Recherche politiques du logement désespérément !


dscn4949.JPGPour les moins de 45 ans, le poste “logement” représente plus de 30% du budget total. Sans rentrer dans les détails de la crise du logement, profonde et complexe, on peut toutefois s’étonner à partir de ce simple constat de l’indigence des programmes présidentiels sur la question. Rapide tour d’horizon…

- PS : le projet aborde de façon concrète le sujet (ce qui est en soi un mérite, notamment lorsqu’on constate que le bout de synthèse consacré au sujet sur le site de Ségolène Royal compile des opinions, sans aboutir à une quelconque prise de position claire). Premier problème : quelle faisabilité lorsque l’on évoque, pêle-mêle, la construction de 120 000 logements par an, l’éradication de l’habitat indigne et la mise en place d’un “bouclier fiscal” (traitant les symptômes plutôt que l’origine des difficultés) ? Autre élément : le PS succombe comme la plupart des autres partis à la tentation d’ajouter une couche au millefeuilles administrativo-réglementaire (ex. fiscalité immobilière : après le Robien standard, nous avons eu le Robien social puis le Robien recentré… et nous finirons sans Robien du tout !). Ajouter plutôt que simplifier et se donner les moyens de faire fonctionner un dispositif existant, c’est aussi créer un peu plus de complexité et un peu moins de lisibilité…

logement.jpg- UMP : le sujet n’est traité qu’à la marge, avec toutefois quelques pincées de bon sens (notamment lorsqu’est évoquée la nécessité de profiter du dynamisme de la promotion privée pour faire progresser le logement social), mais malheureusement beaucoup de partis-pris idéologiques. Exemple : en quoi l’accession à la propriété constitue-t-elle un idéal absolu et la garantie d’un “vrai projet populaire” (on peut évoquer les difficultés de très nombreux Français vivant en copropriété) ? Notons au passage que cette antienne ne participe pas vraiment de la “rupture tranquille” prônée par Nicolas Sarkozy, puisque ces mesures viennent de rentrer en application sous le gouvernement Villepin…

- UDF : il s’agit sans doute du diagnostic le plus juste sur la question, du fait de l’entrecroisement des regards (immobilier, social, urbanistique). On est souvent d’accord, mais le constat ne débouche sur absolument rien de concret : comment François Bayrou souhaite-t-il s’y prendre ?

- anti-libéraux : il est difficile de se faire une idée de leur position sur la question, tant ils ne sont capables de se rassembler que pour reconnaître leur division ! Pour autant, pour prendre cet exemple, sur les 125 propositions présentées sur le blog de Clémentine Autain, une seule porte sur le logement, la 47, qui se rapproche des idées socialistes en plus simpliste (en gros, le logement se résume au seul secteur locatif). Un bon point quand même : le souci de chiffrer les propositions (proposition 122 : les sénateurs n’ont qu’à bien se tenir…)

- FN : là, c’est le vide intersidéral et “intersidérant”, servi par l’imprécateur Jean-Marie Le Pen. Pas un mot, rien de constructif, mais de l’extrême en barres…

Conclusion : alors que le logement caracole en tête de nos préoccupations à tous, les actuels prétendants au fauteuil de Président ont pour l’instant fait l’impasse sur la question, excellant parfois dans le diagnostic, échouant quasi-systématiquement au moment de proposer du concret.

David

Information et liens

Rejoignez le groupe en commentant, traquant ce que les autres ont à dire, ou en pointant depuis votre blog.


Autres posts
Sarkozy : l’école du petit Nicolas (1ere partie)
La candidate UMP Alliot-Marie croit-elle au père Noël ?

Ecrivez un commentaire

Prenez un moment pour commenter et nous dire ce que vous pensez. Quelques commandes basic de formatage HTML sont permises.

Commentaires des lecteurs

Alors vous allez vous régaler avec “Le Blog du Chi” : dans ce livre très drôle, l’auteur se met dans la peau du Président pour commenter les (mé)faits et gestes des candidats à la présidentielle. Et il y va à la corrézienne ;-). Du coup, ne vous inquiétez plus pour Ségo et Sarko: ils sont chaudement habillés pour l’hiver !

Et pour les plus de 45 ans ?
Ca fait bien plus de 30%, croyez-moi David.

Jasmin,
Je suis complètement d’accord avec vous : la crise du logement touche toutes les classes d’âge, et notamment les personnes âgées disposant de maigres retraites. De fait, beaucoup de logements du parc privé dégradé sont occupés par des personnes âgées, sans parler des logements loi de 48. Pour autant, la catégorie des moins de 45 ans cumule de très lourdes difficultés : emploi, financement des retraites… C’est en outre dans cette classe d’âge-là qu’il est important de pouvoir s’appuyer sur des bases solides (ex. diposer d’un toit) afin de pouvoir se projeter, fonder une famille, avoir confiance en l’avenir, consommer (et donc faire tourner la machine économique dont nous profiterons tous).

Dernière chose : 30% est une moyenne, ce qui masque de très fortes disparités, avec par exemple de jeunes ménages très lourdement endettés et sur de trop nombreuses années, simplement pour pouvoir “accéder à la propriété”.

Bien d’accord avec vous . cela me parait etre la priorite des priorites et aucun parti politique ne semble s’en soucier . Comment les faire reagir ?
Amities
Anne MArie

Pour plus d’informations sur les dépenses Logement (et autres)
http://www.insee.fr/fr/ppp/ir/accueil.asp?page=conso2005/synt/synthese.htm#a02

CRISE DU LOGEMENT ???

Mais êtes vous naifs pour ne pas comprendre que si demain une VERITABLE startégie de cosntructions / relologemenst étaient en palce , tous les proprios de DROITE et de GAUCHE n’apprécieraient point que l’ OFFRE et la DEMANDE soit inversée ?

Alors ?

Pendant des ammées j’ai milité ANTI LEPEN
pendant des ammées je croyai sincérement à TONTON
Puis j’ai bisfurqué vers l’UDEF puis vers l’UMP
puis un JOUR je me suis rendu compte que c’etait BLANC BONNET et BONNET BLANC… (L’affaire du ” che ” ne fait encore aujourd’hui que me renforcé dans mon analyse initiale )

Alors aujourd’hui le seul espoir des français travailleurs est LE PEN !

malgré la stratégie de diabolisation ( à laquelle j’ai trés activement participé …) LE PEN est là et aujourd’hui je me mors les doigts de m’êttre trompé sur LUI !
mais quand on est un petit mouton obéssiant qui va coller pendant ses loisirs des affiches avec ses pôtes d’usine rien d’étonnant à ce que ‘jai été abusé par tous ces memteurs rpofessionnels de l’ UMP et du PS…

Je vais conclure en deux mots pour résumer ce que je pense de cette classe politicienne délabrée et corrompue :

LA GAMELLE mais sur le dos du PEUPLE ( impôts etc ect )

REVEILLEZ vous mes camarades !

cassons ce systeme qui nous a TOUS TROMPES !

VOTONS MR LE PEN ACCOMPLISSONS UN A CTE D’ECOLOGIE POLITIQUE !
PRESERVONS LE PEUPLE DE CETET VILLE POLUTION PS & UMP et leurs ” obligés /gamelles ”

EMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMANCIPONS NOUS !!!!!!!!!!!!!!!!!

bonjour semperfi,

merci de votre réaction, même si je ne suis absolument pas d’accord avec vous.

je pense que la crise du logement est difficilement contestable : pénurie de la construction rapport à l’évolution démographique et aux mutations de la cellule familiale (ex. décohabitations, garde alternée), inadaptation du produit logement (décrochage des budgets des ménages face aux prix du marché…), inadéquation géographique entre offre et demande (quand on construit, ça n’est pas forcément le bon produit au bon endroit), etc. la liste serait longue.
ça n’est pas du catastrophisme mais un fait : concret, observable, quantifiable.

après, on peut discuter sur les raisons. si j’ai bien compris, vous pensez que le tandem propriétaires/politiques s’est mis d’accord pour maintenir artificiellement à un niveau insuffisant la construction de logements. question : quel serait leur intérêt ?
- côté propriétaires : les loyers ne sont pas indéfiniment augmentables, tout simplement parce que les budgets des ménages ont eux aussi leurs limites. le manque de logements est donc plutôt une source future de perte de rentabilité.
- côté politiques : un demandeur de logement insatisfait est avant tout un électeur mécontent, a fortiori en cette période. le manque de logements est donc une mauvaise nouvelle pour quelqu’un qui sollicite des voix.

dernière chose : le manque de logements concerne tout le monde, et notamment nos enfants, mais également ceux des propriétaires et des politiques.

enfin, en ce qui concerne J.M. Le Pen, quelle réponse pourrait-il apporter à la question du logement ? il ne propose rien.

Je suis scandalisé de voir des travailleurs français SDF, vivant dans des toiles de tente sur les bords de Seine à PARIS, alors que quelques mois plus tôt on a vu des personnalités politiques et artistiques prendre la défense des expulsés de CACHAN regroupés par famille entière (pour ne pas dire nombreuse…), en situation irrégulière, afin de les reloger dans des hôtels aux frais des contribuables français dont nos SDF salariés font partie !!…
Tous ces immigrés désemparés, victimes d’associations et de personnalités qui les exploitent pour se faire de la publicité, sont retournés dans l’anonymat complet, en ayant perdu leur identité, leurs racines, leurs repères…
Je n’inviterais jamais qqun à dîner chez moi si je n’ai pas assez pour nourrir mes propres enfants…
Arrêtons cette hypocrisie, on peut et on se doit d’aider ces étrangers sans les arracher de leur terre pour les laisser survivre à des milliers de kilomètres de chez eux…
On a bien réussi à redonner un logement aux victimes du tsunami sans pour autant les avoir acceuillies dans tous les pays donateurs !!…
J’espère de tout coeur que la politique de notre pays va changer, qu’après 30 ans de chute libre la France va remonter la pente pour être en mesure de redonner un niveau de vie convenable à tous, y compris aux immigrés qu’on aura à nouveau les moyens d’acceuillir avec nos traditions françaises.
Pour cela je continuerai à soutenir Mr LE PEN qui nous a déjà prouvé son courage en tenant le même discours réaliste depuis plusieurs années malgré la diabolisation dont il est victime de la part de ses concurrents et des médias…
Quand on veut se débarrasser de son chien, il suffit de dire qu’il a la rage…
Mr CHIRAC a utilisé cette technique, notamment entre les 2 tours des présidentielles de 2002 en refusant un débat télévisé avec Mr LE PEN, comportement antidémocratique et lâche qui lui a permis de conserver son fauteuil de président en laissant les détracteurs s’acharner sur le dos de son concurrent.
Pour conclure, aucun homme politique ne pourra redresser le pays seul, sans l’investissement de chacun d’entre nous, en étant solidaire les uns des autres.
En tendant la main à un SDF par exemple……

Je trouve au contraire que le logement, dans le projet socialiste, est traité de manière très expéditive (voir d’ailleurs l’article de t. Saréfini http://www.liberation.com/vous/logement/226610.FR.php)

120 000 HLM, relancer l’accession à la propriété, faire disparaître l’habitat indigne. Tout ça appelle à un seul commentaire: COMMENT ?

Du côté de l’UMP, il y a des mesures techniques précises (PTZ foncier, crédit hypothécaire, dispositif d’amortissement fiscal unique pour le locatif…)
http://www.conventions-ump.org/Logement_propositions.htm

gauche/droite … depuis 30 ans qu’ils se partagent le pouvoir, ils ont eu l’occasion de nous prouver leurs compétences en la matière !
Etes-vous assez naïfs pour croire qu’ils vont tout à coup trouver la solution miracle ??…

et tu nous proposes quoi ?
la question du logement est très complexe, renvoyer tout le monde dos à dos est trop facile. D’ailleurs, les compétences logements ont été en grande partie transférées aux collectivités locales, ce n’est plus l’Etat central qui décide de tout.

Jean-Marie Le Pen n’a pas de propositions concernant le logement.
http://www.frontnational.com/doc_programme.php

Mais sa méthode est peut-être différente: agir non pas sur le parc et la prroduction de logements en tant que telle mais plutôt sur les occcupants. Mais alors, s’il ne propose rien pour augmenter l’offre de logements, propose-t-il de réduire la demande et si oui, comment ?

C’est juste, je m’en suis aperçu lorsque la mairie (socialiste) de ma commune a dépensé 75000€ pour rénover l’école de musique quelques mois avant de revendre la parcelle de terrain où elle se trouve ( occasionnant sa destruction) à un promoteur immobilier partenaire du Conseil Général, spécialisé dans le logement social …
75000€, ça aurait certainement permis à un jeune couple de mon village de pouvoir quitter le foyer parental pour accéder à la propriété et gagner leur indépendance…
Ce problème est une affaire de tous, quelque soit l’étiquette politique, il suffit d’un peu de bon sens….

le BON SENS ! voilà le maître mot, comme si gouverner un pays relevait du bon sens.
Je ne suis pas un spécialiste du logement, mais le peu que j’en connais me permet de dire que c’est extrêmement compliqué. Par exemple, la maîtrise du foncier constitue pour de très nombreuses communes un problème quasi-insoluble quand les prix s’envolent à cause du tourisme ou de la périurbanisation. Du coup, la construction de logements sociaux devient très difficile. Je pense qu’on peut faire beaucoup de reproches aux gouvernements successifs pour n’avoir pas su anticiper la forte demande en logements (notamment sociaux), ou pour n’avoir pas été suffisamment capables de se doter d’outils financiers et techniques adaptés.
Mais tirer de ce constat la conclusion qu’il suffit d’un peu de bon sens, et que Le Pen saura faire mieux que les autres (alors qu’il est incapable de proposer le moindre début de programme sur le sujet), c’est un point de vue que je ne partage absolument pas.

Je ne sais pas dans quelle zone urbaine tu habites cher Frédéric mais pour ma part je vis dans un petit village de 4500 habitants environ où les logements sociaux ont autant poussé que les champignons à l’automne depuis que la municipalité socialiste est aux commandes, 24 hectares viennent de se vendre à un promoteur “social” alors qu’un lotisseur privé avait fait une proposition d’achat de 2.7 millions d’euros de plus !!…. Cette somme qui sera un manque à gagner pour notre commune déjà pas bien riche … Les forêts disparaîssent, la qualité de vie aussi donc, et ces logements sociaux ne sont pas proposés en priorité aux jeunes du village mais à des familles avec plein de points CAF
( plus communément appelés enfants) qui débarquent dans notre village en laissant traîner leurs “revenus” dans la rue jour et nuit, augmentant l’insécurité et les actes d’incivisme, qui coûtent cher aux contribuables dont ne font pas partie ces familles qui ne travaillent pas assez (voire pas du tout) pour payer des impôts… Je veux bien faire du social mais pour les gens qui s’investissent et font preuve d’un minimum de reconnaissance et de respect… Attention, les gens que je dénonce ne sont pas forcément des immigrés ou d’origine étrangère mais de bons gaulois qui préfèrent dépenser 10 € par jour dans 2 paquets de cigarettes au lieu d’acheter un bon morceau de viande à leurs enfants…
Je suis donc tout à fait d’accord avec toi quand tu dis que le problème du logement est tellement profond qu’il est presque insurmontable mais plutôt que de faire du “politiquement correct”, nos représentants politiques feraient mieux de prendre des décisions plus efficaces quitte à ce qu’elles soient moins populaires…
Tu déclares que Mr LE PEN n’a aucune solution pour le logement dans son programme électoral, je pense que sa politique générale apporterait des remèdes uniformément dans les principaux secteurs concernés et je préfère accorder ma confiance à qqun qui n’a jamais eu l’occasion de prouver ses valeurs qu’à un démago qui nous a juste prouvé qu’il sait bien mentir et nous rouler dans la farine…

Que les habitants d’une commune de 4500 habitants n’aient pas envie de voir s’implanter des logements sociaux avec, derrière, tout ce que ça représente dans l’imaginaire (des pauvres, des délinquants, des immigrés) est bien compréhensible, c’est d’ailleurs un phénomène qu’on retrouve dans beaucoup d’endroits.
Mais je pense que le rôle d’un maire ou d’un élu local n’est pas de trier la population, ni de sélectionner les “citoyens-comme-il-faut” ou les “bons Français”. Son rôle est d’assurer un développement cohérent de sa commune, à long terme, c’est à dire :
- offrir des solutions de logement à tous, sans choisir ses habitants (le délit de faciès n’est jamais loin, dans ces cas là)
- assurer le long terme : si tu ne construit que des pavillons, tu n’attires que des familles avec enfants. 20 ans plus tard, comment ces enfants trouveront un logement à louer ? et où iront habiter les propriétaires devenus retraités ? Si ta commune n’a pas de parc de logements diversifié, elle se pénalise à long terme, c’est inévitable.

Plus globalement, il existe un besoin en logements sociaux. Et ce n’est pas en encourageant les comportements égoïstes des petites villes qu’on développera suffisamment le parc social. Parce qu’on renforcera encore le phénomène de ghettoïsation et de paupérisation de certains quartiers… c’est toute la problématique de nos banlieues “chaudes”.

Je suis d’accord avec toi mais puisque tu abordes le probléme des banlieues, je voudrais préciser une chose : je suis né et ai grandi à la campagne avec son cadre idyllique mais aussi un manque de structures adaptées aux loisirs et occupations des “jeunes”. Un terrain de foot et un terrain de tennis et c’est tout …
Pas de ciné, de piscine, de bibliothèque etc… C’est pas pour cela que j’ai mis le feu à mon village ou que j’ai caillassé les gendarmes quand ils passaient en voiture près de nous, en pretextant qu’on n’avait rien d’autre à faire …
Mes parents m’ont inculqué les bonnes manières, le respect des personnes et de l’autorité, m’ont mis des gifles quand je les méritais, ont approuvé les instituteurs lorsqu’ils en faisaient de même, et je ne les remercierai jamais assez…
Tes remarques sont pertinentes Frédéric et j’aimerais que les gens qui profiteraient de tes idées aient un minimum de reconnaissance mais c’est un tout autre problème…

Oui, mais tu abordes ici le fait que tout le monde n’a pas eu la chance d’habiter à la campagne, d’avoir des parents qui se sont occupés de lui, et qui lui ont donné la possibilité de s’épanouir.
Tu constates que certains “jeunes” sont violents et balancent des pierres sur les flics ? Eh bien, sans nier la responsabilité individuelle de chacun, je pense que cette campagne présidentielle est l’occasion de se demander ce que les politiques peuvent faire pour que ça ne se reproduise plus. On parlait du logement, je pense que c’est un outil extrêmement puissant pour lutter contre la concentration de populations défavorisées, et le développement de ces spirales de l’exclusion.
Imagine : si, depuis 30 ans, les communes rurales avaient accepté de construire quelques logements sociaux (sans parler de barres ni de tours) ?
Si la politique du logement avait moins été livrée à la merci des égoïsmes locaux, on ne serait peut être pas aujourd’hui à attendre que les banlieues se remettent à flamber d’un jour à l’autre.

Et puis, tu n’as pas abordé la question, mais si tu penses à la question de l’immigration pour expliquer les problèmes des banlieues, je te citerais simplement un chiffre : la France est l’avant-dernier pays européen (devant l’Autriche) pour le ratio nombre de migrants annuel / population nationale. Nous sommes le seul pays européen à connaître une situation des banlieues aussi grave. Preuve que cette situation est bien le résultat de politiques mal gérées (et non d’une immigration “galopante”), et que ce n’est que par des politiques urbaines, sociales et économiques plus intelligentes qu’on s’en sortira. Et pas par la simple application de solutions de bon sens ou la désignation de boucs émissaires.

Le Plan de Cohésion Sociale avait (et a toujours) trois piliers:

- l’emploi
- le logement
- l’égalité des chances (formation, non discrimination…)

Si j’étais candidat, je mettrais le paquet et m’enagerais sur ces trois points. Le reste est moins urgent, ça peut être traité dans les affaires courantes pendant 5 ans.

François

Tu as raison, il y en a marre de ces programmes catalogues.

On se croirait chez Mammouth avant les fêtes de Noël !

Ton discours, mon cher Frédéric, me fait penser à celui d’un homme politique avec ses belles phrases irréalistes et ses statistiques auxquelles on fait dire ce qu’on veut…. Le mien est peut-être plus “terre à terre” mais il est plus proche de la réalité.
Tout d’abord, comment oses-tu parler de chiffres pour quantifier l’immigration alors que le gros problème dans ce secteur est que la plupart des immigrés sont en situation irrégulière donc non comptabilisables… De plus, quand tu parles de ratio migrants/habitants, il est peut-être plus élevé dans d’autres pays comme l’angleterre ou la suède mais la plupart de ces migrants sont des chercheurs ou intelectuels qui sont sous payés dans leurs pays d’origine et qui fuient les pays surtaxés comme la France…
Ensuite tu insistes sur l’égoïsme ( pour ne pas dire racisme) des élus locaux en milieu rural en affirmant qu’aucun logement social n’a été créé il y a 30 ans alors que si tu venais te promener en campagne tu pourrais remarquer qu’il y a, notamment sur ma commune, des groupes de logements sociaux construits en 1970 habités exclusivement de familles issues de l’immigration nord africaine. La différence, c’est que ces personnes sont arrivées en France pour TRAVAILLER, en passant 8 heures par jour minimum dans un champ à ramasser des carrottes ou des haricots verts…
Leurs enfants ont été à l’école avec nous, sont devenus d’excellents camarades et sont aujourd’hui des amis. Ils se sont tjs comportés de façon exemplaire que beaucoup de Français de pure souche pourrait copier. On peut se promener devant chez eux avec, comme unique risque, de se faire inviter à manger le couscous !….
Ils ont respecté leur religion en toute discrétion, élevé leurs enfants avec de vraies valeurs, et sont aujourd’hui dévalorisés par leur propres congénères des banlieues qui ne pensent qu’à casser tout ce que les communes construisent à leur intention pour agrémenter leurs cités, ne veulent pas travailler pour 8 € de l’heure (sinon ils ne peuvent pas rouler en BMW, s’habiller en lacoste ou avoir un tph portable à 600 €….) Certe, il ne faut pas généraliser car il y a une majorité de jeunes très bien en banlieue qui mériteraient qu’on les aide à sortir de cette impasse dans laquelle ils sont entassés depuis 30 ans.
Je serais satisfait qu’on puisse leur proposer des logements dignes de ce nom, qu’ils puissent travailler et avoir la vie que chaque citoyen est en droit de réclamer mais à eux aussi de prouver leurs bonnes intentions et leur investissement à devenir de bons citoyens français…

Tout d’abord, je ne pense pas que l’on puisse opposer le discours d’un homme politique (forcément “irréaliste”) à celui du bon sens, de celui qui sait comment ça se passe vraiment sur le terrain.
Les faits que tu décris sont probablement ceux que tu as vus, mais je pense que tu ne prends pas suffisamment de recul.
Tu as l’impression qu’il y a beaucoup de logements sociaux dans les communes rurales ? Mais c’est qu’ils y sont visibles, en réalité leur proportion est très faible. Regarde les chiffres si tu as l’occasion. Les communes de moins de 5 000 habitants qui ont plus de 5% de logements sociaux sont très rares en France.
Ensuite, je te dirais simplement que la France doit assumer son héritage post-colonial. Notre pays a choisi, il y a quelques décennies, de coloniser certains pays d’Afrique de Nord, pour en retirer des richesses et renforcer sa puissance. Cette colonisation est désormais terminée, mais la France garde toujours un lien historique, linguistique, culturel et économique avec les Pays du Maghreb. Je suis très choqué de voir que beaucoup n’assument pas cet héritage. Pour moi, la France doit certes avoir une politique d’immigration responsable, mais également mettre en place les conditions pour que les nouveaux arrivants puissent être bien intégrés.
Par la colonisation, nous avons mis en place les conditions d’un rapport privilégié entre la France et le Maghreb : assumons-le ! et puis les immigrés sont des êtres humains avant tout ! arrêtons de dire : on a eu besoin d’eux dans les années 70, on les a fait venir, mais maintenant on a du chômage, alors que leurs familles et leurs enfants restent chez eux !

Enfin, je te dirais (même si je ne peux pas le prouver, la question est bien trop complexe) que les comportements des “jeunes des banlieues” sont avant tout le résultat d’un environnement : concentration de populations pauvres et mal intégrées dans un même quartier, stigmatisation du quartier (qui va jusqu’à la discrimination à l’embauche), mauvaise maîtrise de la langue française de nombreux parents d’enfants, disparition de l’Etat dans ces quartiers, sentiment d’impunité, “modèle” de l’argent facile plus tentant que l’école, etc, etc. Un enfant qui grandit dans ce milieu n’en ressort pas indemne. Bien sur, il est très facile de le montrer du doigt et de dire : “regardez, il est arabe, il a 16 ans, il balance des parpaings sur les voitures des flics”. On peut dire ça, mais ça veut dire qu’on a rien compris.

Donc autant te dire que ta dernière phrase “à eux de prouver leurs bonnes intentions et leur investissement à devenir de bons citoyens français” me donne la nausée.

Je te propose d’aller t’installer dans leur pays et comporte toi la-bas comme certains le font ici et tu n’auras plus l’occasion d’avoir la nausée car tu n’auras plus de tête !!……
C’est quand même incroyable de défendre des gens qui ne le méritent pas alors que certains de leurs compatriotes sont des exemples d’intégration et forcent le respect…
A toutes les victimes de ces délinquants et criminels, va leur expliquer qu’il faut être compréhensif vis à vis de leurs agresseurs car ils se sentent exclus et sont mal dans leur peau ….
Est-ce que tu penses à elles quand elles se retrouvent dans la souffrance ?
Non, il vaut mieux défendre et jouer les amis de ceux qui pourrissent notre quotidien, comme ça, ils t’épargneront leur agressivité et tu pourras te promener en banlieue sans risquer te faire dépouiller ou massacrer….

Je pense que tu es quelqu’un qui cherche à réfléchir et à comprendre le monde qui t’entoure.
Cependant, ta vision du monde s’appuie sur une connaissance très superficielle des choses : sur le logement, sur la banlieue, sur la colonisation, sur l’intégration, etc. Ce sont des sujets que tu ne connais pas bien, ce qui te conduit à dire des absurdités.
Mon échange avec toi me confirme dans ce que je pense : on est raciste par ignorance, par bêtise, par naïveté. C’est ton cas, je suis désolé de te le dire. Dans mon travail, je suis amené à côtoyer des professionnels du logement, de l’urbanisme, du monde économique, du monde associatif… bref, des gens qui ont une connaissance approfondie de la société actuelle et de ses mécanismes. Aucun d’entre eux n’a une vision aussi manichéenne des choses, ni aussi simpliste. Lorsqu’on commence à comprendre le monde qui nous entoure, on en saisit la complexité, les nuances, et on ne profère pas d’absurdités comme tu le fais. Tu es victime de ton incompréhension du monde qui t’entoure, ce qui te conduit à avoir peur et à chercher des solutions faciles.

Très bien, tu dois être suffisamment intelligent et haut placé dans la société urbaine par rapport à moi, pour t’estimer capable de me juger comme un idiot qui comprend rien au monde qui l’entoure et qui ferait mieux de rester dans sa campagne profonde…
Quant au fait de me traiter de “raciste bête, ignorant et naîf”, je préfère laisser ces propos à ton niveau de coléreux qui ne sait plus quoi argumenter pour défendre ses idées…. Comme quoi, les préjugés peuvent faire dire n’importe quoi quand on se croit plus haut que les autres !…
J’ai beaucoup d’amis d’origine étrangère qui tiennent le même discours que moi car ils en ont marre de subir au quotidien le racisme provoqué par le comportement irresponsable de certains des leurs. Au risque de te surprendre, il y a des Français d’origine maghrébine qui partagent et adhèrent aux idées de LE PEN !!! Sont-ils racistes ou tout simplement bêtes, ignorants et nâïfs ?
Si un idiot de la campagne était président de la République, serions-nous plus malheureux qu’on ne l’est aujourd’hui ? Est-ce que l’intelligence ou la connaissance est tjs utilisée à bon escient ? Mes valeurs sont saines, naturelles et transmises depuis plusieurs générations par mes ascendants qui ont travaillés dur aux côtés des tiens et d’étrangers respectables. Moi, je suis resté dans cet univers, au contact de la nature, qui ne triche pas et qui n’est pas devenue aussi superficielle que ton monde urbain où grouillent des milliers de gens qui se sentent un pouvoir de moralisateur par l’intermédiaire des médias et de beaux discours irréalistes…
Les politiques qui défendent tes idées ont déjà eu l’occasion de prouver ce qu’elles valaient, on voit le désastre aujourd’hui !!…
Mr LE PEN qui défend les miennes n’a pas encore pu le faire, laissons-lui l’opportunité et s’il n’est pas meilleur que les autres alors je serais à tes côtés pour condamner ses actions.
En tout cas cher Frédéric, même si tu m’as habillé pour l’hiver dans ton dernier commentaire, j’espère qu’on pourra un jour partager un verre de l’amitié en compagnie de rachid, abdel et les autres dans un monde meilleur, avec sincérité et en toute sécurité…

dernier round, les gars, fin du combat !

à mon avis, mais je peux me tromper, vos échanges n’opposent pas :
- la technocratie au bons sens populaire
- celui qui sait à celui qui ne sait pas
- l’urbain au rural, etc.

c’est plutôt la raison opposée à la passion.

je suis nettement convaincu par ce que dit Frédéric (attention, ne pas se planter !), parce qu’il avance des arguments qui, s’ils ne font pas toujours plaisir, s’ils ne sont pas toujours réjouissants, sont clairement établis et vérifiables. ils illustrent la tendance générale, ce qui ne veut pas dire que certaines exceptions avancées par Fred n’existent pas, mais elles restent des exceptions grossies parce qu’elles font mal… les arguments de Frédéric sont le reflet de notre société : complexe(s).

la raison peut paraître froide, implacable, mais n’oublions pas que c’est généralement lorsque les hommes sont aveuglés par leur passion qu’ils sont les plus inhumains : Al-Quaida, Stalinisme, Nazisme, Inquisition, Terreur…

Il ne faut pas confondre crise du logement et accession à la propriété.

Le problème de l’accession à la propriété commence déjà au divorce : de plus en plus de couples tentent de se construire autour d’une maison, empruntent des royalties au-dessus de leurs moyens bien souvent, et se séparent quelques années après (quand ce n’est pas au mileu du chantier tellement les contre-temps peuvent foutre les nerfs).
L’accession à la propriété est un gros mythe à partir du moment où les gens s’enterrent dans les dettes.
C’est pareil pour tous ces crédits jeunes à 0% et toutes les facilités d’emprunt que les candidats veulent mettre en place : continuons dans la course à l’avoir sans la raison avec !!! A quoi ça va servir à un jeune de partir dans la vie avec 10000€ à rembourser au cul ? Je connais la réponse : il va s’acheter un tombeau roulant et flamber dans les bars et les boîtes de nuit ! L’argent n’a plus de valeur dans la tête des gens, c’est aussi là où est le problème.
Le problème du logement est à ce niveau : les gens veulent tout, tout de suite, même s’ils n’ont pas les moyens. J’ai personnellement habité des locations bas de gamme très longtemps et je n’en suis pas morte… Il faut attendre de pouvoir pour faire, c’est tout ! Arrêtons de responsabiliser les autres, comme le dit Abd el Malik.

Concernant la vraie crise du logement, elle concerne tous ces jeunes qui dorment dans leurs bagnoles quasiment sur le parking de la boîte qui les a embauchés en interim, qu’attendent les municipalités et les entreprises (les premières concernées par l’emploi sur leur site) pour réquisitionner les logements vides (eh oui, dans chaque bourgade, vous saurez qu’il y a des maisons à l’abandon parce que les 100 propriétaires dessus n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la vente) : votons une loi dans ce sens-là. Forçons les municipalités rebelles à construire les logements sociaux qu’elles doivent faire : plus d’amende, OBLIGATION !!!
Etc… Etc…

totalement d’accord sur le miroir aux alouettes de l’accession à la propriété : devenir propriétaire, OK, mais pas dans n’importe quelles conditions. j’ai l’occasion de voir défiler des ménages, jeunes ou moins jeunes, embourbés dans la spirale de l’endettement. l’accession à la propriété n’est pas un but en soi : ça dépend beaucoup des trajectoires, de ce que chacun veut faire de sa vie, à quel endroit, etc.

sur les logements vacants : il s’agit évidemment d’un réservoir de logements incroyable. problème : l’essentiel des mesures adoptées par les pouvoirs publics permettent et permettront de résoudre les cas les plus simples, qui ne sont pas les seuls. que fait-on des successions bloquées ? des indivisaires qui n’arrivent pas à se mettre d’accord ? des chantiers aux coûts faramineux, mais avec des subventions ? loin d’être simple…

sur la production de logements : faudrait vérifier, mais on doit être à environ 3/4 des français dans les plafonds de ressources pour accéder aux logements sociaux. ça n’est pas tenable :
- construire du logement social “pur jus”, à tour de bras ? ça prend mal, en raison principalement de tous les préjugés accolés à la notion de logement social (”des barres et des tours hébergeant des cas sociaux solvabilisés par nos impôts”)
- il faut au contraire augmenter la production de logements sur toute la chaîne, de façon à pouvoir offrir à chacun, à un moment donné, le logement correspondant à son étape de vie. le parcours résidentiel, à l’échelle d’une vie entière, c’est une succession de petits segments complémentaires : on bascule de l’un à l’autre, en essayant à chaque fois de progresser dans la chaîne.