intoLe dernier film de Sean Penn, Into the Wild retrace la vie de Christopher McCandless, qui s’essaya à la survie en milieu sauvage, quelque part en Alaska. Basé sur une histoire vraie, ce film est émouvant. La musique et le style Road movie ressemblent au film « The Motorcycle diaries (Carnets de voyage) sortie en 2004.

Jeune étudiant, athlète, brillant, fan de Jack London, il décide de prendre un beau matin la route, son diplôme juste en poche. Il brûle sa carte d’identité, fait don à une ONG de ses économies (24 00 dollars). Il fuit son père et sa mère, qu’il ne supporte plus et le modèle de société de consommation, auquel il n’adhère pas. Est-ce une raison valable pour revenir à l’état sauvage ?

Le style du film est tout d’abord exaltant : la narration est faite tour à tour par la sœur du personnage, qui raconte la disparition, la fuite de son frère et par Christopher. Tout au long du flm, des images magnifiques de paysages et visages américains s’entremêlent : Colorado et Hippies, fermiers et le South Dakota… Tout se mélange, mais le voyage continue, avec un seul but : le Nord des US, l’Alaska

itwIl entame un voyage de 3 années, qu’il achèvera, mort de faim, seul.
Il sera retrouvé le 6 septembre 1992, par un groupe de chasseurs de cerfs, avec une note laissée sur la porte du bus dans lequel il avait pris refuge : « SOS, je suis blessé, près de la mort, trop faible pour marcher. Je suis tout seul, et ce n’est pas une blague…. »
Alexander Supertramp – comme il aimait se faire appeler – a risqué et perdu sa vie… Beau film, belles vibrations, belle liberté. Mais, la journaliste Judith Kleinfeld avait publié en juillet 2001 dans le Anchorage Daily news : McCandless: Hero or dumb jerk?

Elle s’interroge pour savoir ce qui poussent désormais les jeunes à suivre les pas de McCandless : de nombreux habitants d’Alaska avait à l’époque réagit avec rage contre cette stupidité : « faut être con pour se laisser mourir de faim à moins de 30 km de la route et de la civilisation…»f

Quoi qu’il en soit… à vous de juger : le bobo en mal de voyage devrait adorer le film…

Pierre

 
  • Elo

    J’ai vu le film, il m’a vraiment bouleversé. C’est un film touchant et beau à la fois.

    Elodie

  • HaraldSchumacher

    Beau, beau, beau et con à la fois.

  • http://www.programme-presidentiel.com/2008/12/23/comptoir-des-politiciens-best-of/ Comptoir des politiciens – » Comptoir des politiciens: best of

    [...] son amie Pierette Lalanne « Ils sont fous ces gaulois ! Encore plus givrés que le personnage du road movie « Into the Wild » : ils disent qu’ils y a des vers de terre dans les hamburgers Mac Donald’s, que le [...]

  • Laurent

    Ce film est superbe et très émouvant. En vérité, c’est l’histoire d’un jeune, représentant de cette génération qui est née de 1968, la génération perdue. Ce film de Sean Penn est remarquable parce-qu’il montre comment ce jeune à la recherche de l’absolu et de la pureté, en allant jusqu’au bout de son rêve, l’Alaska, va se rencontrer, se réconcilier avec lui-même, avec Dieu, et avec ses parents même s’il n’a plus la possibilité de revenir vers eux. C’est un film prophétique pour tout une génération de jeunes occidentaux. À voir absolument et à méditer…

  • P.Tarade

    Se réconcilier avec Dieu, ça c’est carrément la classe ! c’est sûr que ça va lui égayer la soirée…

  • Eddy Van Copp

    très bel article, plus beau que le film que je n’ai pas vu jusqu’à ce matin. Le retour au domicile n’a pas été sans émotion, je vous le dis. Pour la faire courte : à peine arrivé que je voulais déjà repartir. mais est ce bien raisonnable ? à vrai dire je ne le sais pas encore, et ne prétendrai pas le savoir.

  • Antoine

    Beau film effectivement, meme si le heros termine finalement anti-heros par exces d’egoisme. Ou insuffisance de partage avec les autres, au choix. C’est bien le pire je crois, mourrir seul en anti-heros…

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