Laïcité : la fausse bonne idée de Corinne LEPAGE
Sur son site internet, Corinne LEPAGE, candidate déclarée à l’élection présidentielle, propose d’ajouter à la devis de la République « Liberté Egalié Fraternité » le mot « Laïcité » et propose toute une batterie de mesures.
Tout ceci ne sert-il pas à rien ?
La République n’est-elle pas une garantie de cette laïcité ? : notre Constitution ne dit-elle pas « Art. 1. - La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée ».
Alors j’ai envie de dire à Corinne LEPAGE, et à tous les autres candidats, que sur ce point, on n’attend pas des discours ou des nouveaux « trucs » mais de l’action : c’est à l’Etat de faire appliquer, j’ai envie de dire aveuglément, les règles de la République, et aux élus, notamment locaux, d’arrêter de se confondre en ridicules gesticulations et beaux discours creux sur les communautés, le respect, la
différence… pour justifier toute une batterie d’exceptions, de justifications dans lieux et équipements publics…qui sont une atteinte à cette égalité.
La République c’est justement ça: tous différents mais tous égaux et la laïcité participe au premier chef à cette égalité.
François





Je veux répondre à ce débat qui est engagé. L’affirmation de la laïcité dans la devise de la république a d’abord une valeur de symbole. De plus, elle a une fonction juridique. En effet, il faut donner aux tribunaux les moyens juridiques de faire prévaloir la laïcité. pour y parvenir, il faut que ce principe ait la même valeur que l’égalité ou la liberté. Que faire pour permettre à la laïcité de l’emporter dans tout le service public et je pense en particulier aux hopitaux, aux prisons, aux cantines etc…Certes, vous avez raison. Si l’Etat était ferme , peut-être pourrions nous nous passer d’une affirmation constitutionnelle renforcée. mais, c’est la même problématique que pour la loi sur le voile.Elle ne change dans son contenu quasiment. rien à la jurisprudence du Conseil d’Etat. Et, pourtant, elle a permis à tous ceux qui soutenanient la laïcité de s’appuyer sur cette loi, pour obtenir une généralisation d’un principe qui avait du mal à se faire appliquer.
J’ajoute que ce principe est parfaitement admis au niveau de la jurisprudence de la Cour Européenne des droits de l’Homme.
Donc, je persistee t je signe. Ce n’est pas un “truc” mais bien une orientation politique majeure qui rend impossible par exemple, l’usage des piscines de manière séparée pour les hommes et les femmes, la revendication de traitement séparé dans la sphère publique, etc…