Débat Sarkozy Royal : réactions et commentaires
Le pourquoi et le comment
La candidate Ségolène Royal s’en est tenue, souvent, à des explications sur le pourquoi de ses choix politiques et des orientations du Pacte Présidentiel. A noter, notamment, le recours très fréquent à des conférences et autres consultations préalables des partenaires sociaux, des citoyens… à toute prise de décision ; cela a d’ailleurs été, à plusieurs reprises, la proposition elle-même.
En face d’elle, un candidat Nicolas Sarkozy dont le programme est au contraire rodé et qui rentre plus dans la technique pour présenter ses mesures. Moins de concertation, des options déjà arbitrées et plus d’explications sur la justification du choix retenu.
Le costard présidentiel a rétréci
Ce ne sont plus des candidats à la présidentielle mais des candidats à un poste de super premier ministre. La manière dont le débat a traité l’Europe et les questions de politique internationale en est la preuve. Un peu inquiétant tout de même…
Tout au plus Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont-ils dit en moins de deux minutes ce qu’ils comptaient faire à court terme pour l’Europe et quelles étaient leurs visions du monde et de la place de la France dedans. Un peu court.
Sur l’Europe, Royal est encore dans la concertation et les réflexions, Sarkozy est encore dans l’action avec des propositions techniques pour permettre aux institutions de fonctionner pour construire l’Europe politique.
A noter que sur la Turquie, Sgolène Royal botte en touche, contrairement à Nicolas Sarkozy qui est contre son intégration dans l’Europe.
Sur la place de la France dans le monde, eh bien au delà des phrases creuses et des grosses vérités, on n’en sait rien ni pour l’un ni pour l’autre alors même que ces dossiers vont occuper la majeure partie de l’agenda de la ou du futur(e) président(e)
Bref, un débat vif et somme toute intéressant (le doigt pointé de la maîtresse Ségolène qui explique que la société va aller mieux parce que c’est comme ça dans son Pacte Présidentiel, le dos courbé de l’ours Sarkozy qui retient ses griffes pour mieux expliquer ensuite que ses mesures, il les appliquera à la lettre parce qu’il faut être pragmatique) entre deux candidats qui se sont d’abord adressés à leurs électorats respectifs plus qu’aux courtisés du centre et qui donc logiquement n’a pas semblé faire bouger les lignes.
François

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Bravo François pour ta réactivité.
je suis assez d’accord avec toi sur le rôle joué par chacun des protagonistes.
Sarko était plus précis dans ses propositions.
Ségo insistant sur la concertation qu’elle veut organiser avant chaque décision importante.
Cette position participative est peut être plus difficile à tenir dans un débat comme hier soir. Mais cela traduit la différence d’approche entre les deux.
Un président aux idées bien arrêtées qui fera passer ses solutions en force s’il le faut (c’est ce qu’il sous entend à la fin en promettant de tenir toutes ses promesses)
Une présidente qui prétend que les principales réformes ne peuvent pas passer en force et doivent donner lieu à des concertations préalables avec les acteurs concernés.
Bravo à Sarko pour s’être maîtrisé pendant 2h30. (combien de tubes de Lexomil ?)
Bravo à ségo pour sa “saine colère”