Ecole : la réussite éducative voulue par Ségolène Royal
Le Pacte Présidentiel de Ségolène Royal, c’est à dire son programme, détaille les mesures envisagées par la candidate du Parti Socialiste en faveur de l’école. Mais avant de les détailler, regardons le constat qu’elle fait de l’éducation nationale ?
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Le constat: il y a beaucoup à faire
Dans la rubrique « ce que j’ai dit sur » du site Désirs d’avenir, on retrouve les différents constats et les remontées des débats participatifs : l’égalité des chances est un leurre et la ségrégation scolaire aggrave les ségrégations sociales et spatiales », « la carte scolaire ne garantit plus la mixité sociale », « les moyens mis pour les ZEP n’ont pas été la hauteur », « il faut le libre choix d’une école pour tous les français et pas seulement les plus informés et privilégiés »…
De ce constat, Ségolène Royal tire deux conséquences : qui est capable de relever le défi et quelles sont les actions à mener.
Qui peut apporter les réponses ?
Sans surprise, Ségolène Royal estime que « la gauche est seule capable de remettre l’éducation au cœur de tout, de remettre l’école d’aplomb et de donner à chaque enfant le droit à la récompense de l’effort ». Et de faire à son parcours politique en disant que “A l’Enseignement scolaire, dans le gouvernement de Lionel Jospin, je me suis battue pour une école plus juste, contre les violences scolaires, pour l’accès gratuit à la pilule du lendemain et pour l’intégration des enfants handicapés”.
Et elle rappelle son indépendance vis à vis du projet socialiste (qu’on a du mal à retrouver sur le site du PS) en indiquant qu’elle ne retiendra de ce dernier qu les perspectives exigeantes à ses yeux essentielles et qu’elle portera avec ses mots et ses convictions.
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Les propositions du Pacte Présidentiel
Ce Pacte a l’immense mérite de nous mener très rapidement vers le thème souhaité et de mettre en face les actions envisagées. Mais il a aussi le gros défaut de ne pas rentrer dans le détail des mesures, ce qui donne une vague impression de survol des sujets et de manque de fond.
Le diagnostic des débats paticipatifs n’ayant pas été suffisant, Ségolène Royal veut remettre une tournée et organiser des Etas Généraux des enseignants, sur le mode participatif, pour améliorer leurs conditions de travail dans l’école, assurer la pleine reconnaissance de leurs missions et préparer un plan pluriannuel de recrutement des enseignants, de formation et de résorption de l’emploi précaire. Des Etats Généraux donc même si on a l’impression que déjà, les mesures sont prévues.
La candidate souhaite également, tout comme le Parti Communiste (qui a piqué l’idée à l’autre ?), mettre en place un Service Public de la petite enfance et rendre la scolarisation obligatoire à 3 ans. On ne saura pas ce qui a motivé ces deux mesures mais bon, pourquoi pas ?
Sur le même mode que Nicolas Sarkozy qui veut généraliser l’étude entre 16h et 18h (pour notamment permettre aux parents de travailler et éviter que les enfants « traînent »), Ségolène Royal propose dans son programme d’organiser le soutien scolaire gratuit pour tous les élèves grâce à des répétiteurs.
La révision de la carte scolaire est également prévue, même si la proposition est redevenu très vague, « supprimer les ghettos scolaires, assurer la mixité sociale » par rapport à ce qu’elle avait proposé à l’époque du débat des primaires socialistes.
Au niveau de l’ordre (juste ?) dans les établissements, la candidate n’hésite pas à proposer la présence d’adultes dans les établissements et même dans les classes.
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Enfin, elle propose de « créer des emplois-parents, la généralisation d’écoles des parents et des consultations de médiation familiale pour les aider à conforter leur autorité » : on ne sait pas exactement ce que cela recouvre mais on retrouve une thématique également abordée par Nicolas Sarkozy dans son programme.
Qu’en penser ?
La lecture des propositions conforte le positionnement de Ségolène Royal, un subtil balancement entre mesures de rigueur et d’ordre juste et mesures plus sociales et éducatives. Malheureusement, les Etats Généraux proposés laissent planer un gros doute: ce qui est proposé est-il simplement destiné à alimenter le débat ou bien ces Etats Généraux vont-ils être l’occasion d’une remise à plat, d’un statu quo… Pour des élections présidentielles, il faut choisir: on propose ou on consulte mais on ne reste pas au milieu du gué en laissant à penser que tout ce qui est sur la table est modifiable, sujet à discussion ou négociation.
Dans un prochain article, les proposotions de Ségolène Royal en faveur des Universités.
François


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Juste une petite précision, par rapport au service public de la petite enfance : le constat que les capacités d’accueil des crèches et assistantes maternelles sont très insuffisantes semble partagé par tous les spécialistes du sujet.
La croissance démographique a en effet été plus soutenue que prévueces dernières années. Par ailleurs, le développement de l’emploi féminin passe par un service public de la petite enfance qui soit efficace.