Sarkozy, le ministre révèle le candidat


Les casquettes de Sarko

sarkozy_b.jpgAujourd’hui plus que jamais, il est bien difficile de distinguer le « Sarkozy ministre » du « Sarkozy candidat ». Que ce soit dans ses déclarations ou dans ses propositions, on a bien du mal à savoir sous quel casquette il s’exprime. En tout cas, il s’exprime suffisamment pour que l’on discerne son futur programme présidentiel et que l’on ait une idée assez précise de ce que pourrait être le « Sarkozy président ».
En cette pré-campagne, sous la pression médiatique permanente, Sarkozy se révèle chaque jour davantage au détour de certaines phrases.

Morceaux choisis de ces derniers jours :

« Et devant des choses inacceptables, la société a le devoir de sanctionner pour prévenir. Parce que la meilleure prévention, c’est la sanction. »

En Lozère : « Vous êtes une France qui respecte les services publics et il ne viendrait à personne l’idée d’aller brûler les services publics parce qu’on sait ici qu’ils sont la vie »

« Il faut aider davantage celui qui veut se lever tôt le matin […]. En revanche, il est temps qu’on explique que si quelqu’un ne veut pas s’en sortir, l’Etat ne peut rien pour lui. »

Petit caporal surexcité
Ces déclarations illustrent deux aspects de la vision que Sarkozy a de la société :

- les citoyens appartiennent avant tout à des catégories : Français / Français issus de l’immigration / étrangers en situation irrégulière ; étrangers « utiles » à la France (immigration choisie) / autres étrangers , voyous / honnêtes gens ; ruraux garants des « vraies valeurs » / urbains, etc.

- la réussite vient par le mérite : pour s’en sortir il faut le vouloir… et surtout le pouvoir ! Sarkozy parle beaucoup des « méritants », des « forts »… et les autres ?

La conséquence de tout cela, c’est ce qu’on entend dans sa bouche sur les banlieues : il faut avant tout punir pour faire respecter l’Etat de droit.

nicolas_sarkozy.jpgA mon avis, c’est une lourde erreur de considérer la question des banlieues sous cet angle prioritaire ; attitude qui vient embraser une situation déjà explosive. Sarkozy fait deux fautes graves : il ne s’interroge pas suffisamment sur les raisons de l’apparition de ces zones d’exclusion (citer l’absence d’autorité parentale est très réducteur) ; d’autre part il n’est pas à la hauteur sur cette question : là où il faudrait un médiateur « sentant » la banlieue (tel Borloo), on a un petit caporal surexcité.

Fred

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Commentaires des lecteurs

allez voir cette sympathique vidéo sur sarko :

http://www.dailymotion.com/swf/4UrTuY67yh3y31nL2

ce n’est pas très convainquant
utiliser les outils de la propagande pour dénoncer Sarko, c’est comme utiliser une pelleteuse pour faire un pâté dans le sable !

C’est digne des meilleurs clips de l’URSS des années 80 ! :-)

A mon avis c’est hyper contre-productif.

A lire au lien suivant, un exemple de la difficulté de distinguer le Sarkozy ministre du Sarkozy candidat à l’occasion d’un interview sur TF1 (PPDA qui sert la soupe, comme d’habitude)

http://sarkozyblog.free.fr/

A regarder jusqu’à la fin !

François

A regarder, ce reportage d’arrêt sur image qui revient sur la visite de Sarkozy à Argentueil, sur le désormais fameux mot racaille mais surtout, sur le rôle des média…

http://blog-ump.typepad.fr/blog/2007/01/le_vrai_vrai_sa.html