Le clan sarkozien est bien agité ces dernières semaines : succession de couacs et de scandales, préparation fébrile des régionales, et puis toujours cette crise économique qui n’en finit pas. Sarkozy a donc demandé à Eric Besson de dégainer un grand débat sur l’identité nationale.
A quelques mois des régionales, la ficelle est grosse, mais passons, c’est de bonne guerre.
Eric Besson, qui semble de plus en plus à l’aise dans les habits du cynique décomplexé, soulève-t-il une bonne question quand il demande de réfléchir à ce que doivent faire les immigrés pour pouvoir s’intégrer en France, et prétendre en être des citoyens à part entière ?
Que peut-on répondre à une mauvaise question ? Pas grand-chose d’intéressant, en général.
Qu’est ce que l’identité française ? Le concept est bien difficile à définir, mais on pourra citer un certain nombre de valeurs communes… auxquelles Sarkozy a porté de sérieux coups depuis 2007 :
- La laïcité, avec ses propos scandaleux sur la religion catholique (le mérite des curés, la nécessité de croire pour espérer, etc.) ;
- L’égalité, avec l’épisode révélateur du fiston qu’on essaie sans vergogne de placer à la tête du premier quartier d’affaires européen ;
- La fraternité, avec une politique qui favorise sans cesse les plus forts et les plus méritants, contribuant à remettre en question la notion de société solidaire ;
- La liberté, et le très mauvais classement 2009 de la France (pire que l’Italie) en termes de liberté de la presse (Sarkozy en est directement responsable : multiplication des mises en examen de journalistes, président de France Télévision directement nommé par le Président de la République, etc.).
Ces remises en causes sont bien plus graves que ce que l’on reproche (sans le dire) aux nouveaux venus en France.
En plus, cette manière de tourner le débat met clairement l’accent sur ce que les individus doivent accomplir comme efforts. Mais quid de la responsabilité de la République envers ceux qu’elle accueille sur son territoire ? L’état des banlieues sensibles (quasi abandonnées par l’Etat, et dans lesquelles se concentrent les étrangers pauvres), le racisme ordinaire, la tolérance envers l’emploi illégal de sans papiers quand leur force de travail est utile aux entreprises…
Bref, que Sarko balaie devant sa porte, et que Besson remballe son débat tout pourri !

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Moi je suis français de 3ème génération et je me sens français quand on me voit français. L’identité nationale est dans le regard de l’autre, pas ailleurs.
Tout ce que dit Frédéric est impeccablement juste mais j’ajouterai un petit truc : la civilité, le civisme, toutes ces petites choses qui font le respect entre individus et par rapport à la collectivité. Rien ne me débecte plus que ces gros bourges qui paient des conseillers fiscaux pour payer moins d’impots ou qui se découvrent subitement patriotes belges ou suisses !!!
Dès que c’est « tout pour ma gueule et les autres peuvent crever » ce n’est plus une identité nationale, c’est plus rien. Et puis tout ça est pourri à la base : pourquoi on n’a pas plutôt un débat sur l’identité européenne ? Ca, ça aurait un intérêt !
Respeter les valeurs de la république, les droit de l’Homme et payer ses impôts. Johny Halliday est-il français Pour moi il mérite moins de l’être que les clandestins qui (cela arrive) les payent.
L’identité nationale, c’est celle du pouvoir en place, il est aujoud’hui raciste, espérons des lendemains meilleurs.
LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE et pas TRAVAIL, FAMILLE, PATRIE, REPRESSION.
Et n’oublions jamais la choucroute…
La choucroute c’est alsacien, donc c’est pas français c’est chleu. là on parle d’identité francaise. Pas confondre.
« Je suis mal à l’aise, et c’est mon rôle d’avertir. Ce débat échappe à tout contrôle, peut aggraver les fractures et donne à beaucoup de Français, les Français de confession musulmane, le sentiment d’être une fois de plus marginalisés. Je le redoutais, c’est en train d’arriver.
Quand on organise un débat public, il faut s’en donner des moyens. Consulter les intellectuels, les universitaires, mettre des textes fondamentaux à la disposition des gens.
On doit surtout politiquement dire ce qu’on cherche et où on veut aller. Si l’on avait dit que ce débat devait nourrir l’égalité réelle, les choses auraient été différentes.
Mais là, le débat est présenté comme ayant une vertu propre. C’est devenu un déversoir et un défouloir. »