Emploi et vie sociale: faut-il voter Bové ?
José Bové fait siennes les 125 propositions du Comité unitaire antilibéral qui répondent à quelques grands principes structurant le programme présidentiel du candidat Bové,pour une alternative à gauche.
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L’objectif
« Le pouvoir des peuples de décider de leur destin et la possibilité pour chacun-e de vivre dignement et décemment grâce à un développement des activités humaines n’opposant plus les réalités sociales, économiques, écologiques ».
Ceci étant dit, les revendications sont ambitieuses, voici une petite sélection des plus significatives en matière d’emploi, de protection sociale et de niveau de vie.
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Emploi, protection sociale et niveau de vie
- passage à 1 500 euros bruts du SMIC, puis rapidement nets,
- augmentation immédiate de 300 euros des minima sociaux,
- revalorisation générale des salaires de 300 euros… dans les fonctions publiques,
- interdiction des licenciements pour les entreprises qui réalisent des profits.
- généralisation des 35 heures avec pour perspective les 32 heures (sans perte de salaire) ; cette baisse s’accompagnera d’une obligation de création d’emploi (au SMIC ?),
- prise en charge à 100% de la prévention des soins de santé et des médicaments,
- pas de retraite en dessous du SMIC et retraite à taux plein, calculée sur les 10 meilleures années (même pour les régimes spéciaux ?) à partir de 60 ans sur la base de 37,5 annuités,
- les régimes spéciaux sont des acquis qu’il faut avoir comme référence pour l’ensemble des régimes de retraite (notamment en termes d’équilibre budgétaire ?)
Et José Bové ?
Ces propositions font partie des textes de référence du site de campagne de José Bové. D’ailleurs, lorsqu’il réagit au problème Airbus, on retrouve bon nombre de ces propositions. D’ailleurs, l’interdiction des licenciements serait immédiatement appliquée si José Bové était élu président de la République.
Alors vous allez me dire : et comment il finance tout ça hein ? Pas de problème, c’est abordé dans les propositions.
Le financement
Une « gamme de moyens » sera mise en œuvre. Tous ne pouvant être repris, voici ceux essentiels :
- la redistribution générale des richesses avec une reconquête de la part des salaires dans la valeur ajoutée. Cela se fera par la fiscalité, les cotisations patronales, diverses mesures sociales comme le SMIC à 1500 euros ou bien « le développement des activités qui entraînent une amélioration des rentrées fiscales et sociales ».
- un redéploiement des finances publiques : ce sont les citoyens qui affecteront les priorités du budget de la Nation… Et de donner des exemples (à vous de juger peur pertinence) : la suppression du Sénat, la réduction du rôle du Président de la République ou du train de vie de la haute fonction publique, le budget de la Défense…
- une réforme fiscale : révision de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés, imposition des bénéfices placés sur les marchés financiers, élargissement de l’assiette de l’ISF, suppression des avantages fiscaux liés à l’épargne, suppression de la TVA pour les biens de première nécessité, taxation des flux financiers…
- « le rôle des banques doit être changé, pour faire reculer et remettre en cause la dictature de la rentabilité financière et des actionnaires »
- les cotisations patronales doivent être augmentées et la CSG et CRDS réduites puis supprimées.
José Bové a donc mis des sous en face de son projet: ces réformes sont-elles économiquement sérieuses, réalisables ? A vous de juger, d’oser Bové !
Nous reviendrons sur d’autres aspects du programme du mouvement antilibéral.
François

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Bonjour,
4 à l’extrème gauche, c’est beaucoup trop… pensez vous que Bové retire sa candidature ??
Merci pour votre éclairage