Sarkozy : une pincée de social dans une société de compétition
Le social… mais pourquoi faire ?
Nicolas Sarkozy affine son programme présidentiel, et tente visiblement de séduire l’aile centriste de l’UMP. Sarkozy effraie par son libéralisme, sa dureté d’homme de rupture ? Il rassure aussitôt en se déclarant « inquiet parce que tous les indicateurs d’équité dans la société française se dégradent ». La France serait devenue une société de « droits virtuels » et « d’inégalités réelles ».
Selon lui, aujourd’hui, « tout le monde demande sa part de solidarité », alors qu’il faudrait qu’elle soit destinée à « ceux qui en ont le plus besoin », notamment pour effacer les « inégalités héritées des parents ».
Derrière cette posture, bien sûr la notion de discrimination positive.
Tout est cohérent dans le projet de Sarkozy.
On vide les 35h de leur contenu pour permettre à ceux qui le veulent de travailler encore plus. On met en place la discrimination positive pour permettre aux plus méritants et aux plus doués de s’en sortir, malgré des origines ethniques ou sociales qui les pénalisent actuellement. On réduit les charges des entreprises, et on diminue parallèlement les aides sociales, en les ciblant sur les plus pauvres qui démontrent qu’ils pourraient contribuer à la richesse du pays.
Le projet de Sarko : organiser une course réussie
Alors, Sarkozy « inquiet » de la dégradation des indicateurs d’équité dans la société française ? Mais croit-il une seule seconde que la société de compétition qu’il veut mettre en place génèrera moins d’inégalités ? Pense-t-il que tous les citoyens sont armés de la même manière pour se lancer dans une compétition économique sans filets ?
Bien sûr que non, parce que Sarkozy est un parfait représentant des théories libérales : l’Etat doit mettre en place les conditions d’un jeu économique libre et équitable, avec des règles claires et respectées.
Par conséquent, il s’intéresse à deux choses :
1. Que les meilleurs réussissent à être encore meilleurs
2. Que tout le monde parte de la même ligne de départ (cette fameuse « équité », que Sarkozy agite comme un chiffon).
Après, que le meilleur gagne la course, et tant pis pour les autres.
Fred





Bonjour,
Je trouve que votre billet est clairement orienté. Dommage car votre article commence plutôt bien!
Terminer par “tant pis pour les plus pauvres” et citer que Sarkozy est “un parfait représentant des théories libérale” ne fait pas vraiment avancer le débat. Pourquoi? Parce que vous ajoutez dans votre analyse des affirmations idéologiques qui ne veulent rien pas dire grand chose… Cela revient à agiter des épouvantails idéologiques tels que la “société de compétition”, le “libéralisme” etc…