14 March 2010

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L’ordinateur Mac : accessoire indispensable du bobo

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Le concept de bourgeois-bohème est, vous le savez, difficile à cerner. Il peut revêtir différentes formes et rares sont ceux qui, finalement, y échappent. Même Renaud, entre deux jaunes, eût cette fulgurance de lucidité et convint dans sa chanson « les bobos » que « Par certains côtés, j’imagine que j’fais aussi partie du lot ». Disons donc que quand l’auteur de ce billet parle des bobos, il s’y inclue nécessairement un peu, comme vous lecteurs d’ailleurs. Au fait, écrire sur un blog, n’est-ce pas aussi un peu bobo ? Bref…

La mutation perpétuelle, essence du boboïsme

Les bobos sont en perpétuelle mutation, ils peuvent se décliner en une infinité de variantes et sont capables de se renouveler constamment dans leurs codes (vestimentaires, comportementaux, sociaux…). Mais malgré cette versatilité grégaire, il existe malgré tout des points de fixation, des constantes qui permettent d’identifier, dans une foule compacte, un bobo. L’un de ces points d’identification, c’est la possession d’un ordinateur Macintosh de Apple.

Nous reviendrons d’ailleurs sur ses excroissance dégénérées, l’Ipod, l’Iphone, qui sont autant d’appareils (on pourrait les appeler des bijoux) qui entretiennent l’identification bobo. Mais intéressons-nous aujourd’hui au portable Macintosh (blanc bien sûr…).

Une performance technique indispensable

Les ordinateurs Macintosh, d’un point de vue technique, n’ont rien à envier à ceux des autres marques. Ils sont même, selon certains utilisateurs, plus fiables et plus performants. Or le bobo « touche » en informatique, c’est logique car il est de la génération ordinateur/internet.

On peut donc déduire que ce qui plaît aux bobos dans le Macintosh, ce ne sont pas ses capacités, car bon nombre d’autres ordinateurs sont techniquement équivalents. Mais c’est quand même un préalable : jamais le Mac n’aurait été plébiscité dans l’univers bobo s’il n’avait pas été performant. Alors d’où vient ce succès incontesté ?

Un « environnement » différent

Attention, c’est un élément qui a été décisif dans la percée du Mac chez les bourgeois bohèmes :  » l’environnement Macintosh » ce n’est pas « l’environnement windows « . Traduction : il y a les autres, la grande majorité, et il y a nous, la communauté Macintosh. Un Mac c’est pas pareil, tout le monde vous le dira.

L’incessante obsession de différenciation du bobo trouve ici une réponse qui lui correspond parfaitement : face à l’hégémonisme windows (de cet enfoiré de Bill Gates), il existe une solution alternative fiable (nous l’avons dit) et surtout, utilisée par une communauté suffisamment large pour être finalement vue et reconnue par tous, même de ses non-utilisateurs. Là on touche véritablement à un aspect fondamental du boboisme car le bobo ne veut pas être « confidential » : il aspire à être différent mais surtout pas anonyme et encore moins marginal ! Le bobo est en fait une « passerelle sociale » entre le peuple (la majorité) et l’élite (une minorité).

Portable ou fixe : tout dépend…

Bien sûr, on se pose la question :le bobo, nomade urbain, adepte du wi fi public (à Paris), de la consultation de ses mails avachi dans un canapé chez Starbucks, n’est-il pas l’utilisateur privilégié du modèle portable ? Oui, d’une certaine manière, mais non aussi, de par son profil socio-économique. Le bobo est urbain et s’arrange pour que, dès qu’il le peut, être visible du public depuis son lieu de travail (les agences de com’ et autres cabinets d’archis colonisent les fonds de commerce) et là, le Macintosh fixe grande taille, c’est le must !

Donc le modèle importe peu même si, fort logiquement, le portable a plus de potentiel.

L’aspect extérieur : l’élément décisif

Oui, les modèles Mac sont esthétiques (rien de mieux qu’un Macbook air). C’est un dernier pont essentiel pour les bobos car ils portent une attention toute particulière au look et à l’image qu’ils renvoient. Donc avoir un portable Macintosh, blanc immaculé, c’est la top classe, et ce, même si c’est pour regarder le DVD de Jean-Marie Bigard au Stade de France en train de parler de ses pets gras.

Dernière chose : si, c’est votre patron qui vous l’a imposé et bien c’est simplement que votre patron est bobo et qu’il a envie que ses équipes le deviennent. Car le boboisme, contrairement à l’élitisme, c’est contagieux…

François

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About François
- Fonction : artisan de la maison de demain - Penchants politiques : penche à droite mais se découvre des sympathies écolo - Equipe préférée : le PSG, mais préfère ne pas en parler en ce moment

Comments

  1. Danny says:

    C’est vrai qu’au Starbucks de la rue du Temple, près du BHV, ya toujours des bobos affalés négligemment sur leur fauteuil et qui regardent d’un regard las les passants, entre deux clics sur leur portable Mac !

    C’est la bobo attitude probablement; moi j’ai pas le temps, je travaille (plus, pour gagner plus) ;()

  2. mido says:

    un article d’une puissance phénoménale, un discours qui va mettre la sphère du web 2.0 en ébullition, n’en doutons point.

    La puissance des blog tient quand même au fait que nous finissons par comprendre qu’un trou du cul avec une connexion ADSL, un mac, un péssé ou un smartphone… ça reste un trou du cul.

  3. David says:

    bobo ou pas, ma boîte m’impose de bosser sur mac et je ne m’en porte pas plus mal. le profil que tu dresses est donc intéressant, mais l’atout principal, l’élément essentiel je pense dans la plupart des cas, c’est qu’il est plus agréable de bosser sur mac. point.

    et je ne suis pas un fanatique : jusqu’en 2002, j’étais pro-PC… et puis depuis j’ai changé d’avis. tout simplement.

    et, cerise sur la gâteau, maintenant que je sais que ça ne me pénalise pas pour mettre en page des articles… que demander de plus ?!

  4. Frédéric says:

    Parole de bobo !

  5. goven says:

    putain trop creux l’article, du vent !

  6. Gégène says:

    C’est pas du vent, c’est la réalité. Moi dans mon boulot y a les couillons qui bossent sur PC et y a les cadors qui condescendent à nous parler mais juste ce qu’il faut, et eux c’est des intelligents, ils bossent sur Mac. Cela dit, nous les couillons on s’en fout : pendant qu’ils friment sur Mac on drague leurs gonzesses.

  7. Nessie Vougo says:

    Tout à fait vrai, les études le prouvent !

    http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39378715,00.htm

  8. philippe says:

    Saisissez votre commentaire ici.j »ai des macs depuis dix-huit ans et ne suis jamais tomber en panne par contre au travail ont impose des pcs et il ramasse des virus et des panne a repetitions alors je ne sais pas qui sont les bobos ceux qui payent des reparations et des rachats ordinateurs tous 3ou4 ans ou ceux qui mette le prix pour avoir des machines fiables?

  9. Philou says:

    @ Philippe

    tout à fait d’accord, tous les utilisateurs de Mac ne sont pas des bobos. Et ça marche bien les Mac, l’article le dit d’ailleurs.

    Mais quand même, c’est vrai aussi que dernièrement, il y a une mode Mac très liée aux bobos.

    Vous avez, je pense, tous les deux raisons, François et toi Philippe.

    PS: j’ai PC, il marche du tonnerre.

  10. sam says:

    N’oublions pas par ailleurs que le Mac est cher, ce qui représente un atout aux yeux d’un grand nombre de ces parisiens un peu masos qui s’enorgueillissent entre autres exemples d’aller dans un bar où ils se font insulter par les serveurs et payent leurs bières une fortune pourvu que l’endroit soit à la mode. Ces comportements créent le sentiment agaçant que l’honnêteté intellectuelle disparaît au profit de la vantardise au service du paraître.

  11. Ron says:

    Francois, As-tu déjà essayé un mac? Moi je ne m’imagine même plus revenir sur PC !!!

  12. François says:

    @ Ron

    il paraît que c’est tip top en effet…

    En tout cas, dans les zones en wifi gratuit (bars…) quasiment que des Macs ! Ca se voit à la pomme.

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  1. [...] Ne revenons pas sur la définition du bobo parisien, tout a déjà été dit ici => CLICK HERE. Intéressons-nous plutôt aux subtiles variantes du bobo [...]

  2. [...] ils se différencient de la masse : l’usage du pignon fixe est clairement une volonté de se distinguer (de la masse des cyclistes mais aussi des parisiens en général) tout en restant visible des autres : c’est un élément tout à fait caractéristique des bourgeois-bohèmes que nous avions déjà constaté avec les ordinateurs Macintosh; [...]

  3. [...] des brèves de comptoir qui tournent souvent autour de l’alcool en France, des bobos avec ordinateur Mac ou vélo à pignon fixe, ou encore du pouvoir [...]

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