Michaël Jackson a eu, tout au long de sa carrière, une certaine « vision du monde » universaliste, défendant les plus faibles contres les oppressions, qu’elles soient économiques, sociales ou encore raciales.
A bien y réfléchir, MJ est d’ailleurs peut-être, pour le grand public, l’un des grands passeurs de valeurs et d’idées du 20eme siècle, celui qui a su faire le lien entre l’héritage des Lumière, prônant la confiance dans l’homme et le progrès et un développement raisonné de nos sociétés, en harmonie avec Mère Nature.
Bien sûr, nombreux sont les grands intellectuels ayant développé des pensées toutes plus intéressantes, profondes et utiles les unes que les autres mais bon, qui parmi vous a lu Claude Levi Strauss ou Raymond Aron ?
Ne vaut-il mieux pas un message bas de gamme mais accessible à la grande masse de l’humanité plutôt que des réflexions profondes mais élitistes ? En d’autres termes, si l’on veut être sûr de faire passer des idées, ne faut-il pas sacrifier la qualité à la quantité ?, l’excellence à la médiocrité ? Le Collège de France à MTV ? Le Pommard bourguignon à la vinasse lanquedocienne ? La véritable pizzeria parisienne à Pizza Pino ?
Mais revenons au sujet…
Michael Jackson, dans quelques chansons majeures de son œuvre, a progressivement façonné sa pensée et poli le message qu’il souhaitait transmettre à l’humanité. Avec le décès de l’artiste, et si on fait l’effort de remettre un peu de perspective dans sa discographie, derrière la musique, le rythme et les pas de danse apparaissent en creux le socle et les piliers fondateurs de la pensée jacksonienne.
Ainsi dans « We are the world », chanson fondatrice à de nombreux égards, Michael réussit la prouesse, dans l’Amérique libérale de Ronald Reagan, de réunir sous la bannière « USA for Africa », toute la crème de la chanson américaine et mondiale pour chanter la solidarité Nord-Sud avec pour symbole la pauvre Ethiopie ravagée par la sécheresse. Le message est clair : le progrès et la richesse des uns n’a pas de sens s’il se font au détriment d’autres, les plus faibles.
Cette solidarité, et critique à peine voilée du libéralisme dérégulé, on la retrouve, plus directe, plus dure, dans « They don’t care about us » où l’artiste s’interroge même sur son pays où il est né et en arrive même à invoquer le très démocrate Franklin Delano Roosvelt !
Mais pour Michael, le progrès ne doit pas non plus se faire au détriment de la nature et de la planète ; ainsi dans Earth song, le chanteur humanise notre planète et interroge chacun d’entre-nous sur notre responsabilité individuelle et collective dans sa dégradation, en faisant notamment sur la fin un douloureux inventaire de nos erreurs…
Aussi, pas de monde vivable sans amour. La superbe chanson « Heal the world » remue les cœurs pour appeler à un monde meilleur, fait de l’amour de son prochain et d’efforts de chacun pour ouvrir son cœur à l’autre.
Et puis il y a aussi la tolérance, cette belle valeur que Michael Jackson défendra sur le registre de la couleur de peau avec« Black or White », dans lequel d’ailleurs figure un rap petit mais costaud de L.T.B.
La liste pourrait s’allonger mais au risque de lasser car l’essentiel est dit. Oui, n’en déplaise aux critiques et sceptiques qui ne manqueront pas de rabaisser l’artiste pour ne le confiner qu’à sa seule musique, Michael Jackson c’est bien plus que cela. Ne voir en lui qu’un chanteur est une profonde erreur, il est bien plus : il est le leader d’une communauté de milliards de gens se retrouvant dans sa vision et dans les idées qu’il a chantées et défendues dans tous les recoins de notre planète, probablement au détriment de sa santé d’ailleurs.
D’aucuns diront que son message était béni oui-oui et que défendre des valeurs fondatrices comme l’amour ou la paix c’est enfantin, dépassé, que sais-je encore… Mais Michael Jackson était un véritable artiste des confluences, la synthèse moderne d’un monde globalisant où les consciences fusionnent progressivement, à l’échelle de décennies, pour donner corps à la future Psyché universelle et commune dont Michaël Jackson aura probablement été le héraut avant-gardiste, ce que l’histoire confirmera probablement.
Avec Michael, une lumière s’est éteinte mais son œuvre, intemporelle, demeure désormais en bonne place dans le patrimoine de l’humanité.

(11 votes, average: 4,36 out of 5)
Yeah ! Vive Michael !
Enfin, quelqu’un qui voit clair!!! Merci François. Comme on le disait pour Elvis, 50 millions ne pouvaient pa se tromper, eh bie,n des milliards ne pevent pas se tromper sur Michael. Ce n’est pas pour rien que la blessure causée par son déprart n’arrive pas à se cicatriser. Ce n’était pas seulement un chanteur surdoué, c’était qn de différent de par son innocence. Or, malheureusement, sur cette terre, chacun pense et agit en fonction du degré de sa propre perversité. Raison pour laquelle il a été jugé par ce qui pensent ainsi. Mais vous avez raison, il nous reste de lui son héritage musical, mais aussi son héritage d’amour pour l’humanité. Personne n’a laissé un tel héritage. Nous lui devons beaucoup.
Cet article est très drôle, belle prouesse littéraire…
Sérieusement, l’auteur est-il conscient de ce qu’il écrit ? A-t-il calculé la montagne de fric, de belles bagnoles, d’objets inutiles et de déchets produits par l’artiste dans toute sa carrière ? et c’est ça la « psyché universelle et commune » décrite par l’auteur ?
Pas faux mais n’oublions pas que l’artiste n’a jamais cherché à atténuer l’idolâtrie dont il faisait l’objet. Par ses caprices et son matérialisme absurde, il a même tout fait pour la nourrir. Or le culte de la personne est aussi créatrice de consumérisme, d’inégalités sociales et de chimères.
Le matérialisme historique a trouvé une expression éclatante dans le manifeste et il s’en laisse facilement déduire. Il remarque que ce qui distingue les hommes des animaux, c’est qu’ils produisent leurs moyens de subsistance. Tout progrès dans les moyens de production entraîne donc une modification dans les conditions mêmes de la production et par suite dans les rapports que les hommes entretiennent entre eux.
Michel jackson est à la pensée ce que la hernie discale est à Johnny Halliday
Putain ! le patrimloine del’humanité, avec jackson il est bien parti ! Maiqs vous croyez qu’il y apporte autant que les chansons à texte de céline dion ou que La danse des canards par patrik Sebastien ?
Article partial mais dans lequl il y a du vrai; je vais en parler à mes élèves même si Michael Jackson n’est pas vraiment leur idôle…
tu et pas mot michae jackson je m appelle noemie PEZERIL 13 ANS .
king of pop je t amie michael jackson .
21 RUE SOLUAY 54110 DOMBASE SUR MEURTHE
A BIENTOT .