Bayrou et l’économie : le retour des bonnes vieilles recettes


Libérez donc ces PME !

François Bayrou a récemment décliné les grands axes du volet « économie » de son programme présidentiel.

Ce programme s’articule autour de quelques idées fortes.
acc_visuel.jpgIl propose de faciliter l’activité économique des entreprises, et notamment du tissu de PME : assouplissement des 35heures par suppression des charges sur les heures supplémentaires, mise en place d’un « small business act » pour faciliter la vie quotidienne des entreprises et leur garantir une part des marchés publics, encouragement à « l’économie de risque plutôt que de la rente ».
Il préconise un vaste effort sur la recherche et l’université, des exemptions fiscales pour les auteurs de brevets … parallèlement à la réduction drastique des déficits publics.

Bien sûr, cela va de pair avec une redéfinition du rôle de l’Etat, qu’il faut « alléger » et « rendre sobre » : en gros, celui-ci doit investir au maximum dans la recherche et l’économie de la connaissance, et, grâce au cercle vertueux ainsi enclenché, réduire ses dépenses sociales.

Le maître mot de son programme économique, c’est la mise en place des conditions optimales pour une activité économique dynamique, innovante, libérée des contraintes que l’Etat lui impose aujourd’hui.

Ne parlez plus de rupture !

Deux remarques sur ces propositions.

La première, c’est qu’il subsiste un certain flou sur le financement de ces dispositions : il faut diminuer le déficit public, avec un ISF « à taux léger », une exemption de charges sociales pendant 5 ans pour une entreprise qui crée 2 emplois, etc. Finalement, Bayrou compte beaucoup sur la dynamisation du tissu économique pour à la fois diminuer les prélèvements sur les entreprises, sur les riches, et réduire les déficits publics. Vaste programme !

bayrou.jpgLa seconde, c’est que la notion de rupture s’éloigne de plus en plus. On sentait bien qu’il s’agissait surtout d’une rupture avec les pratiques du chiraquisme et de l’UMP, plus que sur le fond des choses. A la fin de son interview, Bayrou déclare, à propos de la rupture, que « le mot est négatif et ambigu », que « le modèle républicain français […] est une force », et qu’il « ne faut pas l’abandonner ».

La campagne avance, les masques tombent !

Fred

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Commentaires des lecteurs

Pour devenir présidente, il faut que tout le monde me connaisse et que tout le monde connaisse mon blog. Si vous aimez mes vidéos, mes articles et mes informations, alors aidez moi à réaliser ce désir d’avenir en mettant un lien vers mon blog sur le votre. Prévenez moi et je vous rendrai la pareille avec en prime une photo dédicacée!
Bien affectueusement,
Ségolène Royal

Madame Ségolène, peut-être un jour madame la Présidente,

en attendant une mise en liens éventuelle de nos sites respectifs, soumise à approbation des rédacteurs de ce site qui se réunissent ce soir autour d’une pizza et d’une bouteille de rouge, je vous fais quand même une bise.

L’occasion est trop belle !

François
(pas le vôtre, un autre)

Je vois le discours du candidat Bayrou comme pragmatique et soucieux de rétablir l’équilibre entre les “gros” entrepreneurs et les “petits”. Il faut de tout !

Pourtant, aujourd’hui en France, quand on est un petit, on a plus de droit d’exister ! On a juste le droit de se faire écraser même si le savoir faire et la motivation de la petite entreprise sont grands. Il n’y qu’à voir ce qui se passe depuis des années avec les supérmarchés contre les détaillants ; il n’y a qu’à regarder ce qui se passe actuellement avec les sous-traitants d’Airbus. Une homogéneïsation de la société dangeureuse pour le consommateur, dangeureuse pour les droits du salarié, dangeureuse pour la libre concurrence, dangeureuse pour la diversité des idées, dangeureuse pour les métiers traditionnel. Le pire c’est les répercussions que celà implique sur d’autres sujets. Exemple : les cordonniers ne pouvant plus supporter la charge d’un apprenti vont disparaitres. Donc les chaussures seront uniquement jettables dans un futur proche. Donc problème d’écologie ! Idem si l’on parle des bouchers : non seuleument la qualité des viandes de supermarché est mauvaise mais en plus la disparition des bouchers implique une industrialisation dangeureuse pour la santé et l’écologie : animaux nourris au antibiotiques, des germes bactériens de plus en plus résistant, des installations d’élevage industriel très polluant, raréfaction des espèces …

La diversité des entrepreneur qui a fait jusqu’ici la force et la richesse de notre pays sont en train de disparaître ! Seule solution : encourager les petits ! C’est ce que propose François Bayrou en toute sincérité.

Aussi, je me désole un peu de ce reflexe qui consiste à vouloir catégoriser les candidats et notamment François Bayrou pour son programme économique : est-il de “droite” ou de “gauche” ?

Celà n’a aucun sens, d’autant moins de sens que François Bayrou, pour qui je porte un intérêt récent, propose de se détacher de toute idéologie :
- La droite avec ses idéologies de l’ordre et du libéralisme
- La gauche, par opposition, avec ses idéologies de lois et de social

Je pense sincèrement que les enjeux de cette élection présidentielle ont très graves. C’est un moment charnière dans l’histoire de notre pays et à ce titre on se doit de surmonter ces clivages de la “veille politique” pour aborder tous ces aspects en même temps et de manière pragmatique. C’est ce que fait François Bayrou avec de plus en plus de talent. Celà me touche d’autant que cet homme transpire la sincérité et l’honneteté

Madame Royal, qui nous faire l’honneur d’intervenir sur ce site, au plus proche des gens, devrait le savoir. Je crois sincèrement qu’elle est de bonne fois elle aussi. Cependant cette bonne fois aura des limites idéologiques. Elle a un programme à tenir, concocté par les idéologues de son cher parti, ces messieurs de la vieille politique qu’elle a battu a plat de couture !

Elle ne remplace pas François Bayrou dans mon coeur pour autant

A bon entendeur
Frédéric de Toulouse

Frédéric (de Toulouse),

simplement pour préciser que l’envie d’un Small Business Act pour les petits c’est la politique de la réserve indienne.

En marchés publics, car c’est de cela qu’il s’agit, il suffit que le donneur d’ordre allotisse pour qu’il y ait égalité entre le petit et le gros.

En revanche, la question reste entière pour la sphère privée.

François

François (de chez lui),

Merci pour ta réponse. Malheureusement je n’ai absolument rien compris à ce que tu veux dire.

- Je ne vois pas ce que vient faire la réserve indienne.
- Je n’ai pas non plus focalisé mon propos sur la politique d’obtention des marchés public. A mon avis la mesure phare n’est pas celle là mais celle qui consiste à donner à chaque entreprise la possibilité de recruter 2 salariés sans charges ! Je donne un autre exemple : les restaurateurs. Ils vont être content car cette mesure sera plus rapide et facile à metre en oeuvre que la TVA à 5,5% promise par Chirac mais jamais applicable ! Les résultats seront les mêmes : l’embauche immediates de jeunes à des conditions acceptables. Notre pays n’attend que ça. Je m’etonne que personne n’ai pensé à une pareille mesure avant. C’est bien la preuve qu’il connait les problèmes des petits patrons et artisans, la “première entreprise de France” comme ils disent dans la pub !

- Merci de préciser pour le reste : sphère privée ?

OK pour les mesures en faveur des PME et surtout, TPE. Mais elles doivent se cantonner à la vie de l’entreprise, pas à son marché. Là, c’est le dorit prvié qui doit s’appliquer. Sphère privée = marchés privés, droit civil et pas code des marchés publics.

Réserve indienne: les pouvoirs publics sont tentés de jouer là-dessus en cantonnant les petites entreprises, dans l’achat public, à un % de marché.
En gros, on croit que les petites entreprises ont besoin d’aide et on ne trouve rien de mieux qu’un SBA.

Sur la TVA à 5,5% dans la restauration, pourquoi pas: restera toutefois à avoir où iront les 14 points !

François

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