Sarkozy : une pincée de social dans une société de compétition


Le social… mais pourquoi faire ?

sgenok93201106175619photo00.jpgNicolas Sarkozy affine son programme présidentiel, et tente visiblement de séduire l’aile centriste de l’UMP. Sarkozy effraie par son libéralisme, sa dureté d’homme de rupture ? Il rassure aussitôt en se déclarant « inquiet parce que tous les indicateurs d’équité dans la société française se dégradent ». La France serait devenue une société de « droits virtuels » et « d’inégalités réelles ».

Selon lui, aujourd’hui, « tout le monde demande sa part de solidarité », alors qu’il faudrait qu’elle soit destinée à « ceux qui en ont le plus besoin », notamment pour effacer les « inégalités héritées des parents ».
Derrière cette posture, bien sûr la notion de discrimination positive.

Tout est cohérent dans le projet de Sarkozy.business_men.jpg
On vide les 35h de leur contenu pour permettre à ceux qui le veulent de travailler encore plus. On met en place la discrimination positive pour permettre aux plus méritants et aux plus doués de s’en sortir, malgré des origines ethniques ou sociales qui les pénalisent actuellement. On réduit les charges des entreprises, et on diminue parallèlement les aides sociales, en les ciblant sur les plus pauvres qui démontrent qu’ils pourraient contribuer à la richesse du pays.

Le projet de Sarko : organiser une course réussie

Alors, Sarkozy « inquiet » de la dégradation des indicateurs d’équité dans la société française ? Mais croit-il une seule seconde que la société de compétition qu’il veut mettre en place génèrera moins d’inégalités ? Pense-t-il que tous les citoyens sont armés de la même manière pour se lancer dans une compétition économique sans filets ?

Bien sûr que non, parce que Sarkozy est un parfait représentant des théories libérales : l’Etat doit mettre en place les conditions d’un jeu économique libre et équitable, avec des règles claires et respectées.

Par conséquent, il s’intéresse à deux choses :

1. Que les meilleurs réussissent à être encore meilleurscourse.jpg

2. Que tout le monde parte de la même ligne de départ (cette fameuse « équité », que Sarkozy agite comme un chiffon).

Après, que le meilleur gagne la course, et tant pis pour les autres.

Fred

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Commentaires des lecteurs

Bonjour,

Je trouve que votre billet est clairement orienté. Dommage car votre article commence plutôt bien!

Terminer par “tant pis pour les plus pauvres” et citer que Sarkozy est “un parfait représentant des théories libérale” ne fait pas vraiment avancer le débat. Pourquoi? Parce que vous ajoutez dans votre analyse des affirmations idéologiques qui ne veulent rien pas dire grand chose… Cela revient à agiter des épouvantails idéologiques tels que la “société de compétition”, le “libéralisme” etc…

Bonjour,
très bien vue votre métaphore sportive pour clore le billet : elle résumr parfaitement la philosophie de Sarkozy…

Bonjour Alexandre,

Bien sûr que mon article “commence bien”, puisque je ne fais qu’y citer ce que dit Sarkozy !
Je ne pense pas que mon texte soit basé sur des affirmations idéologiques, je dis simplement que je pense comprendre la vision de M. Sarkozy sur la société qu’il souhaite. Il est probablement sincère quand il dit qu’il voudrait une société plus égalitaire, mais ce qu’il propose va toujours dans le même sens : aider les plus motivés à gagner plus d’argent… donc mettre en place les conditions pour que les plus dynamiques soient le plus riche possible. C’est la définition exacte du libéralisme, il me semble. Bien sûr, il ne va pas le dire tel quel (politiquement incorrect), mais il le pense tellement fort !

Alors bien sûr, je reconnais que je force un peu le trait dans mon texte (notamment à la fin), mais c’est aussi pour susciter le débat !

Je trouve qu’un libéralisme avec des règles du jeu égales pour tout le monde est très sain, c’est comme pour le sport. Mais il faut aussi un contrôle très strict du respect de ces règles et de très lourdes sanctions pour les tricheurs.
Mais libéral ne veut pas nécessairement dire anti-social: ce qui s’applique à l’économie n’est pas nécessairement transposée à la politique sociale d’un Etat; au contraire, l’Etat est là pour ça.

L’égalité elle doit être dans les chances qu’on donne à tout le monde, mais aucunement dans le résultat et la manière dont on vit sinon on tue l’envie, la motivation, le courage…

C’est comme dans tout: certains réussissent mieux que d’autres. Il faut juste être sûr que:
- ceux qui ne réussissent pas ont eu toutes leurs chances et si ça n’a pas été le cas, qu’ils soient aidés,
- ceux qui ne souhaitent pas rentre dans aucune compétition aient la possibilité malgré tout de s’insérer dans la société mais par un minimum de travail, pas par l’assistanat
françois

Les gagnant gagnent, les perdants perdent…
mais que les perdants ne s’inquiètent pas… le Conseil Général sera là pour distribuer le RMI…

Au fait, le RMI n’est pas décentralisé ?

A propos de Sarkozy, j’ai trouvé une analyse assez pertinente qui compare point par point ce que l’on sait déjà des programmes de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal.
On peut y voir ce qui les rapproche et ce qui les différencie radicalement. C’est plutôt intéressant, ça se passe là :

http://ulfablabla.free.fr/

A propos des élections, j’ai trouvé une analyse assez pertinente qui compare point par point ce que l’on sait déjà des programmes de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal.
On peut y voir ce qui les rapproche et ce qui les différencie radicalement. C’est plutôt intéressant, ça se passe là :

http://ulfablabla.free.fr/

Participant actif à la lutte contre toute forme d’exclusion, le Département
a la responsabilité de l’insertion professionnelle et sociale
des bénéficiaires du RMI.
Outre l’aide matérielle octroyée, il s’agit pour le Conseil général de créer les conditions favorables au retour à l’emploi.

Rq à François:L’explication part d’un bon sentiment!Mais franchement, depuis le temps que certains pays tentent de nous faire croire que Libéralisme et Social sont compatibles! Libéralisme signifiant Liberté d’entreprendre (définition de Mme MEDEF-Parizot) et Aide sociale passant par des lois et règles qui justement limitent cette fameuse liberté, comment combiner les 2? Les sociétés “modernes” n’ont toujours pas trouvé la solution!Enfin, personne ne veut vivre comme son voisin mais chacun désire vivre dignement de son travail! Alors utilisons une partie des super profits de certains pour l’ensemble : ça s’appelle PARTAGE!

Oui bien sûr le partage.
Mais partage selon quel équilibre, selon quelles règles, selon quels critères ?

Car au final c’est toujours le même problème: le mec dans la m… a besoin d’aide mais le mec qui bosse va dire “il n’a qu’à bosser”.

Concernant les super profits, ça ne me gêne pas.

Ce qui me gêne ce sont ceux qui gagnent de l’argent sans travailler, en “misant” et spéculant sur les profits des entreprises (elles-mêmes condamnées alors à licencier). Ce sont eux qui pourrissent le système.

François

Rigueur, équité, franc-parler, Sarko, l’homme qu’il faut aux gauchos.

Bonjour,

Tout a fait d acord avec ce la.

Ceux qui se creve reussissent les autres restent dans leur m…!

Normal. c’est pas quand on s’est fait dessus qu’il faut demander ou est le papier.!!!

Mab.

sarkozy est resté tel que lui meme .. il s’est juste un peu modéré.. sa conception de sa france n’est pas concevable. Les francais n’ont pas tous les memes atouts, ni le meme environnement, ni la meme situation… il est illusoire que les francais puissent partir de la meme base .. considerer que seules les plus acharnées aux travails soient les plus méritants..; c ‘est oublier qu’il y a d’autres valeurs tout aussi importants.

Pas mal l’article. Voir le programme de l’UMP pour la présidentielle sur segolene2007.com
http://segolene2007.com/archives/887

Concernant Nicolas Sarkozy, notre candidat ministre au concept mitterandosarkozien de “rupture tranquille” il y a un livre acéré et atypique qui va sortir sur ce “loup alpha” et sur la meute politique qui parle de Nicolas Sarkozy, et des autres, voila l’adresse du blog
http://les-loups.hautetfort.com/
je vous conseille la lecture du prologue de ce conte… Pour adultes votants cela replonge les choses dans quelques principe de réalité, de la gouvernance jusque là mené par le candidat, loin loin loin des discours calibrés et doucereux de postulants entourés de merveilleux conseillers en com : ) qui prennent parfois les gens et le peuple francais pour ce qu’ils ne sont pas…

Excellent : trouvé sur ce site la note de l’editeur :
http://les-loups.hautetfort.com/

Note de l’éditeur ; concernant : les loups le sarkozysme expliqué aux enfants :

“Des livres sur la vie politique combien en publie-t-on chaque année ? Cent, deux cents ? davantage…
Les auteurs, eux, ont choisi une forme originale, totalement inédite : le conte… « À l’ère glaciaire du sarkozysme, les loups étaient des prédateurs. Ils vivaient et chassaient en meutes organisées. La hiérarchie y était stricte. La meute était dirigée par un mâle alpha et une femelle alpha… »
Un style et un ton nouveau pour parler de politique. Un style accessible à tous…
Ce petit livre nous raconte l’histoire d’une méthode, cruelle et violente, faite d’allégeances ou d’échines souples, pour accéder au pouvoir : les loups côtoient toutes sortes de renards, parfois en connivence, et les chiens comme les brebis sont gavés des restes du banquet des viandes frelatées. Ce livre au ton vif met à nu les méthodes et la nature du loup alpha…
Loups, loup-garous, renards, chiens, brebis, fourmis… tous dominés par le loup Alpha ! Sarkozy en loup dominant ? Eh bien, regardez le marcher, observez-le sur la photo aux côtés de George W. Bush… vous y découvrirez sans doute le sourire carnassier et satisfait du loup alpha décrit par les auteurs du livre.
Ce livre décrit une accession, au contexte inédite, parce que jamais sous la Ve république le loup aura autant été le candidat des groupes de presse, des grands groupes d’armement et de la finance… Le loup alpha est accompagnée de la louve : couple dominant pour dominés bêlants. Ensemble ils font régner la loi, leur loi.
Invité au banquet des loups, cet ouvrage — qui propose plusieurs niveaux de lecture et peut être lu de 7 à 97 ans — marque une nouvelle manière de parler et de faire de la politique, et dessine les contours d’une nouvelle République où les hommes et les femmes, enfin, se tiendront debout.”