Ca y est c’est presque terminé. Malgré les efforts sincères de la gauche antilibérale pour s’unifier, force est de constater que c’est impossible. Après la énième candidature d’Arlette Laguiller, le coup d’éclat d’Olivier Besancenot, le renoncement de José Bové et les débats sans fin des collectifs unitaires, c’est au tour du Parti Communiste d’annoncer, indirectement, qu’ils en ont marre que le rassemblement antilibéral soit « bloqué par un débat de sommet sur la candidature ».C’est pourquoi Marie-George Buffet a indiqué au journal télévision de TF1 de 20 heures qu’elle serait candidate.
Les raisons d’un fiasco
Elles sont difficiles à clairement définir car il y avait bien une plate forme commune avec un réel projet de société (116 propositions pour les collectifs, 125 pour Clémentine Autain…) mais qui rassemblait des organismes et personnalités très divers : communistes, apparentés communistes, antilibéraux, collectifs divers et variés… L’attelage était très hétéroclite et peut-être aussi pas si prêts que ça à composer avec les autres.
Le vote des militants du Parti Communiste
La fameuse réunion de Saint-Ouen a été difficile à vivre pour les militants et on a senti poindre en même temps que l’agacement, l’urgence. D’où la décision du conseil national du PCF d’arrêter les frais et de proposer aux militants le choix suivant:
1- Je choisis la proposition du conseil national de la candidature commune de Marie-George Buffet, choix le plus partagé des collectifs locaux pour porter le rassembler le mouvement antilibéral à l’élection présidentielle.
2- Je choisis le retrait de la candidature de Marie-George Buffet et la recherche d’une autre candidature commune du rassemblement antilibéral à l’élection présidentielle.
81% des militants se sont prononcés enf aveur du choix n°1, pour un taux de participation de 56,4%. Les avis sont quand même franchement partagés… Voir là et là.
Les subtilités linguistiques du PCF
Marie-George Buffet n’est pas la candidate du PCF mais la candidate PCF du rassemblement antilibéral, comme cela est clairement écrit dans la question posée aux militants.Ainsi, dans sa déclaration du 22 décembre, Marie-George Buffet annonce, dans un exercice de haute voltige politique, qu’elle « prend ses responsabilités » précise ensuite que « aucune candidature ne fait le consensus dans le rassemblement antilibéral. Prenons en acte. Ma candidature a été largement partagée par les collectifs locaux. Prenons en acte » et termine enfin en indiquant que « je rentre en campagne en suspendant mes fonctions de secrétaire nationale du parti communiste ».
Difficile de faire la part des choses et de clairement identifier la nature de sa candidature : parti communiste, mouvement antilibéral, parti communiste mais représentant le mouvement antilibéral ?
A vrai dire, on comprend surtout que pour le PCF s’est trompé en pensant qu’il arriverait à annexer les mouvements antilibéraux (notamment par le biais de la grossière manoeuvre consistant à constituer ad hoc une ribambelle de collectifs locaux pour s’assurer de la majorité; les vieux réflexes soviétiques sont encore présents place du colonel Fabien) et qu’il rattrape le coup en grillant la politesse aux autres (un peu comme Ségolène Royal avec François Hollande).
Quant aux autres représentants du mouvement antilibéral, ils se disent, dans une tribune de Libération, « tristes », « en colère » et parlent de « rupture dans la perspective d’un candidat commun de la gauche antilibérale ». Enfin, Clémentine Autain, Yves Salesse, Patrick Braouezec se sont joints à cette déclaration et on parlé eux de « coup terrible ». Bref, la gauche de la gauche poursuit son chemin de croix (pardonnez l’expression) et rien ne dit qu’un énième candidat antilibéral (mais des vrais là) ne sorte du chapeau des collectifs.
François

On s’en doutait !
Quand on voit, par exemple, sur le blog http://www.thedino.eu, les réponses de Marie-George, Olivier, Arlette et José sur un MEME SUJET (à savoir, la politique enrironnementale), combien leurs positions sont fondamentalement différentes, on comprend que, même au-delà des histoires d’egos, la mayonnaise ne pouvait pas prendre…
Rendez-vous en 2012, bisous et bonnes fêtes !