermine (cafard, mouche, moucheron, moustique, abeille, pigeon, rat, souris, cloporte, blatte…), afin que chaque catégorie concernée comprenne bien votre message ?
    Si c’est le cas, je vous suggère une tapisserie à motifs d’insectes, afin que votre intérieur conserve toute son harmonie.

  • Prof de Philo

    @ Frédérix
    Une seule espèce suffit, évidemment…

  • Lisette Padsa

    A pas oublier dans les parasites : les traders, les baniers, les frédériclefèvres, les alainmincs, les jeanpierrepernods etc.

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