L’insécurité, thème mineur de la campagne ?
La question de l’insécurité, au cœur de la campagne présidentielle de 2002, ne passionne cette fois-ci pas beaucoup les média. Petit tour d’horizon des propositions des trois principaux candidats sur le sujet.
Nicolas Sarkozy. Le champion de la lutte contre l’insécurité. Fort de son expérience au ministère de l’Intérieur, et de la sélection d’indicateurs qui prouvent l’efficacité de son action, le petit Nicolas met les pieds dans le plat. Il va mettre un terme à l’impunité des mineurs, instaurer des peines incompressibles pour les récidivistes, et aider « les jeunes des banlieues qui veulent se lever tôt » !
Il prononce cette phrase nauséabonde à propos de la police, qui doit être « répressive pour ceux qui nous jetaient des cocktails Molotov, ceux qui font brûler les voitures des autres, ceux qui violent dans ces caves sordides, ceux qui foutent le feu à un bus, avec une petite jeune fille qui n’avait rien demandé à personne qui se trouve brûlée à 60 % ».
Les recettes de Nicolas ? Pas de pitié pour les jeunes ni les délinquants récidivistes (tous responsables de leurs actes). Se lever tôt et marcher droit. Analyse simpliste, qui fait appel aux réactions primaires des électeurs. Quelle est la différence avec le Front National ?
Ségolène Royal. Elle rompt en partie avec l’approche traditionnelle du PS. Elle relie la question de l’insécurité aux problématiques sociales et éducatives, notamment dans les banlieues sensibles. Ses propositions font en revanche appel à une conception plus conservatrice de l’autorité. D’un côté, on rétablit la police de quartier, on double le budget de la justice et on rétablit la civilité, mais de l’autre on se montre particulièrement ferme avec les mineurs violents, on augmente la présence des adultes (transports en commun, collèges) et on encadre les parents « défaillants ». Curieux mélange donc, qui n’aurait pas surpris dans un programme de droite conservatrice désireuse de rappeler aux citoyens les « vraies valeurs » de notre société.
François Bayrou. De manière plutôt surprenante, le sujet est quasiment absent de l’avant-projet législatif de l’UDF. Le projet pointe les dérives de notre société (la fracture urbaine et sociale, l’émergence de groupes identitaires menaçant la cohésion), responsables de certains comportement désespérés (particulièrement des émeutes de l’an dernier). On lit, par ci par là, une réforme de la justice incluant quelques mesures sur la lutte contre la récidive, ou la nécessité de ramener la discipline et l’autorité dans l’école. Mais l’insécurité n’est jamais abordée comme un problème majeur en tant que tel. Toutes les questions de société sont ramenées au concept de « France ensemble », qui caractérise l’ensemble du projet de l’UDF.
Ainsi, on observe sur le sujet de l’insécurité un curieux renversement des clivages. Comme si personne n’était à la place à laquelle on l’attend.
Sarkozy ? Il chasse très clairement sur le terrain de l’extrême droite.
Royal ? Elle se situe entre l’approche sociale classique de la gauche et celle, plus autoritaire, de la droite.
Bayrou ? Il apparaît plutôt à gauche sur le sujet.
Le symbole d’une classe politique qui ne sait plus où sont passés ses clivages ?
Fred






Un mec, multirécidiviste de surcroit, te tabasse dans la rue et toi tu vas essayer de comprendre, dire que c’est pas aussi simple et trouver ça nauséabond que l’Etat soir répréssif avec ces gens là et que les gens qui pensent ça sont simplistes ?
Et suivant ta logique, on va jusqu’où dans la compréhension et la recherche du pourquoi ?
T’as déjà été agressé ? Tu t’es déjà fait emmerder, quotidiennement, dans ton quartier par des petites frappes qui agissent en tout impunité ?
Je ne suis pas contre le social et l’éducatif, c’est même la base, mais as-tu déjà vu cela marcher sans autorité derrière?
Non mas quand même, c’est si difficile d’être dans la loi ???? Tu sais, les policiers, ce sont des gens comme toi et moi qui, faut que tu le saches, ne font qu’appliquer la loi qui est la même pour tout le monde.
Nauséabond: pèse tes mots, c’est à cause de gens qui écrivent comme toi qu’on se retrouve avec des drames, que des jeunes n’ont plus aucun respect pour la police, parce qu’on a craché aveuglément sur les règles de la République et que des mecs comme toi ont trouvé “nauséabond” la police soit disant”répréssive”
C’est toi qui est nauséabond dans ton aveuglement.