LCR : l’écologie comme fondement de l’équité sociale
Les questions environnementales tiennent une place toute particulière dans le programme présidentiel de la LCR.
En effet, pour la LCR, « la critique écologiste est partie prenante de la critique capitaliste ». Le manifeste de la LCR explique en effet que la « crise écologique » est une conséquence naturelle du système capitaliste. Et d’expliquer, de manière plutôt juste, que « sans valeur monétaire assignable, les équilibres écologiques sont sans cesses attaqués par l’accumulation du capital ».
On peut ne pas adhérer à la critique systématique du capitalisme, mais mettre en avant la dimension économique de la crise écologique paraît plutôt pertinent.
Ce qui est très intéressant dans les propositions de la LCR, c’est que la question écologique n’est finalement jamais déconnectée de la question sociale. Comme si les enjeux écologiques n’avaient de sens que parce qu’ils impactent sur la santé ou la qualité de vie des hommes.
Ainsi, il s’agit d’engager une rupture avec la « société de consommation marchande » pour :
- assurer une « gestion égalitaire et écologique des ressources mondiales »,
- offrir une « nourriture saine pour tous »,
- promouvoir une agriculture qui garantit un niveau de vie suffisant pour la « paysannerie »,
- engager une « rupture avec la courses aux mégalopoles insalubres, polluantes, ingouvernables démocratiquement »,
- prévenir les catastrophes industrielles,
- Lutter contre les OGM, outils de l’impérialisme des pays du Nord,
- Etc.
Finalement, seule la question de l’énergie est déconnectée de la question sociale : face à l’épuisement des ressources, la LCR préconise (assez classiquement) un recours massif aux énergies renouvelables et aux économies d’énergies.
La LCR propose donc sur l’écologie une approche très différente de celle des autres candidats.
Il ne s’agit pas d’introduire des contraintes dans le fonctionnement de notre société, ni de valoriser le potentiel économique que représentent les enjeux écologiques et énergétiques. Il s’agit au contraire de sortir de la logique capitaliste pour être en mesure de remettre l’individu au cœur de la société. Et la lutte écologique n’est finalement qu’une des modalités de cette action en faveur de l’individu.
Fred

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Il est quand même épatant de voir à quel point l’hypocrisie et l’opportunisme médiatique gouvernent toute notre vie politique. De l’extrême gauche à l’extrême droite on découvre tout à coup que l’environnement existe et on pontifie, sourcils froncés et index accusateur brandi, avec un sérieux qui serait ridicule s’il ne nous prenait à ce point pour des billes. Quand donc mériterons-nous des candidats intellectuellement honnêtes ? Y en a-t-il un(e) seul(e) qui soit crédible dans ses promesses ?