Campagne présidentielle : l’indigestion ?


Dérapages

Après quelques mois à suivre la campagne pour la présidentielle, on s’arrête deux secondes et on se demande : bon, qu’est-ce que je retiens de tout ce cirque ? Dans cette énorme masse d’informations, quels sont les éléments qui vont me permettre de choisir mon (ma) candidat(e) ?

Eh ben c’est pas évident.
tapie-2.jpgLa campagne a commencé très tôt, et on a vu défiler les émissions politiques, les discours, les interviews, les tribunes, les promesses, les chiffres, les petites phrases. On en a bien oublié les 9/10ème, chaque nouvelle information relèguant la précédente dans les méandres de notre cerveau.

Trois éléments compliquent cette tâche déjà titanesque :

  • Les discours à géométrie variable des candidats, en fonction des types de publics auxquels ils s’adressent. Sarkozy va séduire les pêcheurs, Le Pen drague les paysans, Bayrou promet aux enseignants, Royal rassure les étudiants. Le paroxysme de cette indispensable démogogie pré-électorale fut bien sûr la sinistre émission de TF1, où le panel de contribuables venait réclamer son dû à chaque candidat.
  • Les surenchères ponctuelles, qui, de temps à autres, polarisent l’ensemble du débat politique sur des sujets qui deviennent tout à coup incontournables : un jour le droit au logement, le lendemain la sécurité dans le RER, le surlendemain l’identité nationale, le jour d’après le chiffrage au centime près des programmes sur 5 ans.
  • Enfin, les petites phrases sur lesquelles les uns et les autres rebondissent (les « gaffes » de Royal, Bayrou et son tracteur…), les journalistes accourrant derrière pour reprendre lesdites petites phrases, commenter les commentaires, bref parler pour le plaisir de produire des mots et des phrases.

Plus on suit la campagne, moins on s’y retrouve. Qui propose quoi ? Qui a dit quoi ?

meeting_25.jpgAlors, on se dit qu’un débat direct entre les candidats serait une bonne manière de faire un peu le tri dans tout ce foutoir, même si on connaît les limites de ce genre d’exercice.

Le problème, c’est que visiblement les candidats préfèrent inonder d’informations les électeurs, plutôt que de se confronter au risque d’un débat direct entre concurrents. Trop dangereux, bien sûr, on se souvient du rôle déterminant des précédents de 1988 ou 1981. En même temps, comment avouer à l’électeur que votre futur président sans peur ni reproche fuit un simple débat ?

debat.jpgAinsi, on assiste à une nouvelle pantalonnade : les 4 « gros » candidats ont refusé les propositions de débats en début de campagne, préférant temporiser. Ensuite, après le dépôt officiel des candidatures, ils nous ont expliqué qu’un débat était impossible à cause du respect du temps de parole entre candidats (qui voudrait d’une cacophonie à 12 ?) Maintenant, Bayrou, Royal et Le Pen font savoir qu’ils seraient favorables à un débat sur internet, mais Sarkozy refuse, préférant un débat à l’entre-deux tours. Ils sont un petit peu fatiguants.

Le mieux serait peut-être maintenant de couper télé et radio, et fermer le journal jusqu’au 22 avril, histoire de laisser décanter tout ça, et d’oublier toutes ces tronches de parfait président. On ne s’en porterait probablement que mieux au moment de glisser le bulletin dans l’urne.

Fred

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Commentaires des lecteurs

il ne reste que deux semaines. On peut bien les supporter encore un peu. Ce qui me préoccupe le plus c’est effectivement l’absence de débats entre eux.

un débat internet, pourquoi pas? mais surtout un vrai bon débat animé et alimenté en questions argumentées par de vrais journalistes (qui ont bossé leurs sujets)

pour des raisons différentes, il semble qu’aucun des canidats (parmi les gros) n’ait vraiment envie de ce débat.

Sarko car il fait la course en tête et pense y avoir tout à perdre
Ségo parce qu’elle doit avoir conscience de ses faiblesses à l’oral
Bayrou doit craindre de se voir rappeler ses alliances passées
et Le Pen qui reste en retrait à compter les points (qui renre chez lui)

Bayrou a intérêt à débattre. Depuis le début de la campagne Nicolas et Ségolène l’ignore pour lui donner moins d’importance. Malgré ses 20% ils ont continuer à ignorer toutes ses attaques et il a baissé. Si il débats, il pourrait éventuellement retrouver un second souffle et réaffirmer sa troisième place.

La campagne est d’une médiocrité sidérante : pas un(e) seul(e) là-dedans pour s’élever un peu et s’adresser à nous en tant qu’adultes capables de réfléchir. C’est vrai, Fred, petites phrases, petites mesures, petits calculs, petits projets, petites volte-faces, petites promesses, tout est petit et on attend encore que quelqu’un, enfin ! nous parle de l’Europe, de politique économique, de politique tout court. Les enjeux auxquels nous sommes confrontés à l’échelle mondiale méritent autre chose que ces nains suintant de démagogie. Alors dans ces conditions un débat entre les candidats ? Vous y croyez, vous ? Si c’est pour refaire du compassionnel-écoeurant style TF1, non merci ! Mais peut-on sérieusement espérer autre chose ? On aimerait tant y croire…

Pour une communication politique libre allez poser vos questions aux hommes politiques sur http://www.QuestionPolitique.fr

J’habite à la Martinique à Trinité, je fais partie des 11% d’électeurs qui ont été frustré du vote présidentiel du 1er tour. J’avais prévu de voter pour François BAYROU. Si dans cinq ans Mr Nicolas SARKOZY votre action au gouvernement est concluante. Je votrai pour vous de nouveau par contre, si vous me décevez, je voterai François BAYROU.
En temps normal, en politique, je ne milite pas. Je vote simplement. Pour cette fois ci je souhaite militer. Et vous savez pourquoi ? Parce que j’ais été frustré de mon devoir de citoyenne de pourvoir voter au premier tour.
LA VIE N’EST PAS JUSTE, MAIS ELLE N’EST PAS INJUSTE.
Cette expérience m’aurra permise de prendre conscience de la façon dont-il était possible de mettre sur la touche des électeurs en raison de leurs convictions religieuses. La liberté de conscience est un droit fondamentale que tous les Français doivent pourvoir exercés librement.
Mr SARKOSY si ceux qui en Martinique n’ont pas pû voter au premier tour votent au second tour après analyse en leur âme et conscience pour choisir
un président conforme à leur conscience morale en accord au modèle familiale qu’ils souhaitent à tous les familles base et repaire de la société française, ils voteront Nicolas SARKOSY.
Je souhaite entrer en contacte avec celui qui en MARTINIQUE est responsable du comité de soutiend à Nicolas SARKOSY. Je suis actuellement au chômage et j’ais un projet qui ne pourra ce mettre en place sans une volonté politique. C’est un programme d’aide à la famille qui peu se mettre en place par arrêté préfectoral en partenariat avec toutes les institutions du pays Martinique et la participation de tous. Mon slogan : TRAVAILLER ENSEMBLE, DANS L’INTERET DE CHACUN AU BENEFICE DE TOUS.
C’est un dispositif que j’ais intituler LE PHARE axcé sur la SANTE GLOBAL. C’est un projet de mise en place de structures innoventes d’aide à la famille, d’écoute, de formation dont le centre de compétence est le SAVOIR être en vue de lutter contre le mal être, la violence, la “mal bouff” l’exclusion, l’érrance et favoriser l’insertion professionelle grâce à une formation et une activité professionnelle en accord avec son moi profond (savoir être) surtout quand il s’agit de métiers d’aides à la personne. Permettre à chacun de retrouver son idendité propre grâce en grande partie à un éffort de transmission de mémoir intergénération. Redonner à chacun les outils nécéssaires à une réflexion individuelle et personnelle leur permettant de penser et de raisonner parce qu’ils sont responsable (JE SUIS, DONC JE PENSE) Et ce dans le but de renforcer la LIBERTE, l’EGALITE et la FRATERNITE. Renforcer l’implication et la responsabilité des familles.