blog_010605_nicolas_hulot.jpgLa prochaine parution de son livre, Pour un Pacte écologique, fait déjà du bruit dans la campagne présidentielle. Nicolas Hulot veut imposer la prise en compte des enjeux du développement durable dans le programme présidentiel des candidats. Il a pour lui une bonne notoriété et une réelle crédibilité auprès du grand public.
Sa proposition-phare, mettre en place un vice-premier ministre en charge du développement durable, apparaît très intéressante. En effet, comment s’assurer que les politiques et les projets des différents ministères prennent bien en compte le développement durable ? Il semble indispensable qu’il puisse y avoir une fonction de contrôle depuis le sommet de l’Etat. C’est nettement plus efficace que de créer un ministère chargé du développement durable, qui n’aura qu’un poids politique (et financier) dérisoire auprès des autres ministères.

Pour autant, il est frappant de constater à quel point quelques propositions claires et concrètes, portées par un personnage public renommé, peuvent avoir un retentissement considérable dans le débat politique. Ségolène Royal courtise Nicolas Hulot, Laurent Fabius lui a déjà promis le poste de vice-premier ministre, et Dominique Voynet voudrait réfléchir avec lui. Par contre, qui a lu l’austère pavé-programme des Verts ?

Fred

 
  • François

    Et dans le Figaro d’aujourd’hui, Nicolas SARKOZY reprend ses propositions sur la fiscalité écologique.
    En revanche, il n’envisage pas un vice-Premier ministre en charge du développement durable.

    François

  • http://www.rimell.com Jules Rimet

    Oui, ce qui veut dire qu’il ne veut rien changer du tout, ce qui ne m’étonne pas de sa part.
    Sarkozy est un partisan du « tout économie »

  • http://strategistes.blogspirit.com frédéric

    je ne sais pas combien de personnes ont lu le programme des verts , mais vu l’ambiance chez les vert (cf les déclarations de noel Mamére), la méthode de Nicolas Hulot va certainement etre plus efficace.

  • Manu

    Ce matin, Nicolas Hulot était l’invité du 7-9h30 sur france Inter. Hier c’était Pierre Gardonneix, le pdg d’EDF (monopole en France et monopoly ailleurs ).
    Aujourd’hui on nous parlait de protection de la biodiversité, d’économie des ressources, de déreglement climatique, de l’urgence d’investir dans les économies d’énergie et les énergies renouvelables. Hier, on nous a parlé
    du black-out sur le registre « il nous faut plus de production, de grosses unités et surtout du nucléaire ».

    Pourtant, tous les signaux indiquent pourtant que pour éviter les black-out, il serait préférable de jouer la réduction de la demande, de décentraliser les unités de productions, réduire leur puissance unitaire et surtout desservir les clients/usagers au plus près du lieu de production, d’où recours aux énergies renouvelables, seules à même de s’adapter aux différentes zones géographiques.
    A contrario, la France construit de très grosses unités de production desservant plusieurs centaines de milliers de personnes, d’où nécessité de lignes THT et d’un réseau à l’équilibre précaire.

    Tous les signaux indiquent également qu’en cas de pics de consommation,
    notre système n’est pas adapté, pas assez flexible, puisque notre production
    nucléaire fonctionne en base. Si RTE était réellement indépendant d’EDF, le
    gestionnaire du réseau français ferait tout pour lisser les pics de
    consommation qui oblige RTE à surdimensionner son réseau électrique pour
    quelques heures par an. En terme purement économique, c’est une ineptie
    totale. Une voiture sur 10 000 peut aller jusqu’à 300 km/h, donc on structure toutes les routes en fonction de cette voiture… Pour RTE, l’investissement rentable serait celui qui lui permettrait d’utiliser ses lignes avec le moins de variations possibles. Or, là c’est le contraire, RTE se félicite à chaque fois qu’un record de consommation est battu !

    Deux matins qui se suivent : deux réveils différents … D’un côté, un reporter qui joue dans la cour politique, de l’autre un technocrate d’entreprise public qui se fout de la démocratie (car seuls les experts « savent » cela est bien connu). Devinez lequel aura le plus d’impacts sur la politique énergétique française en 2007 ?

  • François

    Très très intéressant cette analyse sur les réseaux d’électricité.

    Si déjà toutes les maisons individuelles pouvaient être à la limite de l’auto suffisance énergétique (voire plus), ce serait une révolution économique et politique en France, chaque ménage devenant directement acteur de la politique énergétique et économique en France.

    Et quel gain en termes de réseaux et d’infrastructures ! Ce serait énorme !

    Aujourd’hui, le problème est qu’on veut tous agir pour la planète mais:
    - on ne sait pas (ou peu) comment,
    - la démultiplication des initiatives et actions personnelles et leur potentiel d’impact global positif n’est pas suffisamment mis en avant (c’et un peu lourdingue comme phrase mais j’espère me faire comprendre)

    François

  • david

    Je suis bien content qu’enfin on prenne en compte l’environnement dans une élection polique, hors « Verts » mis à part. Car les « Verts », je me demande si on peut les appellers comme ça, dénoncent plus qu’ils ne proposent, ce qui est certes un début mais n’abouti à rien sans idées nouvelles.
    La proposition de taxation sur l’émission de carbone de M. Hulot me parait interessante. Cette somme (considérable) d’argent doit être réinjecté dans la recherche. On maitrise les énergies fossiles certes, mais n’existe pas d’autre type d’énergies. Les énergies renouvelables peuvent formir un énorme potentiel mais ne sont pas suffisante pour contrer la demande d’énergie fossile. Pour cela, il faudrait développer la recherche et pourquoi pas créer un centre spécialisé dans ce domaine (comme le CERN l’est sur la physique atomique).

    Je ne vis plus en France actuellement mais je crois que ces élections vont être passionnante être une femme à la tête d’un parti et enfin la prise en compte de réelles mesures écologiques dans les programmes de tout parti confondu car l’environnement n’est pas une affaire des Verts mais de chacun.

    Pour information M. Hulot avait refusé un poste de ministre de l’écologie proposé par M. Chirac. Il semble qu’il veuille s’intéresser à la politique et j’espère que le parti au pouvoir lui donnera une chance de mettre ses idées à terme.

    David

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