Alain Mourguy, le candidat du bon sens


mourguy.jpgAlain Mourguy est candidat à l’élection présidentielle. Il est pour l’heure président de l’UDG, l’Union Droite Gauche, « l’union du bon sens ». Le credo de l’UDG, c’est que le clivage droite / gauche n’est plus d’actualité, il faut donc un gouvernement d’union nationale. Par ailleurs, le bon sens doit revenir au pouvoir.

Le programme économique de Mourguy est pour tout dire assez curieux. Il préconise « d’adjoindre au capitalisme une pointe de libéralisme » et « d’adjoindre beaucoup plus de valeurs sociales » à ce système.

Il est assez difficile de trouver un fil conducteur à ce programme.

Mourguy se dit résolument contre les 35 heures (« erreur historique pour notre pays »), tout en indiquant que les gains de productivité nous permettront bientôt de ramener les emplois publics à « 28 ou 30 heures » par semaine.
20041022hopital_n.jpgIl propose de réduire les dépenses de l’Etat (lutte contre le gaspillage, suppression des Conseils Généraux, TVA à 25%), mais propose par ailleurs d’augmenter de 3 millions le nombre de fonctionnaires pour supprimer le chômage et mieux répondre aux besoins des secteurs sanitaire et social., éducatif, culturel.
Quelques lignes plus loin, on découvre qu’il faudrait en fait ramener la TVA à un niveau raisonnable.
Enfin on lit, au chapitre du tourisme, qu’il faudra se préoccuper de l’accueil touristique des Chinois (car la Chine sera la première destination touristique dans 10 ans).

Noyées dans un fatras de références au bon sens, aux gaspillages et à l’intérêt général confisqué, ces propositions semblent avoir été griffonnées sur un coin de table. Maintenant, Mourguy devrait relire le brouillon, corriger les contradictions et, surtout, donner un peu de cohérence à l’ensemble.

On retiendra cependant deux idées intéressantes :

- La suppression des Conseil Généraux, sujet qui n’a pas encore été abordé par les autres candidats. Elle interpelle sur la réforme du complexe système insitutionnel Français, qui revient très cher, est peu lisible et disperse l’action publique en de multiples niveaux parfois concurrents : commune, intercommunalité, département, région… La réduction drastique du nombre de communes apparaît incontournable (même si Mourguy préconise assez curieusement de renforcer leur pouvoir).

- La redéfinition de la notion de bénévolat. Mourguy dénonce le désengagement de l’Etat d’un certain nombre de ses fonctions régaliennes, au profit de bénévoles. La professionnalisation du secteur de l’économie sociale et solidaire est ici visée, il s’agit en effet d’un important gisement d’emplois. Mourguy aurait également pu citer le secteur de la santé (téléthon, sidaction…) ou de l’aide aux plus pauvres (Restaus du Cœur…), secteurs desquels l’Etat s’est honteusement désengagé.

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Fred

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Commentaires des lecteurs

Fred,

il est certain que l’empilement politico-administratif nuit à l’efficacité de l’action. tu as raison sur ce point : aujourd’hui, l’évolution des compétences et les conditions de leur transfert depuis l’Etat central conduisent à rendre inutiles certains échelons (ex. le département et son conseil général).

pourtant, supprimer l’échelon communal, par endroits, comme tu sembles le suggérer est très dangereux en ces temps de désaffection quant au politique. la figure du (député) maire reste incontournable, particulièrement en milieu rural mais également dans les communes urbaines. bien souvent, c’est le seul élu de proximité que tout un chacun peut choisir, à qui il peut s’adresser, qu’il peut saisir.
à tort ou à raison, le maire reste pour la plupart des Français le seul point d’ancrage, le seul levier accessible à tous pour faire entendre ses revendications, voire peser sur les orientations de politiques qui affectent notre quotidien.

à mon avis, on pourrait conserver la chaîne : communes - intercommunalités - régions. condition pour les intercommunalités : conserver le tryptique communauté de communes, communauté d’agglo et communauté urbaine, à condition peut-être d’harmoniser les compétences de chacune de façon fixe, de renforcer la cohérence des périmètres (plus de trous, plus de concurrence de type Aix-Marseille, des périmètres calés sur les bassins d’emploi…).

Ma grand- mère qui vendait les oeufs de ses poules en mettait 13 quand on lui en demandait une douzaine !
C’est combien à la douzaine ?

abc

Bonjour
et bonne année 2007 aux lecteurs.

Bien sur que mon “programme” est incohérent..bien sur, je ne prétends pas diriger la france….
mais juste pour le ” fun” sarkozy devient le génie depuis qu’il ferme sangate….aucun de pauvres gens n’était en situation d’explulsion : donc ils sont dans le froid dehors….bravo pour la cohérence !

Ségolène il y a 1 an déclare que en france on ne doit pas pouvoir tout caricaturer .. b ravo et vous les journalistes la laissez dire sans oser lui redemander actuellement si elle veut toujours vous supprimer la parole..!

alors quand des journalistes me parlent d’incohérence ce n’est pas grave moi je ne vais pas diriger la France…

et j’aimerai que l’on le dise comment vous avez fait pour trouver quelques idées sur l’économie sur les sites de ségo sarko ou bayrou ! je crois rêver..pas une seule idée…mais eux ils sont connues donc pas de souci une fois élu on VERRA BIEN .. alors j’attends aussi que vous les journalistes osiez demandé à ségo et sarko si il est biene xact qu’une fois élu ils feront passer une mini-constitution européenne par le PARLEMENT….
j’attends
bien cordialement un simple tout petit candidat basique qui ne rêve pas de devenir président
alain mourguy

Le candidat du bon sens ou du grotesque?

Merci Monsieur Mourguy pour votre réponse, qui permet de mieux vous connaître. Votre spontanéité permet d’apporter un vent nouveau dans cette campagne.
Surtout, lachez-vous sur les propositions ! C’est le moment !