Accord sur la modernisation du marché du travail : un premier pas rassurant
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Cet accord a officiellement été signé ce lundi 21 janvier.
Le syndicalisme n’est pas mort
C’est le premier enseignement de cette négociation : quand les pouvoirs publics mettent la pression, les syndicats sont capables de négocier et d’arriver à un accord. Ca peut paraître une évidence, c’est pourtant une grande victoire du paritarisme et un enseignement pour le Gouvernement (actuel et futurs).
L’accord scellé par les trois grandes fédérations patronales (UPA, CGPME et MEDEF) et la majorité des syndicats de salariés (à l’exception de la CGT) montre que quand on discute entre gens responsables, il y a moyen de s’entendre.
Deux autres points font de cet accord un moment important :
1- L’affaire Denis Gautier Sauvagnac (président de l’UIMM et négociateur du MEDEF) relatif aux financement des syndicats de salariés n’a pas coulé les négociations : grâce à l’entremise des autres fédérations patronales - principalement l’UPA qui a su maintenir le fil du dialogue – et le remplacement à la table des négociations de DGS par Cathy Kopp,
2- Immédiatement l’accord signé, l’ensemble des syndicats a, d’une voix, avertit le gouvernement qu’il souhaitait que l’accord soit transposé dans la loi “tel quel, à la virgule près ! ».
Alors cet accord, renversant ?
En fait, c’est le premier petit pas vers la fameuse « flexi-sécurité » à la française. Sans rentrer dans le détail des mesures, voir ici, il doit permettre de sécuriser les parcours professionnels «(possibilité en cas de perte d’emploi de conserver certains droits de formation et de complémentaire santé, doublement des indemnités de licenciement…) tout en permettant aux entreprises de se séparer plus facilement d’un employé (allongement de la période d’essai, rupture par consentement mutuel, contrat de mission…).
Maintenant, reste à voir comment ces possibilités seront utilisées dans les entreprises, ce sera là le véritable révélateur de la pertinence – ou non – de ces mesures et de cet accord.
François

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Peut-on réellement espérer un changement dans nos pratiques politico-syndicales ? Soyons optimistes ! Mais quand on voit que demain jeudi on en revient à la sempiternelle grève de 24 heures inutile et plus ou moins populaire, que vendredi on aura tout oublié et que rien n’aura bougé ni dans les salaires, ni dans les suppressions de postes, on est en droit de se poser des questions : nos syndicats ont-ils vraiment envie de mobiliser l’opinion ? d’être efficaces ? prennent-ils la mesure des réalités ? réfléchissent-ils aux causes de la désyndicalisation ? à quoi servent-ils dans l’état actuel des choses ? Chaque fois qu’un mouvement de mécontentement est profond, ils sont débordés par des “coordinations”. Veulent-ils encore quelque chose, à part se survivre ?