Nicolas Sarkozy doit réussir
Le Président de la République ne doit pas céder aux grévistes. L’exigence est grande. A la hauteur de l’attente des Français qui ont voté Nicolas Sarkozy, pas tant pour le programme de « droite » du candidat, mais pour la « rupture », cette autre façon de faire de la politique, cette nouvelle « gouvernance ». « Ensemble, tout devient possible », martelait Nicolas Sarkozy durant sa campagne. Il s’agit aujourd’hui de ne pas décevoir.
Face à une crise qui paralyse les transports depuis bientôt une semaine, la crainte est grande chez beaucoup de sympathisants sarkozystes de voir la paix sociale encore une fois achetée : autrement dit, sous couvert de tenir sur le symbole des « 40 annuités », on maintient quand même les régimes spéciaux. Il n’est qu’à lire le dossier wikio sur la FGAAC pour voir ce qui a déjà été cédé le mois dernier.
En fin de semaine dernière, X. Bertrand, le ministre du Travail, déclarait qu’il n’y aurait pas de négociations tant que la grève ne serait pas suspendue. Mais déjà, dimanche soir, lors de l’émission télévisée de Christine Ockrent « Duel sur la Trois », Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP affirmait qu’il pourrait y avoir négociations s’il y avait une « dynamique » de reprise du trafic. Couac de communication ou infléchissement du discours ?
Certes, il faut sortir de la crise, mais par où ? Des négociations auront lieu demain. Il est souhaitable que toutes les parties prenantes (syndicats, entreprises, Etat) ressortent gagnantes de ces discussions. Mais le plus important reste que le Gouvernement ne cède en aucun cas sur le fond de la réforme. Il en va de l’autorité politique du Président de la République et de la réussite des neuf dixièmes de son mandat qui lui restent à accomplir.
Fredo


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Tout à fait d’accord avec l’article. Si Sarko échoue, nous avons les extrêmes au pouvoir dans cinq ans. Il va bien falloir un jour crever l’abcès, non ?