Bayrou et le Pacte Ecologique
Parmi les 6 E du candidat Bayrou (prononcez Baïrou) déclinés lors de son discours d’Orléans du 25 janvier, figure l’Ecologie. Et ça tombe bien, à l’occasion de la grande messe de la signature du Pacte Ecologique le 31 janvier dernier, François Bayrou (prononcez Baïrou) s’est fendu d’un intervention assez creuse.
« L’environnement, c’est du long terme ». Cela part bien… Après quelques banalités à faire peur (ou pleurer dans les chaumières, selon) du type « Pour la première fois dans son Histoire, l’Humanité est confrontée à une menace qui la touche non pas en tant qu’ensemble de Nations, unité politique, l’Humanité est confrontée à une menace qui touche la Terre, comme planète sur laquelle nous sommes installés, et l’Humanité en tant qu’espèce », ou bien « l’Humanité pour la première fois est sous cette épée de Damoclès qui pend au-dessus de sa tête », ou enfin « C’est donc une menace qui n’est pas une menace simplement sur le confort de l’Humanité, mais peut-être sur la survie de l’Humanité qui affectera notre espèce durablement ».
Donc, après ces 5 minutes d’introduction inutiles durant lesquelles François Bayrou (prononcez Baïrou) a tenu à rappeler qu’il s’est intéressé à ce sujet « depuis plusieurs années » (on sourit et on lui donne un bon point ?), il énonce enfin sa première piste, politique : pour lui, « la responsabilité majeure de la France, devant cette affaire, est une responsabilité de l’ordre de l’influence internationale de notre pays ». Car, on ne peut s’en tenir à nos frontières hexagonales, sachant bien que, pour l’air par exemple, « il ne connaît pas de frontières. Il se déplace en altitude à plus de deux cents kilomètres à l’heure en moyenne ». Il faut donc « une prise de conscience internationale ». Quel puits de science ce François !
Puis, il continue en indiquant que la priorité absolue du prochain Président de la République sera « d’imposer à la communauté internationale un agenda qui prendra en compte les problèmes climatiques et de la biodiversité à la surface de la Terre ». Et voilà ! On aura un beau planning et on sera reparti pour d’interminables rounds de négociations au niveau international. Mais François Bayrou (prononcez Baïrou) est cohérent puisque « l’environnement, c’est du long terme ».
François Bayrou (prononcez Baïrou) termine enfin son discours en rappelant son accord sur les points du Pacte Ecologique de Nicolas Hulot (vice premier ministre, taxe carbone, agriculture de qualité, démocratie participative et éducation/sensibilisation).
C’était un beau discours politique mais creux, horriblement creux…
Dans un prochain article, les propositions du candidat UDF à Nicolas Hulot.
François


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Puisque Bayrou (prononcer Bérou) n’a rien à dire sur l’écologie, qu’il nous explique pourquoi, détail insignifiant mais significatif, il n’arrête pas d’insister sur la prononciation locale, folklorique, très esprit de clocher, de son nom, lui qui veut représenter toute la France et même l’Europe. Baillerou le Basque (?) ou Bérou le Français ? Ca n’a l’air de rien mais cette obsession de l’ancrage territorial a toujours des relents nauséabonds de repli et de d’exclusion.