Universités: les pistes de François Bayrou
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Invité à France Info le 18 janvier, François Bayrou a présenté son « plan de redressement pour la France en 5 points » : réduction du déficit ; priorité donnée à l’Education et à la Recherche ; possibilité pour toute entreprise de créer deux emplois sans charges ; plan de lutte contre l’exclusion et plan de préservation de l’environnement.
Nous avions déjà ici évoqué le projet législatif de l’UDF pour l’école intitulé “la France ensemble”, attachons-nous à regarder les propositions pour l’enseignement supérieur, l’université et la recherche que l’on retrouve dans les propositions du candidat Bayrou.
Un enseignement supérieur d’excellence
Pour François Bayrou, la compétition mondiale rend indispensable un investissement massif dans l’enseignement supérieur. La France possède des atouts (bon maillage du territoire, enseignants de qualité…) mais a aussi des handicaps lourds (insuffisance de moyens, taux d’échec élevé en première année faute d’une bonne orientation…).
Le candidat de l’UDF souhaite modifier l’enseignement en terminale pour que cette année soit consacrée moins à apprendre qu’à bien orienter les étudiants pour leur choix et les préparer à intégrer les grandes écoles ou l’université. Pour ces dernières, François Bayrou souhaite une meilleure gouvernance qui, sans grande réforme législative, passera par des équipes de direction renforcées avec des présidents légitimés, un meilleur encadrement des ressources et une plus grande culture de l’évaluation. Aussi, les allocations allouées aux Universités pourraient être modulées et diversifiées pour récompser,par des bonus, les établissements inovateurs.
Il est enfin proposé de rapprocher les universités et d’améliorer leurs coopérations entre-elles afin de les doter de « force de frappe » dans certains domaines.
Mais aussi une recherche d’excellence
François Bayrou déplore, à l’exception de quelques « ilôts de prosperité », que la France devienne peu à peu un « pays d’imitation dont la croissance dépend de technologies mises au point ailleurs », et de s’interroger « qui pilote la recherche dans notre pays ? ».
Pour répondre à ce constat pessimiste, le candidat UDF pointe la priorité à mettre sur les jeunes chercheurs en construisant pour eux un véritable parcours vers les laboratoires et les entreprises (allocations, postes stables…).
Quant aux moyens financiers, François Bayrou souhaite qu’ils passent de 2,2% de notre PIB à 3% dans les 3 ans et il envisage une incitation fiscale pour la recherche dans le secteur privé des PME-PMI.
François














VOTER BEYROU le candidat de L’ECOUTE (avec ses grandes oreille^^). aLLé chichi
Dommage que Bayrou soit un gringalet politique sans aura ni stature et fatigant à force de gémir et de pontifier : il est quand même sûrement un des plus intéressants parmi les candidats.
malgré la sympathie qu’on peut avoir pour son positionnement de principe, j’ai du mal à voir en quoi :
- les propositions de F. Bayrou sont innovantes : nous prépare-t-il une énième réforme de l’enseignement, une couche de plus, à base de l’incontournable “plus de moyens” ? la recherche manque-t-elle de moyens, ou ces moyens sont-ils mal utilisés ?
- son programme se démarque de celui de ses principales cibles (UMP et PS) : fait-il vriament “la politique autrement” en ajoutant sa (petite) pierre à la montagne de réformes déjà connues par l’éducation nationale ?
Bonjour,
Je suis moi-même étudiant et, de tous les candidats je trouvais MR DSK ( avant sa défaite plus mediatique que de fond ) le plus crédible au niveau de ses ambitions et de ses idéologies. Neanmoins, je trouve que son idée sur une reforme universitaire part d’un bon sens mais montre des lacunes qui ne sont ,a mon goût, pas pertinente.
En effet :
- le manque de coordination avec les entreprises est juste mais cela peut être un effet de l’augmentation européenne du nombre d’ecole privée qui par des fonds ou par leur éducation “bourre-crâne et télécommandé” ou par leur contact socio-proffesionnel attire plus les entreprises
-Incapacité à former les etudiants ??? si il y en a 100 000 qui partent c’est qu’ils n’avaient pas envie ou se sont mal orientés ( voila une vraie lacune, je rejoins F. BAyrou sur l’orientation au lycée ). De plus ce chiffre révèle la difficulté élevée des universités françaises qui en fait notre fierté et notre savoir-faire ( moi même ayant etudié à l’etranger je sais de quoi je parle )
- Le problème vient surtout des écoles privées je pense qu’ils prennent la part éducative des universités au fur et à mesure. MAis quelle est l’efficacité des écoles privées ou des DUT, certes se sont des bonnes écoles pour apprendre un metier mais est-ce suffisant pour un travail et/ou une réflexion personnel??? Le but de la faculté n’est pas de nous former à un travail précis ou de mieux gagner notre vie, l’université sert à nous ouvrir les portes du savoir et de l’automnomie intellectuelle. Et de ce fait, j’ai bien peur que les écoles privées, ou l’on y accède frequement dans le cas où nos parents ont de l’argent ( en general ), ne formatent les etudiants ( ce n est pas le cas de toutes les ecoles ou de tous les etudiants ). L’université nous donne une aptitude intellectuelle pour que l’on puisse soit nous adapter à une situation ( un travail, une mission, une recherche, ..) soit transmettre ce savoir. De ce fait je ne pense pas qu’il faille reformer l’université française sauf sur ses moyens financiers insuffisants ( mauvaises payes des chercheurs ( fuite ..), mauvaise pédagogie à l’heure du net et du WIKIlearn,..)
Pour conclure, je pense que la presence d’école privée PAYANTE en France est inadmissible car cela va en contre des idéaux français ( l’égalite pour tous et l’accès à tous du savoir ). Donnez des fonds à la fac pour qu’elle évolue dans sont temps mais ne reformer pas le brin de libertée intellectuelle qu’il nous reste dans ce pays.
Quino
Je dois réagir à ce message.
Je suis moi aussi passé par l’université, et c’est un système que je défends bec et ongle. Mais, dans mon secteur (l’économie), la concurrence des écoles est forte et j’ai appris à connaître ces challengers…
Il se trouve que les écoles ne manquent pas de formation intellectuelle. Ils ont une formation intellectuelle beaucoup plus fournie que nous, il n’y a qu’à regarder l’othographe de Quino pour s’en rendre compte. Ils ont 2 ans de prépa à leur avantage. C’est vrai que cela coûte cher, mais plutôt que de détruire un système qui marche, l’université ferait mieux de s’en inspirer. Et je comprends évidemment que l’on paie pour un système qui marche mieux que l’université : la preuve, les meilleurs s’orientent vers ces écoles payantes, ou mieux, vers les écoles d’ingénieur…
Plus généralement, Bayroux ne me séduit pas, avec son positionnement entre la droite et la gauche mais finalement différent… que penser de quelqu’un qui dit concilier socialisme et libéralisme, tout en rompant avec les 2 systèmes ?
Tout le monde voudrait que les universités Françaises soient plus compétitives au niveau européen et mondial, tout le monde s’accorde qu’il faut donc que nos universités aient plus de moyens financiers mais personne ne veux toucher aux frais d’inscription. Il est vrai que promettre une augmentation des frais d’accès à l’université fâcherait une grande partie de l’électorat, mais si on regarde un peu chez nos voisins européen, la tendance est bien dans ce sens. Il est bien joli d’annoncer de grandes réformes et des remaniement institutionels, de 6ème république dont on parlait déjà il y a 20 ans, mais toujours est-il que le temps passe et que tout le monde se contente de caresser les Français dans le sens du poil pour cumuler un maximum de mandats.
Quant à Quino, je ne voit pas ce que tu veux dire en parlant d’écoles privées: tu parles des écoles primaires privées, des collèges privés, des écoles de commerces, des écoles d’ingénieurs, bref, à chaque école publique, on retrouve son équivalent en privé. Donc il serait bon de préciser un peu plus de quelles écoles tu veux parler. Quand tu te demande si un DUT est suffisant pour un travail et/ou une réflexion personne, sache que dans certains dut, 80% des étudiants ont un bac S et que le niveau est beaucoup plus élevé que celui des BTS qui eux, préparent l’étudiant à exercer un métier. La finalité du Dut est devenue l’accession à une “grande école” par une voie moins difficile que les classes prépa et justement t’apprendre à réfléchir, alors que les classes prépa t’apprenent à travailler sans compter les heures.
Notre système n’est pas parfait, et si beaucoup décident de se payer une année à £3000 au Royaume-Unis, ce n’est pas uniquement pour le plaisir, mais c’est aussi parcequ’ils savent qu’avec une meilleur éducation, ils auront un meilleur salaire et que ce voyage sera vite remboursé même s’il reviennent en France juste après l’obtention de leur diplome). Quand je compare ma première année de dut avec ma première année de licence, je conclus que le dut t’aide à devenir autonome ( grâce à la quantité de travail presonnel à fournir pour être bien classé, le classement servant à l’accès aux écoles d’ingénieurs) et que la première année de licence sert à t’habituer à te coucher tard, à supporter l’alcool et surtout à consacrer beaucoup plus de temps à tes loisirs qu’à tes études. En élevant un peu le niveau et en augmentant les frais d’accès, je pense que les jeunes (ou à défaut des jeunes, au moins leurs parents et leur portefeuille) s’intéresseraient un peu plus à leur orientation. Je pense qu’à $20 000 l’année de fac, les étudiants américains réfléchissent à deux fois avant de s’inscrire et se préoccupent un peu plus de leur orientation. Je ne dis pas de mettre des frais d’inscription à 30 000 euros mais, les doubler serait déjà une bonne décision qui résoudrait en partie beaucoup de problèmes.
Il me sembe que l’autonomie intellectuelle et les portes du savoir dont parle Quino sont essentielles mais qu’elles doivent se faire avant l’université, au collège et lycée.
Car quand on a acquis cette capacité à réfléchir et à êter autonome, il faut bien avoir un peu de grain à moudre pour la mettre en pratique et j’ai du mal à concevoir un employeur embaucher un intellectuel “brut” ou un “poète”, et je dis ça sans aucune arrière pensée négative. Car c’est un peu comme être un Dieu en grammaire mais sans aucun mot de vocabulaire.
Il faut un mimimum de baggage, d’où d’ailleurs l’intérêt des filières courtes et concrètes type BTS…
beyrou il assure jpens que c’es sur celui quil fau compter
voter pour lui le reste n’en vau pa la peine
QUI SAIT SI BYROU CHANGERA LE NUMERUS CLOSUS EN PREMIERE ANNEE DE MEDECINE ???