3 September 2010

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Criminalité et vandalisme: un européen sur six se sent concerné

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emeutes-strasbourg Une récente étude menée par Eurostat, service statistique de l’Union Européenne, montre que dans l’Union, les conditions de vie ne sont pas si roses, surtout quand vous habitez dans les pays Baltes et plus généralement, dans les pays de l’élargissement.

Chiffre assez impressionnant, 16% de la population européenne estime ainsi que la criminalité et le vandalisme représentent un problème dans leur quartier. A noter de surcroît que cette étude ne tient pas compte des résultats de la Bulgarie et la Roumanie, dont les données n’ont pu encore être agrégées.

Cette moyenne lisse naturellement de fortes disparités, et parfois des surprises. Ainsi note-on un 27% au Royaume-Uni ! (soit les anglais sont des mauviettes, soit ça craint sérieusement) un 17% en France et en Belgique… Le lauréat étant la Lettonie avec 30%, soit presque un habitant sur trois. Ca donne envie d’aller à Riga !

cite Ces chiffres doivent nécessairement être pris avec beaucoup de précautions. Ainsi, les termes « vandalisme et criminalité » ne voulant pas nécessairement dire la même chose selon le pays européen où l’on est (l’éternelle question de l’harmonisation…) l’histoire, le passé et les pratiques sociales des uns et des autres  pouvant faire passer un poing sur la figure comme un amical avertissement en Lettonie, et une agression caractérisée en Italie.

En France, l’Observatoire National de la Délinquance liste toute une série de critères d’analyse qui pourraient parfaitement être considérés comme des actes de « vandalisme et ou criminalité » comme par exemple les homicides/tentatives d’homicides, les viols mais aussi les vols à l’étalage, les vols à la roulotte…

Bref, la statistique est belle, peut-être même un peu racoleuse, mais malheureusement très peu exploitable…

François

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About François
- Fonction : artisan de la maison de demain - Penchants politiques : penche à droite mais se découvre des sympathies écolo - Equipe préférée : le PSG, mais préfère ne pas en parler en ce moment

Comments

  1. Simon Cuteplay says:

    C’est tout le problème des statistiques, en plus le choix des questions et la manière de les poser influent nécessairement sur les réponses. Et ne parlons pas de l’interprétation, ce n’est même plus du subjectivisme, c’est de la manipulation au grand jour. Mais pourquoi bon dieu on nous en abreuve tellement ? Est-ce qu’on a besoin de béquilles pour penser ? De se rassurer en se disant qu’on est comme la majorité ? De se culpabiliser en se disant bon sang si tout le monde pense pas comme moi qu’est-ce qui ne va pas chez moi ?
    Un peuple adulte n’a rien à foutre des enquêtes d’opinion et des statistiques. Je pense ce que je pense et que je sois seul ou comme les autres est-ce que ça doit m’influencer, me faire changer d’opinion ? Les seuls moments où l’opinion de tous a de l’importance c’est quand on vote. Ca s’appelle la démocratie.

  2. Basile says:

    @ Simon Cuteplay

    T’as raison Simon, on peut presque s’assurer une réponse selon la manière de poser la question.

    C’est donc inintéressant, comme les 16% de l’étude Eurostat dont parle l’article.

    Pourtant, ça interpelle quand même…

  3. Begbouen says:

    Ben oui, mais si j’en crois Simon, « tout c’qui compte, c’est c’que j’vois, et je pense ce que j’vois »
    je crois au contraire que la statistique, aussi ambigue soit elle, permet d’objectiver des choses floues ! de donner une netteté au réel !!!

  4. Pisserote Pecci says:

    @ Begbouen

    Si j’ai bien lu il s’agit pas de « c’que j’vois » mais de « c’que j’pense ». Il me semble que c’est pas tout à fait la même chose… Maintenant on peut dire aussi que l’opinion des autres peut alimenter la réflexion ou la discussion mais je crois que c’est pas le but, les gens ont effectivement peut-être besoin de se rassurer en pensant ce qu’il faut penser. A quand un sondage sur la crédibilité des sondages ?

  5. Zèbre rouge says:

    Les sondages c’est du prêt à penser pour la masse.

    C’est comme la haute couture pour l’industrie du vêtement, c’est à l’origine des idées et des débats politiques.

    Sondages et faits divers (souvent sordides) sont aujourd’hui à l’origine de 80% des lois qui sont votées aujourd’hui.

    A quand une loi contre la connerie ?

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