Crise du capitalisme boursier ?

Effondrement d’un système ?

ça reste à voir…

Le système financier international semble actuellement en déroute : la crise de confiance s’aggrave de jour en jour, elle détruit de la richesse, et risque à terme de paralyser le financement de l’activité économique.

Que font les Etats ? Pour l’instant, ils jouent les pompiers : le plan Paulson aux Etats-Unis, les initiatives de certains Etats européens, de la Russie, et d’autres encore. Ces plans de sauvetage visent à renflouer les banques par la puissance publique, et donc à sauver un système actuellement en crise profonde.

Quel est ce système ?

En supprimant les principales règles de contrôle du système financier international, en acceptant la création de paradis fiscaux, les Etats ont, dès les années 70, posé les bases d’un système financier dérégulé.
Ce système, en permettant la circulation presque non contrôlée des capitaux internationaux, profite essentiellement à une minorité. Pendant ce temps, le travail rémunère moins, alors que la précarité et la pauvreté explosent.

Parallèlement, les Etats ont, depuis 30 ans, fortement réduit leurs systèmes de protection sociale. Cette tendance s’accélère notamment en Europe.

Enfin, aujourd’hui, contre l’avis de 75% d’Américains, leurs représentants ont approuvé le plan Paulson, qui sera financé par une aggravation des déficits publics… bel exemple de démocratie.

Ces différents éléments dessinent un paysage relativement clair : le système actuel profite à une minorité, la grande majorité en subit les conséquences. Et c’est cette même grande majorité qui va, aux Etats-Unis comme ailleurs, être mise à contribution pour que ce schéma inégalitaire et antidémocratique perdure.

Deux questions se posent donc :

  • La volonté du plus grand nombre de changer de système va-t-elle se traduire par un changement de politique de la part de ceux qui nous gouvernent ? Autrement dit, nos démocraties fonctionnent-elles vraiment comme des démocraties ?
  • Changer de système, peut être, mais pour aller dans quelle direction ? Qui, aujourd’hui, est en mesure de proposer une alternative crédible (et acceptable par le plus grand nombre) au système actuel ?

Frédéric

 
  • pierrea5

    ben oui, bonnes questions… mais j’ai pas les réponses

  • Germaine

    La question centrale est très bien posée et je l’ai vue évoquée à plusieurs reprises par vos blogueurs : existe-t-il aujourd’hui dans le monde une autorité politique, institutionnelle, médiatique etc. capable de dire : y en a marre de laisser quelques centaines ou milliers de truands en col blanc racketter cyniquement le monde entier et se faire des couilles en or sur le dos de la misère et, prononçons le gros mot, de l’éthique la plus élémentaire ? Prise de conscience des reponsables politiques, autorégulation des marchés, retour à l’économie entrepreneuriale, vous y croyez, vous ? Savez-vous qu’avec tous les mouvements de capitaux actuels et les ventes massives d’actions les bourses font en ce moment d’énormes bénéfices ? Les traders (pas tous) aussi, notamment avec les ventes à découvert ? Quand les bourses font du yoyo, vous croyez que c’est par hasard et sans profit pour les spéculateurs ?
    Au-delà des discours vertueux et des ponctions sur le budget des Etats (c’est-à-dire des contribuables, avec un énorme gonflement de la dette) pour sauver les goinfres de la finance on ne voit rien ni personne d’audible à l’échelle mondiale. Heureusement il nous reste Carla pour nous remonter le moral avec ses chansons.

  • Mike

    Oui, je propose une autorité centrale totalement libre, indépendante et souveraine: moi.

    Je fais à la gueule du client, comme le videur de boîte.

    AIG par exemple, ils arrosent Manchester United, eh ben je leur accord pas un centime, qu’ils vendent leurs danseuses avant d’envisager le moindre sou public

  • François

    Laisson la crise purger ce qui mérite de l’être.

    Pourquoi s’obstiner à sauver des entreprises qui ont emprunté et investi n’importe comment, en dépit de tout principe de précaution et de gestion raisonnable ?

    Faut-il que les Etats rachètent des épaves économiques pour maintenir un système économique bancal qui ne fait que générer toujours les mêmes choses à savoir la course aléatoire à un profit immédiat et la dissimulation des comptes et situations financières des entreprises ?

    Qui aujourd’hui est capabled e dire où se trouvent les entreprises en faillite ? On les découvre progressivement alors qu’en à peine une journée on devrait naturellement le savoir. La

  • Pavel Lapev

    François : on sauve les brebis galeuses parce qu’elles risquent d’entraîner tout le système dans leur chute. Donc voilà quoi, les petits tiennent les gros qui tiennent les moyens. Tout se tient

  • G.Soros

    Je vote Mike, mais à condition qu’il arrête de critiquer Manch. Un.

  • charlie

    D’accord aussi avec françois et j’étends cette remarque aux particuliers. Pourquoi en effet l’argent public devrait-il servir à garantir les placements bancaires. Les gens devraient reprendre leur pognon s’ils ont les jetons. Ou bien les banques ne peuvent plus le leur rendre.

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