Vous arrivez en réunion, vous saluez des visages inconnus, et aussitôt vous dégainez votre carte de visite professionnelle. Sans ce sésame, vous n’êtes malheureusement pas grand-chose. La carte de visite est la preuve de votre identité, elle incarne votre statut professionnel et donc votre légitimité autour de la table de réunion. Sans elle, vous risquez de rester cet individu anonyme, aussi transparent que la plante verte posée à côté de la fenêtre. Vous risquez également de vous déconsidérer si, en fin de réunion, pour donner suite à un contact prometteur, vous étiez amené à piteusement inscrire au stylo bic vos coordonnées sur un bout de papier.
Pour se démarquer des autres, une carte de visite professionnelle se doit d’être personnalisée et écologiquement responsable. Réfléchissons ensemble à ces deux dimensions fondamentales.
Personnalisée. La carte de visite est la projection graphique de votre identité professionnelle, mais aussi de votre propre personnalité. Il est donc essentiel de choisir un figuré qui indique / rappelle / représente votre métier, mais pas seulement. Elle doit également traduire votre caractère (ou celui que vous cherchez à vendre) : un client ne va pas seulement acheter une prestation, il va également acheter une relation sociale et humaine de qualité. Une typographie terne ou excessivement agressive de votre carte pourrait rebuter le client potentiel (qui aurait envie de travailler avec un consultant dépressif ou affligé d’un ego surdimensionné ?), et ainsi vous faire perdre la recette espérée.
Ecologiquement responsable. Les cartes de visite en papier glacé, coûteuses au plan environnemental, sont, à juste titre, de plus en plus mal perçues. Il est désormais préférable d’opter pour un format qui respecte davantage la forêt, et qui respecte l’arbre lors du processus de fabrication. Un carton recyclé et recyclable, évidemment. Egalement bon pour la planète, le porte carte écologique, qui peut contenir jusqu’à 20 cartes de visite. La carte de visite écologiquement responsable vous permet de faire d’une pierre deux coups : non seulement vous aidez la planète, mais en plus vous donnez au premier contact un vernis écologique du meilleur effet.
La carte de visite a cependant quelques inconvénients. Tout d’abord, il est fréquent que le consultant, lorsqu’il se trouve à une soirée arrosée, se trouve pris d’une certaine volubilité après avoir contribué à vider quelques pichets. Il va alors avoir tendance à distribuer ses cartes de visite au premier venu ; le lendemain son porte carte sera vide, et le gain commercial probablement inexistant.
Autre inconvénient, le faible usage pratique des cartes de visite : avec les répertoires des téléphones portables (l’I-Phone n’a rien inventé), avec Outlook et autres messageries, il est finalement très facile de stocker électroniquement les coordonnées des personnes rencontrées. Les cartes de visite finissent généralement par prendre la poussière au fond d’un tiroir.

Merci pour cet article complet, argumenté et au final, éclairé.
Pour ma part, j’ai opté pour les pochettes d’allumettes personnalisées pas plus classe mais plus utile dans mon milieu (artistique) car tout le monde clope (des Marlboro lights)
dernière photo : je ne vois pas le rapport avec le texte, cette image est dégoûtante
Article de haute facture.
Il existe des logiciels pour scanner les cartes de visite, stocker les données dans ton iphone et ensuite mettre à la poubelle les dites cartes.
Faut vivre avec son temps, c’est tout.
@Tauboule
Belle remarque. Moi je me sers que de la fonction bluetooth de mon blackberry pour transférer mes infos perso à mes clients potentiels.
@ benchito
où l’on voit que la carte de visite se virtuellise en un « business Facebook » !
@ Raymond
C’est pourtant évident : c’est la carte de visite d’Eric Besson, avec que des travailleuses françaises au boulot.
@ Régis
tu veux dire des putes ?
Le terme « putes » devrait être exclusivement réservé à certains types humains sans honneur. Ce terme ne peut donc s’appliquer aux travailleuses représentées. Par contre le possesseur de cette carte de visite, ledit Besson, lui son identité est peut-être nationale… mais par charité on évitera de chercher d’autres qualificatifs.