De l’incantation en politique
Dans le programme présidentiel qu’elle déroule depuis plusieurs semaines, la stratégie de Ségolène Royal repose sur un savant cocktail de 3 ingrédients :
- elle procède par consultation de l’Opinion Publique, en lançant par petites touches savamment distillées quelques ballons-sondes précis et concrets (sur des thèmes d’ailleurs généralement empruntés au vocabulaire politique de droite, en vue de tester « son » électorat) : enfermement des mineurs délinquants, plus de flexibilité pour les personnes souhaitant travailler au-delà des 35 heures, etc. ;
- dans le même temps, elle jongle avec les concepts abstraits aux contours mal définis (« ordre juste », « économie de la connaissance », « démocratie participative », etc.)…
- … le tout saupoudré d’un zeste de démagogie, nous assénant à l’envi que chacun de nous est un expert de ce qui le concerne.
Au final, on nous prépare donc des échéances politiques tronquées : pas de véritable programme présidentiel à l’horizon, à droite pas plus qu’à gauche, puisque les deux candidats les plus en vue nous assurent que :
- d’un côté, à droite, chez Nicolas Sarkozy, les solutions sont simples pourvu que l’on ait le courage politique de les mettre en œuvre. Cette vision simpliste – et dangereuse – dispense de bâtir un programme : les solutions sont connues de tous, fournies clés en mains et martelées sans répit !
- de l’autre, à gauche, les solutions, c’est nous simples citoyens qui les avons : quelle serait donc la raison d’être d’un programme, « à l’ancienne » ? On nous sert à longueur de discours des envolées lyriques fraîches et légères comme une brise de printemps, de l’ordre de l’incantation plus que de l’action (« on doit », « il faut », « nous allons »…) ;
Au fond, dans les 2 cas, chacun d’entre nous sait bien ce qu’il faut faire, ce qui permet donc au politique de se dédouaner de la question de la prise de décision et de la responsabilité qui va avec…
Qu’on soit d’accord ou pas avec cette façon de faire, force est de constater que la politique incantatoire est pour l’instant un artifice vendeur. Après, que ce soit une bonne ou une mauvaise chose… c’est après tout à nous les Experts Citoyens d’en décider !
David





LA CONSTITUTION DU NOUVEL ORDRE MONDIAL est un texte “supranational” et devrait donc être connue de la majorité des responsables politiques en EUROPE. Est-ce lecas ?
Demandez à votre candidat son opinion sur l’ARTICLE 37 de cette constitution, affichée dans l’intégralité de sa version originale dans ANTIRACKET
ET PARLONS EN …