La politique de l’esbrouffe : quoi de neuf sous le soleil présidentiel ? (partie 2)
Les cibles médiatiques privilégiées pour cacher le désert
On en arrive à pouffer de rire devant les tirs à vue médiatiques du Président, si décalés par rapport à la réponse à donner à ces enjeux structurels : nouvelles lois pour les chiens dangereux, les pédophiles et récidive (encore faudrait-il désengorger les prisons et appliquer les lois existantes), et meme une loi (parlementaire) visant à supprimer les lois inutiles… sans oublier les immigrés, ou plutôt les étrangers misérables, et le cortège de mesurettes destinées à les stigmatiser dont le tsouin tsouin des tests ADN qui privilègient le droit du sang au détriment du droit du sol.
Autant d’ennemis à combattre tout comme cet homme africain, qui « n’est pas capable de s’inventer un destin » (discours de Sarko à Dakar) et décide donc d’immigrer en masse vers la France tellement il est neuneu…
Des dérapages vite contrôlés dans cette campagne : rigueur et faillite, c’est tabou ! A défaut, merci de polémiquer sur Cécilia, son angine et ses bulgares… ou encore la fameuse ouverture à gauche (viendra t’y ? viendra t’y pas ?) et un éventuel remaniement gouvernemental.
La question environnementale
Dernière fanfaronnerie affichée en date par Sarkozy : le grenelle de l’environnement. Promis à N.HULOT, les français y tiennent. Donc même si la France n’émet que 1,2 % des gazs à effets de serre mondiaux, il faut qu’elle devienne exemplaire dans le domaine. Avec quelles finances ? Quid de nos partenaires européens et du prochain sommet environnemental de Bali ? Tout reste franco-français, comme si dans cette affaire là comme dans les affaires économiques et sociales, l’enjeu n’était pas devenu européen, voire international.
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L’Europe et l’international dans tout ça ?
L’Europe, parlons-en car après avoir allègrement critiqué la politique monétaire de la BCE (critique qui n’est pas partagée par les entreprises françaises) et exaspéré la majorité de nos voisins européens en promettant un plan de rigueur qui se fait attendre, ce Président-là se permet de titiller la chancelière Merkel en ces temps où le tandem franco-allemand a plus que jamais besoin d’être renforcé, d’exprimer une voix claire et uniforme pour guider une Europe usée, vieillie, essoufflée pas des élargissements successifs et vers laquelle tous les enjeux de développement économiques, sociaux, environnementaux convergent.
C’est sans compter la fameuse idée de l’Union méditerrannéenne, qui n’enthousiasme que notre Président…
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Pour conclure
Sarkozy pratique une politique de l’esbrouffe alimentée de mesurettes destinées à créer l’évènement médiatique là où les besoins de cohérence de politique française et européenne deviennent vitaux.
En sera-t’il ainsi jusqu’aux municipales de 2008 ? S’agit-il d’une esbrouffe d’attente ?
C’est ce qu’il reste à espérer avant de rendre cette conclusion qui pourrait devenir définitive : le petit Nicolas ne possède ni la grandeur, ni l’esprit visionnaire d’un homme d’Etat capable de guider et d’accompagner une époque et des nations, il s’agit tout juste d’un communicant.
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Caroline




