Programme de Nicolas Sarkozy : le pouvoir d’achat
Sur son site où « tout devient possible », Nicolas Sarkozy nous propose, dans le cadre de son programme présidentiel, un « medley » de ses diférentes interventions en meeting à propos du pouvoir d’achat. Selon lui, ce sujet du travail est le véritable clivage de la prochaine élection présidentielle.
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Fier du métier, pas du salaire
A ceux qui subissent l’austérité salariale, Nicolas Sarkozy propose non pas la réduction obligatoire du temps de travail uniforme mais de travailler plus, dans le public comme dans le privé, afin de « redonner du pouvoir d’achat aux français ». Et de poursuivre sur le raisonnement suivant bien connu, quelque peu simpliste mais terriblement efficace : plus de pouvoir d’achat c’est plus de motivation, plus de consommation, ce qui implique plus de croissance, donc plus de travail et au final, plus d’emploi. Logique ! Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt.
Le travail n’est pas suffisamment respecté
Le candidat de l’UMP estime, et ça ne mange pas de pain, qu’en France, les salaires sont trop bas et les charges trop lourdes. Et de constater que « les RTT ne servent à rien si on n’a pas les moyens de payer des vacances à ses enfants ».
C’est pourquoi il propose plusieurs mesures destinées à encourager le travail :
- éxonération des charges sociales sur les heures supplémentaires,
- pas d’imposition sur le revenu de ces mêmes heures supplémentaires,
- transmission du patrimoine en franchise de l’impôt sur les successions “car on doit pouvoir transmettre à ses enfants ce qu’on a gagné en travaillant”,
- bouclier fiscal à 50% « car l’Etat doit laisser au moins la moitié de ce qu’on a gagné ».
Ces mesures appellent naturellement diverses remarques, notamment concernant les très nombreux salariés faisant déjà des heures supplémentaires non payées : cela va-t-il changer quelque chose ? Quant à la transmission du patrimoine, Michel Sapin, le conseiller économique de Ségolène Royal au Parti Socialiste estime que c’est “la promotion de l’accumulation patrimoniale”. Plus globalement, on constate que les mesures proposées valident surtout un constat: le pouvoir d’achat en France semble largement dépendre de l’Etat, notamment de la fiscalité, et beaucoup moins des entreprises; ces dernières n’étant pas citées à une seule reprise dans la vidéo du candidat UMP…
La France des travailleurs pauvres
Après avoir énuméré ces propositions, on repasse un coup de vernis social, histoire de bien faire comprendre que le candidat est proche de la réalité et que le travail est mal valorisé aujourd’hui : l’ouvrier fraiseur ayant 36 ans de carrière et payé 1 200€ par mois, la mère de famille en temps partiel subi car elle n’a pas les moyens de faire garder ses enfants, et finalement toutes les classes sociales y passent : les artisans « peu considérés alors qu’ils apportent tant », les salariés de l’industrie « vivant dans la hantise des délocalisations », les agriculteurs « qui travaillent la terre et se demandent qui reprendra l’exploitation », les pêcheurs « écrasés de charges et de contraintes », les cadres « craignant la prochaine réorganisation d’entreprise »… Arrêtez, n’en jetez plus ! Il existe bien une France des travailleurs pauvres mais ce ne sont pas les seules heures supplémentaires qui répondront à leurs problèmes.
En tout cas, et c’est probablement voulu, on a bien compris que le travail était le pivot du programme de Nicolas Sarkozy et que c’est par le pouvoir d’achat, son corollaire, que le candidat UMP entend apporter des réponses aux problèmes sociaux et économiques de la France.
François


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Moi je veux bien mais que dit Ségolène Royal sur la fiscalité et sur les 35 heures ?
Tant que je ne peux pas comparer, eh bien je ne fais pas de choix !
Et je voterai pas Bayrou parce que les centristes ce sont des mous indécis, des ni-ni qui préfèrent serpenter que prendre des décisions.